Crise dans le secteur de la Santé : Le Sdt/3S vers une rétention d’informations

La crise qui secoue le secteur de la Santé est loin d’être terminée. Après l’Asas/And Gueusseum qui mène, depuis de longs mois ses plans d’actions, en vain, le Syndicat des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt/3S), risque d’en rajouter une couche.

Lors de la réunion du conseil national syndical tenue ce samedi, les blouses blanches dudit syndicat n’ont pas écarté de recourir à une rétention d’informations, si l’Etat reste toujours muet en ce qui concerne leurs préoccupations. A les en croire, le gouvernement n’a fourni aucun effort par rapport au règlement de leurs problèmes.

«Nous avons constaté qu’il y a un grand dérèglement dans le système de rémunération au niveau de la Fonction publique du Sénégal. Nous ne pouvons pas comprendre qu’on ne puisse pas nous donner des indemnités de logements et qu’on ne donne à, pratiquement, plus de 80% des Agents de la Fonction publique. Au-delà de cet aspect, c’est l’Etat lui-même, qui, sur la base d’une étude a démontré que la masse salariale est en train de se développer de façon exponentielle. C’est-à-dire, on est passé de 175 milliards à presque 600 milliards F Cfa. Nous avons constaté aussi que dans notre propre secteur, on a créé des niches d’argents pour enrichir d’autres personnes en créant des agences. Or nous n’en n’avons pas besoin. Ce n’est que de la compétence et il y en a à suffisance dans notre secteur», déplore le Secrétaire général, Cheikh Seck.

Concernant les pannes de matériels et les manques récurrents de médicament, les syndicalistes ont fustigé la posture des autorités. Celles-ci, selon eux, ont la facilité déconcertante de démentir ces genres d’informations alors qu’elles sont vraies.

«Nous avons mal quand nous entendons les autorités démentir des choses que nous vivons en réalité chez nous. Si nous disons, chaque jour, ce que nous vivons dans les hôpitaux, il allait y avoir des problèmes. Il y a beaucoup de choses que nous préférons masquer mais les ruptures sont réelles, c’est la vérité. Et celui qui dit le contraire dit des contrevérités», corrige Cheikh Seck. Qui invite dans la foulée, l’Etat à se pencher sur le cas des contractuels du Ministère de la Santé. «La contractualisation ne peut pas continuer à prospérer. L’Etat n’a qu’à intégrer les contractuels parce qu’ils ne sont pas nombreux. Il faut qu’il revoie sa copie et mette en place un mode de recrutement des contractuels», martèle-t-il.

Quid de leur préavis de grève qui expire le 31 décembre ? Les blouses blanches prédisent qu’ils peuvent partir à tout moment, en grève. Tout aussi, ils se disent prêts à engager la bataille pour amener l’Etat à satisfaire leurs revendications. «Nous allons nous battre, parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives. On a la possibilité d’entamer une grève avant même que le préavis n’expire», déclare Cheikh Seck.

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