DAKAR ATTIRE DE PLUS EN PLUS DE MULTINATIONALES

Créer une synergie entre les entreprises qui s’investissent dans le commerce électronique mais aussi faire connaitre le e-business, voilà les objectifs du Salon international e-business qui s’est ouvert, hier, à Dakar. Cette rencontre de deux jours a regroupé toutes les entreprises s’activant dans le commerce en ligne.
Le commerce mondial a pris une nouvelle dimension grâce au commerce digital. Cependant, le continent africain est très en retard dans ce commerce où il représente moins de 2%. C’est pour permettre à l’Afrique de résorber le gap digital que le Salon international e-business a été organisé à Dakar. L’organisateur du Salon Emmanuel Bocquet révèle qu’il voulait organiser depuis longtemps cette rencontre, puisque la sphère digitale de Dakar est très opaque. «On ne peut pas savoir qui est qui et qui fait quoi. La sphère est très dynamique puisqu’il y a de nouvelles entreprises en permanence. J’ai fait en sorte que les entreprises se rencontrent et créent une certaine synergie», affirme Emmanuel Bocquet. Il s’inquiète de l’arrivée de ce qu’il appelle le tsunami des grandes entreprises internationales. «Elles ne sont pas intéressées par la sphère digitale, mais par l’économie du Sénégal. Et elles viennent en prédateur pour aller prendre leur marge dans les transactions, que cela soit dans les hôtels, les restaurants, les taxis etc. Ce que nous souhaitons, c’est que le tissu digital du Sénégal se renforce», déclare-til.
Selon lui, les opportunités du Ecommerce sont nombreuses et l’on se rencontre que le monde est en train de se digitaliser. «Le E-commerce ce n’est pas une façon électronique de faire du commerce, c’est une façon de faire du commerce dans un monde qui est devenu électronique», soutient-il. Dans certaines régions au Sénégal, relève-t-il, on ne se rend pas compte que le monde est devenu électronique. «Les entreprises qui ne savent pas comment cela fonctionne seront en décalage digital. La principale opportunité n’est pas d’accéder à un nouveau marché, le Sénégalais n’est pas encore ultra connecté et il faut s’y préparer, car cela va aller très vite», souligne le promoteur du salon. Pour Emmanuel Bocquet, les choses vont vite dans le monde technologique.
A titre illustratif, dit-il, «les smartphones coûtaient une fortune il y a six ans, mais aujourd’hui, ils sont accessibles à tous. Tout ce qui est de l’ordre du commerce numérique va aller aussi vite. Maintenant, il est important que les personnes s’en saisissent et qu’elles ne deviennent pas victimes de ces technologies parce qu’elles ne savent pas les maîtriser», souligne-t-il. Durant le Salon, ils comptent mettre en place des outils qui permettront aux gens qui ne savent pas lire ou écrire de s’imprégner très vite des technologies.

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