Crise universitaire : les anciens enseignants se lèvent pour désamorcer la bombe

Face à la situation chaotique de l’université et l’absence manifeste de dialogue entre les différents acteurs, un Collectif composé edu ucad université Cheikh Anta Diopdes doyens et anciens du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) se sont levés pour arrondir les angles. Youssoupha Wade (président du Comité National du dialogue social -CNDS-), Pr Boubacar Diop, 1er Secrétaire général du SAES, ex médiateur de l’université, Pr Libasse Diop, ancien ministre, ex doyen de la Faculté des sciences et techniques (FST), ont choisit la mission de désamorcer la bombe qui plombe l’enseignement supérieur.« Cette initiative est pour réfléchir sur les problèmes qui plombent notre enseignement supérieur et éviter les dérives qui conduisent à une année blanche » résume professeur Libasse Diop. Le nerf de la guerre est sans conteste, les droits d’inscriptions fixés à 25 000, 30 000, 35 000 pour les trois premières années. Selon M. Libasse Diop, « les élèves de terminale paient 16 000 FCFA de frais d’inscription. Donc, fixer les droits d’inscription à l’université au delà de cette somme semble raisonnable ».

Tout en rappelant que les étudiants ne sont pas contre le principe d’une augmentation, mais n’acceptent pas le montant fixé, il opte pour une « solution médiane » qu’il présentera aux autorités et aux étudiants. « Si chacun campe sur sa position, l’escalade s’installera et nous irons droit vers des perturbations dont les conséquences pourraient être regrettables » s’inquiète l’ancien Doyen de la Faculté des sciences et techniques (FST). M. Diop va plus loin pour prédire que « si nous avons une année blanche dans les 30 ans avenir, l’université ne s’en relèvera plus ».

L’autre problème soulevé est lié à l’oriention des nouveaux bacheliers. Il y a de nombreux problèmes constatés qui doivent être solutionnés par des voies qu’il décline ainsi : associer les écoles et les facultés à la gestion des inscriptions ; réviser les principes des orientations et écouter les parents insatisfaits des orientations.

Par rapport à la polémique autour des modalités d’attribution des bourses, il suggère que la question soit « abordée avec souplesse et donner du temps pour la prise de conscience ». A en croire l’ancien secrétaire de la FST, le calendrier universitaire est aussi un problème très sérieux qu’il faut réorganiser, car, “il y va de la crédibilité de nos universités”.

Pour l’ex médiateur de l’université, Boubacar Diop dit Buuba, « il devrait y avoir un comité de suivi comme l’avait promis le gouvernement. Il faut une culture du dialogue et arrêter la diversion avec les communiqués. Le gouvernement doit être cohérent et arrêter les décisions unilatérales ».

 

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