De nouvelles révélations sur les écoutes de Nicolas Sarkozy

1365817“Le Monde” publie samedi de nouveaux éléments sur les écoutes de Nicolas Sarkozy, qui ont conduit à

sa garde à vue et à sa mise en examen pour corruption active, trafic d’influence et recel de violation

du secret professionnel.

Le 2 juillet dernier, Nicolas Sarkozy est mis en examen par les juges Patricia Simon et Claire Thépaut. Les chefs d’accusation sont importants: corruption active, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel. Le Monde a pris connaissance des éléments qui nourrissent la procédure contre Nicolas Sarkozy, soupçonné notamment d’avoir cherché à obtenir des informations sur une procédure le visant auprès du magistrat Gilbert Azibert, en échange d’un poste à Monaco. Lors de son interview sur Europe 1 et TF1, l’ancien président avait nié cette information.

Parmi les documents dont fait état Le Monde, la retranscription d’écoutes téléphoniques réalisées entre septembre 2013 et mars 2014 sur un portable enregistré au nom de Paul Bismuth. Ces écoutes montrent que Nicolas Sarkozy avaient bien l’intention d’aider le magistrat à obtenir un poste à Monaco. “Je l’aiderai (…) Moi, je le fais monter (…) Appelle-le aujourd’hui en disant que je m’en occuperai parce que moi je vais à Monaco et je verrai le prince. “, lance Nicolas Sarkozy à son avocat, Me Herzog.

Le 25 février, Nicolas Sarkozy rappelle son avocat pour le rassurer: “Gilbert, je vais essayer de voir le ministre d’Etat de Monaco pour lui dire. Tu peux lui dire”, reprend Nicolas Sarkozy, “que je vais faire la démarche auprès du ministre d’Etat demain ou après-demain”

Puis le lendemain, surprise: Nicolas Sarkozy rappelle son avocat sur sa ligne officielle pour lui signifier qu’il a changé d’avis: “Tu vas m’en vouloir, mais j’ai réfléchi depuis. J’ai eu

le ministre d’Etat qui est un type très bien, qui voulait me parler de la situation à Monaco (…)Et, je préfère te le dire, je lui ai pas parlé de Gilbert, bon.” Puis il appelle Thierry Herzog sur son portable “protégé”, pour lui redire la même chose.

D’après Le Monde, les enquêteurs “pensent avoir établi” que Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog ont appris le 25 février que la ligne secrète était aussi sur écoute et qu'”ils auraient donc adapté leur discours” et “éventuellement, leurs actes”. L’information judiciaire pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction, élargie ensuite à des faits de corruption, avait été ouverte le 26 février.

Toujours selon le quotidien, le ministre d’Etat de Monaco, Michel Roger, a confirmé aux enquêteurs que Nicolas Sarkozy l’avait appelé au téléphone le 25 février mais qu’il n’avait pas évoqué Gilbert Azibert.

Le délit de corruption peut être constitué par une simple promesse en faveur d’une personne dépositaire de l’autorité publique pour la pousser à agir en vue d’obtenir un avantage, rappelle Le Monde.

SOURCE BFMTV

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