DANS LA ZONE ROUGE DE LA CORRUPTION Le Sénégal améliore son rang

Le Sénégal occupe la 77ème place sur 177 pays dans l’Indice de Perception de la Corruption (Ipc) dans le monde, selon le dernier rapport de l’Ong Transparency International, publié hier mardi. Malgré cette progression de 17 places en quittant le 94ème rang Corruption dans la police sénégalaiseoccupé en 2012 avec un score de 36 points, il reste toujours dans la zone rouge avec une note de 41 points sur 100.

Le rapport 2013 de l’Ong Transparency sur l’Indice de Perception de la Corruption dans le monde, place le Sénégal à la 77ème position sur 177 pays. Le document publié hier mardi, indique une remontée de 17 marches par rapport à 2012. Le Sénégal qui occupait la 94ème avec un score de 36 points l’année dernière, a vu son compteur afficher 41 points dans le classement 2013 de l’Ong.

Une légère progression de son score de cinq points qui ne sort pas pour autant le pays de la zone rouge, c’est-à-dire au dessous du score de 50 sur 100. Au plan continental, le Sénégal occupe la 10ème place derrière l’Afrique du Sud et devant la Swaziland. Le baromètre avait identifié onze (11) institutions publiques et privées fortement touchées par la petite corruption que sont : la police, les partis politiques, le système judicaire, la fonction publique, le parlement, le système de sante et de l’éducation, les médias, le secteur privé, les communautés religieuses, les ONG, l’armée.
La traque ‘’catalyseur’’

Selon le Forum Civil, section sénégalaise de Transparency la traque des biens mal acquis menée par les autorités politiques et administratives depuis plus d’un an semble avoir boosté le rang et le score du Sénégal dans le classement de l’Indice de Perception de la Corruption 2013.

La production de résultats tangibles dans la lutte contre la corruption s’obtient, au sens du Forum civil, en croisant trois approches stratégiques que sont : l’adoption de lois appropriées de prévention et de répression de la corruption et la mise en place d’institutions efficaces; l’adoption de comportements adéquats par tous les acteurs du système d’intégrité (Parlement, Administration publique, Justice, Organes de contrôles, Secteur privé et citoyen) ; la répression dissuasive des cas de corruption avérée pour lutter contre l’impunité. Dans sa déclaration sur l’Ipc, le Forum Civil affirme que « c’est la répression dissuasive, qui a le plus contribué, à travers la traque des biens mal acquis, à faire reculer la corruption passive». «Ces résultats sont dus en partie à la volonté politique des autorités mais beaucoup plus à la forte exigence des populations en faveur de l’intégrité», renchérit l’ong.

Cependant, se basant sur l’Ipc, on constate que le Sénégal reste dans la zone rouge, en deçà de la barre de 50/100. Cette position du Sénégal montre le degré toujours élevé de la corruption dans le pays et les mesures encore inefficaces de lutte contre ce fléau. Toutefois le Forum Civil a émis certaines recommandations à l’Etat du Sénégal sur des mesures répressives contres l’enrichissement illicite, d’une part, et de l’autre sur des mesures préventives contre la corruption.

Ainsi, on peut noter entre autres, le renforcement des moyens de la Cour de Répression de l’enrichissement illicite (CREI) et de ceux de tous les acteurs qui interviennent sur ces questions; l’installation de l’OFNAC en nommant ses autres membres et en renforçant ses moyens financiers à la hauteur des ressources allouées à l’agence de la police de proximité; la création d’une commission de recouvrement des biens mal acquis qui est une décision « indispensable » pour éviter toute accusation d’instrumentalisation politique et pour plus d’efficacité dans la traque.

Pour ce qui est des mesures préventives, le Forum Civil préconise la mise en œuvre de la loi concernant le code de transparence dans la gestion des finances publiques; l’adoption par le parlement des propositions de lois de la section sénégalaise du réseau des parlementaires Africains contre la corruption (APNAC), portant sur la déclaration de patrimoine généralisée, les conflits d’intérêts, le financement des partis politiques, le code de conduite et de déontologie etc; la mise en place de pacte d’intégrité dans le secteur privé, pour ne citer que ces propositions.
L’Afrique toujours au petit trot

La position des pays africains dans le rapport de Transparency sur l’Ipc 2013 n’est pas fameuse. En effet, le vieux continent ne compte que 5 pays qui ont traversé la ligne rouge de l’indice de perception de la corruption, sur les 48 concernés par l’enquête. Ces pays « bon élèves » sont respectivement le Botswana (30ème, 64/100), le Cap Vert (41ème, 58/100), Les Seychelles (47ème, 54/100), le Rwanda (49ème, 53/100), et enfin l’Ile Maurice ferme la marche (52ème, 52/100).

