Déclassifié : La CIA a empoisonné toute un village français avec du LSD lors d’une expérience massive de contrôle mental

La CIA a intentionnellement administré du LSD à un village français dans le cadre d’une expérience de contrôle mental très secrète, selon des documents publiés dans le cadre de la FOIA (la loi sur la liberté d’information).

Pendant des décennies, après qu’un village français ait été frappé par des hallucinations et une démence de masse en 1951, il était généralement admis que le problème venait de la farine d’une boulangerie locale qui aurait été contaminée par l’ergot, un champignon toxique présent naturellement sur le seigle et causant des hallucinations. Cependant, une découverte faite par un journaliste d’investigation faisant des recherches pour un livre sur cet incident, a révélé des preuves accablantes que la nourriture du village avait été intentionnellement contaminée par du LSD dans le cadre d’une expérience secrète de contrôle mental de la CIA.

Le 16 août 1951, de nombreux habitants de la région furent soudainement frappés d’horribles hallucinations de feu, de dragons et de serpents. Des dizaines d’entre eux furent enfermés dans des asiles et des centaines d’autres furent abandonnés à divers degrés de folie. L’incident est connu localement comme « le mystère du Pain Maudit » .

Le magazine Time écrivait à l’époque : “Parmi les sinistrés, le délire s’est répandu ; les patients tapent sur leur lit, hurlant que des fleurs rouges s’épanouissent sur leur corps, que leur tête s’est transformée en plomb fondu”.

Un postier du coin, Leon Armunier, faisait sa tournée dans la ville de Pont-Saint-Esprit quand il fut soudainement submergé par une sensation de nausées et d’hallucinations extravagantes.

“C’était terrible. J’ai eu la sensation de rétrécir, de rétrécir, et le feu et des serpents s’enroulaient autour de mes bras”, a-t-il expliqué à la BBC.

M. Armunier, aujourd’hui âgé de 87 ans, est tombé de son vélo et a été transporté à l’hôpital d’Avignon.

Il se souvient avoir été enfermé dans une camisole de force et avoir partagé une chambre avec trois adolescents qui avaient été enchaînés à leur lit pour les garder sous contrôle.

“Certains de mes amis ont essayé de sortir par la fenêtre. Ils hurlaient… criaient, et le bruit des sauts répétés sur les lits en métal… le bruit était terrible.

“Je préférerais mourir plutôt que de revivre ça”, a ajouté M. Armunier.

Selon H. P. Albarelli Jr, qui a publié un livre sur l’expérience, l’incident n’avait rien à voir avec du pain contaminé par l’ergot, mais faisait plutôt partie d’une expérience de contrôle mental très secrète menée par la CIA.

Les conclusions d’Albarelli sont fondées sur les documents de la CIA qu’il a découverts au cours de l’enquête sur l’incident intitulé :

“Re: Fichiers Pont-Saint-Esprit et F. Olson. SO Span/France Fichier Opérationnel, incluant Olson. Fichiers Intel. “Portez-les à Belin, dites-lui de les planquer.”

Le journal le Télégraphe rapporte :

M. Albarelli a découvert des documents de la CIA alors qu’il enquêtait sur le suicide suspect de Frank Olson, un biochimiste travaillant pour la SOD (Special Operations Division) qui est tombé d’une fenêtre du 13e étage deux ans après l’incident concernant le pain maudit. Une note transcrit une conversation entre un agent de la CIA et un fonctionnaire de Sandoz qui mentionne le “secret de Pont-Saint-Esprit” et explique qu’il ne s’agissait pas du tout de moisissures mais de diéthylamine, le D du LSD.

D’autres recherches ont révélé que F. Olson, selon la BBC, était Frank Olson – un scientifique qui avait mené des recherches sur le LSD pour la CIA, tandis que Belin faisait référence à David Belin, qui était directeur exécutif de la Commission Rockefeller créée par la Maison-Blanche en 1975 pour enquêter sur les abus commis dans le monde entier par la CIA.

Les dossiers Pont-Saint-Esprit et F. Olson, mentionnés dans le document, auraient permis de voir – s’ils n’avaient pas été “planqués” – que la CIA faisait des expériences sur les populations, en les traitant avec du LSD, selon Albarelli.

Selon un rapport de la BBC :

Il est bien connu que les scientifiques spécialistes de la guerre biologique, dans le monde entier, y compris certains en Grande-Bretagne, ont expérimenté le LSD au début des années 1950 – une période de conflit en Corée et de recrudescence des tensions liées à la guerre froide.

Albarelli dit avoir trouvé un rapport top secret publié en 1949 par le directeur de recherche de l’Arsenal Edgewood, où de nombreuses expériences menées par le gouvernement américain sur le LSD ont été réalisées, qui stipule que l’armée devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour lancer des “expériences de terrain” en utilisant cette drogue.

En se servant de la loi sur la liberté d’information, il a également obtenu un autre rapport de la CIA datant de 1954.

Un agent y a rapporté sa conversation avec un représentant de l’entreprise Sandoz Chemical en Suisse.

Le site de Sandoz, situé à quelques centaines de kilomètres de Pont-Saint-Esprit, était le seul lieu de production du LSD à l’époque.

L’agent rapporte qu’après plusieurs verres, le représentant de Sandoz déclara brusquement : “Le ‘secret’ de Pont-Saint-Esprit est que ce n’était pas du tout le pain… Ce n’était pas l’ergot du grain.”

Dans son livre “A Terrible Mistake : The Murder of Frank Olson and the CIA’s Secret Cold War Experiments” (Une terrible erreur : Le meurtre de Frank Olson et les secrets de la guerre froide de la CIA), Albarelli explique qu’il avait parlé aux anciens collègues de Frank Olson qui lui avaient dit que l’incident de Pont-Saint-Esprit faisait partie d’une série d’expériences de contrôle mental réalisées par la CIA.

Selon Albarelli, un mystère demeure : les autorités françaises étaient-elles conscientes de la cause réelle de l’incident ?

Que le gouvernement français le sache ou non, les personnes concernées par l’expérience CIA ont le droit de savoir ce qui s’est réellement passé et pourquoi elles ont été utilisées comme cobayes pour une expérience de cette nature – sans leur consentement.

Traduction : Sott

Source anglaise

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