De mai 2017 à fin décembre 2018, 3 670 Sénégalais rapatriés de Libye et du Niger

Le directeur régional de l’Organisation internationale pour la migration (Oim) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a profité, hier, du lancement de deux projets sur l’assistance aux migrants pour faire le bilan du nombre de Sénégalais rapatriés de Niger et de Libye. Selon Richard Danziger, de mai 2017 à fin décembre 2018, 3 670 migrants sont rentrés au bercail. L’immigration clandestine constitue toujours une problématique pour les pays africains et les organisations sous régionales. Selon Richard Danziger, directeur régional de l’Organisation internationale pour la migration (Oim) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, de mai 2017 à fin décembre 2018, 3 670 migrants clandestins ont été rapatriés au Sénégal. «L’écrasante majorité d’entre eux ont sollicité un soutien pour revenir de la Libye et du Niger après des expériences de voyages entachées souvent par des abus, des souffrances et des détentions dans les prisons», révèle-t-il. Il s’exprimait, hier, lors d’une cérémonie de lancement de deux projets de renforcement de la gouvernance inclusive de la migration au Sénégal. Des projets destinés à améliorer la synergie migration, développement, la protection et la réintégration des migrants. Ils visent, par ailleurs, à apporter protection et assistance aux migrants de retour au Sénégal et qui ont fait face à des problèmes d’abus et de maltraitance. Il leur faut, dit-il, une intégration économique, sociale parce que souvent traumatisés après plusieurs années ou de mois de souffrance dans le désert ou dans la mer. Pour Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, il s’agit de réfléchir ensemble pour trouver la meilleure formule visant à arrêter le phénomène de la migration illégale qui plonge de plus en plus de familles dans la tristesse et le deuil. Ces projets ont été mis sur pied grâce à la coopération avec l’Union européenne (Ue), l’Agence d’espagnole de coopération internationale et de développement et l’Oim. Ils sont financés par le Fonds fiduciaire de l’Ue en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et des personnes déplacées en Afrique. «C’est un financement d’un montant de 10,8 milliards de F Cfa destiné à la composante assistance au retour et à laréintégration des Sénégalais rapatriés et au financement des mécanismes de gouvernance des migrants au Sénégal. Ce, conformément aux engagements pris par les pays membres de l’Union européenne lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Malte en 2015», renseigne Me Kaba. Ce dernier révèle que le Sénégal compte près de 2 à 3 millions d’émigrés attachés au développement de leurs terroirs qui réussissent à transférer environs mille milliards de F Cfa par an. Et selon lui, le défi actuel est d’orienter cette source de financement importante vers des créneaux porteurs de richesses et d’emplois. Il fait noter aussi que la migration, si elle est bien gérée, reste et demeure un moteur pour le développement économique et social. Car, la diaspora a fini, avance-t-il, de montrer son dynamisme dans la résilience des familles et de leurs communautés d’origine par le transfert de biens et de capitaux. Irène Mingasson, ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal dira que la lutte contre la migration illégale nécessite des alliances globales. De son avis, aujourd’hui, aucun pays ne peut faire face tout seul à ce phénomène, ni d’Europe ni d’Afrique. «Depuis 2017, plus de 58 mille migrants dans de grandes situations de vulnérabilité ont bénéficié d’un appui afin qu’ils puissent rentrer dans leurs pays d’origine, dont 7 500 femmes. Au Sénégal plus de 3 600 migrants ont pu bénéficier à leur retour d’une assistance pour leur réintégration», indique-t-elle. Samba BARRY

In the Spotlight

Des épouses de Cheikh Béthio à la barre

by James Dillinger in Justice/Tribunal 0

Le ballet des témoins démarre. Deux (2) épouses de Cheikh Béthio Thioune seront à la barre de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Mbour, ce jeudi, 25 avril, au troisième jour du [...]

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*