Crise à l’Ucad : Le recteur Saliou Ndiaye crache ses vérités

Après les récentes turbulences qui ont secoué l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), Saliou Ndiaye, recteur, s’est prononcé à travers une conférence de presse sur les causes profondes de ces remous.

En présence de plusieurs doyens de faculté et d’autres autorités universitaires, Saliou Ndiaye a livré ses convictions sur ces évènements, en restant toutefois évasif sur les questions relatives à l’arrestation des 22 étudiants et sur la décision suscitée par la présence des Forces de l’ordre dans l’enceinte universitaire.

«J’ai choisi cette attitude par conviction, par loyauté et par devoir. Par conviction d’abord pour me prémunir de toute forme de désinformation, au moment où toutes sortes de rumeurs circulaient sur le sens et la portée de la crise. Par loyauté parce que je suis dans un système hiérarchique qui me relie au ministre de l’Enseigne­ment supérieur et de la recherche.

Par devoir enfin car en tant qu’universitaire, j’ai vocation à m’exprimer dans des espaces académiques. Voilà les principes qui ont guidé mes attitudes et mes actions de tous les jours, en parfaite harmonie avec l’Assemblée de l’université et la hiérarchie.

En sus des instances académiques, nous avons également instauré une concertation systématique avec les chefs d’établissement, les représentants des étudiants et autres responsables de l’Ucad pour recueillir leurs points de vue, leurs suggestions et avis, pour conforter les orientations du rectorat, singulièrement sur les questions pédagogiques et académiques.

Il importe en effet de repréciser cette notion pour dissiper la confusion derrière laquelle se cachent certaines minorités mal agissantes pour justifier leurs comportements. Au-delà des principes qui fondent les valeurs académiques, les franchises universitaires, qui en représentent un des socles, sont définies par des dispositions législatives et réglementaires très précises.

Elles constituent un privilège accordé aux universités, un privilège fondé sur le sens de leurs responsabilités. Dans un environnement universitaire normé, la liberté de pensée et le culte du savoir sont des préalables qui font de l’argumentation intellectuelle et de la science les seules armes opposables à l’autre dans les échanges quelle que soit leur nature. 

Les places en Masters étant limitées, les étudiants titulaires d’une licence doivent s’inscrire dans des masters en fonction des critères d’excellence qui fondent tout processus universitaire et des places disponibles pour garantir des taux d’encadrement acceptables.

Il est inconcevable de mettre des Masters censés accueillir tout titulaire de licence sans procédures de sélection, sélection dont les modalités relèvent de la compétence exclusive des instances pédagogiques. Les bourses ont été payées aux ayants droit c’est-à-dire les étudiants régulièrement inscrits, par la Direction des bourses, y compris pour les nouveaux bacheliers et le processus se poursuit. Nous travaillons en étroite collaboration avec le Bureau des bourses pour résoudre les problèmes au quotidien.» 

  • Écrit par  Arona BASSE

abasse@lequotidien.sn

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