Cependant, le Danemark et la Nouvelle Zélande se partagent la première place avec le même nombre de points, 91, suivis respectivement par la Finlande et la Suisse à égalité de score (3ème, 89/100) ainsi que la Norvège (5ème, 86/100) qui boucle le top cinq.

Par ailleurs, le pays qui remporte la palme de la corruption dans le monde, selon le rapport de l’Ong Transparency, c’est la Somalie avec seulement 8 points au même titre que la République communiste, la Corée du Nord.
«Le monde occidental ne coopère pas suffisamment»

«Le monde occidental qui encourage fortement le combat contre la corruption dans les pays en développement, ne coopère pas suffisamment pour assurer des résultats satisfaisants à ce niveau». C’est du moins ce qu’on peut lire dans la déclaration du Forum Civil sur l’Indice de Perception de la Corruption 2013.
S on se fie à la déclaration du Forum Civil, le faible recouvrement des avoirs du Sénégal dans la stratégie de la traque des biens mal acquis s’expliquerait aussi par le peu d’ardeur manifesté par les pays développés malgré de multiples discours et initiatives pour affaiblir et ou éliminer les paradis fiscaux.

Poussant plus loin, le Forum Civil indique que le président Macky Sall avait interpelé les dirigeants du monde, sur la nécessité d’un soutien plus vigoureux et plus efficace aux procédures de recouvrement des avoirs volés, lors de la dernière réunion du G8 à Londres. D’ailleurs, le constat global dans le monde, fait par le Forum Civil, est que les procédures normales de recouvrement, ne donnent pas une grande efficacité financière, ce qui ne veut pas dire pour autant que les dirigeants poursuivis ne sont pas responsables, précise-t-il.

Le Forum Civil invite, par ailleurs, le Président de la République et les dirigeants Africains à prendre une initiative internationale avec les pays du G20 pour identifier et lever les obstacles juridiques, institutionnels et financiers pour favoriser le rapatriement des biens volés dans les pays concernés.

Pour rappel, l’introduction des outils de mesure de la corruption par Transparency International a été initiée en 1995. Depuis lors, Transparency international publie chaque année un classement mondial à partir de l’Ipc qui donne le niveau de corruption perçu dans les différents pays concernés.
Le Sénégal améliore son rang

(Suite de la P.6) Cependant, le Danemark et la Nouvelle Zélande se partagent la première place avec le même nombre de points, 91, suivis respectivement par la Finlande et la Suisse à égalité de score (3ème, 89/100) ainsi que la Norvège (5ème, 86/100) qui boucle le top cinq. Par ailleurs, le pays qui remporte la palme de la corruption dans le monde, selon le rapport de l’Ong Transparency, c’est la Somalie avec seulement 8 points au même titre que la République communiste, la Corée du Nord.
«Le monde occidental ne coopère pas suffisamment»

«Le monde occidental qui encourage fortement le combat contre la corruption dans les pays en développement, ne coopère pas suffisamment pour assurer des résultats satisfaisants à ce niveau». C’est du moins ce qu’on peut lire dans la déclaration du Forum Civil sur l’Indice de Perception de la Corruption 2013.

S on se fie à la déclaration du Forum Civil, le faible recouvrement des avoirs du Sénégal dans la stratégie de la traque des biens mal acquis s’expliquerait aussi par le peu d’ardeur manifesté par les pays développés malgré de multiples discours et initiatives pour affaiblir et ou éliminer les paradis fiscaux. Poussant plus loin, le Forum Civil indique que le président Macky Sall avait interpelé les dirigeants du monde, sur la nécessité d’un soutien plus vigoureux et plus efficace aux procédures de recouvrement des avoirs volés, lors de la dernière réunion du G8 à Londres. D’ailleurs, le constat global dans le monde, fait par le Forum Civil, est que les procédures normales de recouvrement, ne donnent pas une grande efficacité financière, ce qui ne veut pas dire pour autant que les dirigeants poursuivis ne sont pas responsables, précise-t-il.

Le Forum Civil invite, par ailleurs, le Président de la République et les dirigeants Africains à prendre une initiative internationale avec les pays du G20 pour identifier et lever les obstacles juridiques, institutionnels et financiers pour favoriser le rapatriement des biens volés dans les pays concernés.

Pour rappel, l’introduction des outils de mesure de la corruption par Transparency International a été initiée en 1995. Depuis lors, Transparency international publie chaque année un classement mondial à partir de l’Ipc qui donne le niveau de corruption perçu dans les différents pays concernés.

 

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