Crise du Golfe : l’Arabie saoudite et ses alliés donnent 48 heures de plus au Qatar

L’Arabie saoudite et ses alliés arabes ont donné 48 heures supplémentaires au Qatar pour répondre à leurs exigences et tenter de résoudre la vive crise diplomatique ouverte il y a un mois. L’ultimatum était fixé à dimanche soir.

L’Arabie saoudite et ses alliés jouent la montre. Sous l’impulsion du Koweït, qui fait office de médiateur dans la crise qui secoue le Golfe depuis un mois, le Qatar s’est vu offrir deux jours supplémentaires pour répondre aux exigences de ses voisins.

Le ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed ben Abderrahman al-Thani, est arrivé lundi 3 juillet au Koweït pour transmettre la réponse de l’émirat, selon la chaîne de télévision Al Jazeera.

>> À lire sur France 24 : « Qatar vs Arabie saoudite : les raisons d’une rupture diplomatique »

L’Arabie saoudite, Bahreïn, l’Égypte, le Yémen et les Émirats arabes unis, ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le petit émirat, l’accusant de soutenir le terrorisme et de se rapprocher de l’Iran chiite, grand rival régional du royaume saoudien. Ils ont ensuite formulé, le 22 juin, une liste de treize demandes assorties d’un ultimatum de dix jours, parmi lesquelles la fermeture de la chaîne de télévision Al Jazeera, la réduction des relations avec l’Iran, ainsi que la fermeture d’une base militaire turque au Qatar.

Même si répondre favorablement à ces demandes lui permettrait de mettre fin à son nouvel isolement économique et diplomatique, le Qatar a rejeté samedi ces demandes. Le chef de la diplomatie qatarie a réitéré ce week-end : les doléances de ses voisins sont irréalistes. « Cette liste d’exigences a été conçue pour être rejetée. Elle n’est pas censée être acceptée ou même négociée », a-t-il dit samedi lors d’une conférence de presse à Rome.

« Nous pensons que le monde n’est pas gouverné par ultimatum, nous pensons que le monde est gouverné par le droit international, par un ordre qui ne permet pas que les grands pays intimident les petits », a insisté Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, des propos rapportés par Al Jazeera. Le Qatar joue depuis le début de ce conflit la carte de l’apaisement et appelle à « un dialogue ouvert et honnête ».

En cas d’impasse, les adversaires du Qatar n’ont pas communiqué sur les éventuelles sanctions qu’ils entendent appliquer. Celles-ci pourraient avoir un aspect financier, et bancaire.

Avec AFP et Reuters

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*