CRISE À L’HÉMICYCLE LE M23 ACCUSE MACKY ET SA MAJORITE MECANIQUE

mamadou-mbodji-M23Le Mouvement des forces vives de la nation (M 23) a condamné hier, mercredi 4 novembre, les événements qui prévalent actuellement à l’Assemblée nationale. En conférence de presse, le M23 a pointé du doigt le pouvoir de Macky Sall comme étant le principal responsable de cette situation. 

Pour le Mouvement des forces vives de la Nation (M 23), le président Macky Sall et sa majorité parlementaire sont les principaux responsables de la crise qui sévit actuellement à l’Assemblée nationale.

En conférence de presse hier, mercredi 4 novembre à leur siège, Mamadou Mbodj et ses camarades ont notamment accusé le régime en place de n’avoir pas su faire montre d’un «sens du dépassement, ni se hisser à la hauteur des attentes citoyenne post 23 juin 2011».

À leur avis, «le groupe de la majorité a tout simplement perpétué l’artifice de la majorité mécanique en accordant le primat à la tradition parlementaire sur une interprétation républicaine du règlement intérieur de l’Assemblée».

Mieux, le M23 a également estimé que cette situation «calamiteuse découle de la révision tendancieuse du règlement intérieur de l’Assemblée nationale».

Pour Mamadou Mbodj la modification du règlement intérieur a dessiné en pointillés l’absence dommageable de pluralisme à l’hémicycle et a annihilé les velléités de l’opposition à s’exprimer à travers des groupes parlementaires autonomes.

Poursuivant son propos, le coordonnateur du M23 a aussi affirmé que cette crise est le résultat du «grand retard dans la mise en œuvre des réformes institutionnelles dans la gouvernance parlementaire».

«Réformes dira-t-il, qui sont susceptibles de rompre avec un mode d’élection conduisant à l’Assemblée nationale des députés qui se sentent davantage redevables à leur chef et à leur parti qu’à la nation et au peuple sénégalais à qui, ils doivent pourtant leurs mandats et salaires mirobolants».

Exprimant ses regrets face aux affrontements des derniers jours, le coordonnateur du M23 invite la majorité et l’opposition à renouer le fil du dialogue en vue d’une reprise de l’élection des membres du bureau et des commissions dans la transparence et le respect de la souveraineté des groupes parlementaires.

A défaut de ce dialogue ou d’absence de consensus, Mamadou Mbodj demande au pouvoir exécutif de procédé purement et simplement à la dissolution de l’Assemblée nationale.    

SIT-IN DEVANT L’ASSEMBLÉE NATIONALE LE 7 NOVEMBRE PROCHAIN : Le M23 dément et se démarque

Le Mouvement des forces vives de la Nation (M 23) a tenu à apporter des précisions sur le sit-in prévu devant l’Assemblée nationale le 7 novembre prochain. Prenant la parole, Ousmane Ndiaye, secrétaire général du M23 a précisé que leur mouvement n’a rien à voir avec ce rassemblement. Mieux, le secrétaire général du M23 estime qu’il n’y a pas de commission orientations et stratégies (COS) dans l’organigramme du M23 et aucune structure affiliée ne porte ce nom. Selon lui, les organisateurs de ce rassemblement ont démissionné publiquement du M23 et devaient plus utiliser le M23.             

GESTION DU COMPLEXE HÔTELIER KING FAHD : Le M23 demande à l’État de casser le contrat de Racine Sy

Lors de cette conférence de presse, le Mouvement des forces vives de la Nation (M 23) s’est également revenu sur la situation du complexe hôtelier King Fahad Palace (ex-Le Méridien Président). Et, c’est pour demander non seulement l’audit de la gestion du directeur la Société hôtelier africaine (Sha) mais aussi la rupture du contrat qui lie Mamadou Racine Sy, patron de Sha à l’État du Sénégal.

En effet, le M23 accuse l’ancien candidat malheureux à la Mairie de Podor, de «mener une politique de terreur contre ses employés». Selon eux, «la direction du King Fahad refuse d’appliquer la législation nationale qui fixe l’âge de la retraite à 60 ans, en envoyant à la retraite des pères de familles à 58 ans sans bénéfice de la pension sur la base d’une convention signée avec le patronat en 2005».

A cela selon toujours le coordonnateur du M23, Mamadou Mbodj, s’ajoute également un «vaste politique licenciement abusif lancée depuis 2012 et dont le bilan s’élève aujourd’hui à 13». Mais aussi d’après toujours le coordonnateur du M23, «le nombre élevé des démissions travailleurs (15) à cause de la pression exercée sur eux par la direction».

Pour toutes ses raisons, le M23 demande à l’Etat de rompre son contrat avec Sha et à prendre des mesures conservatoires qui préserveraient les droits des travailleurs.

Le M23, a, par ailleurs, salué la rupture à l’amiable du contrat avec la Suneor. Invitant l’État à perpétuer cette démarche avec toutes les entreprises en difficulté, le M23 se dit contre la fermeture de la Société africaine de raffinage telle que demandée par le Fmi et la Banque mondiale.     

Nando Cabral GOMIS

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