DEMI-FINALES – Vainqueur des Pays-Bas (0-0, 4 t.a.b. à 2) : L’Argentine rejoint l’Allemagne en finale

L’Argentine rejoint l’Allemagne en finale de la Coupe du monde. Mercredi à Sao Paulo, après 120 minutes pauvres en occasions, l’Albiceleste s’est qualifiée aux dépens des Pays-Bas à l’issue de la séance des tirs au but (0-0, 4 t.a.b. à 2) avec deux parades de Sergio Romero.

Toutes les demi-finales ne se ressemblent pas. Au lendemain de la correction infligée par l’Allemagne au Brésil (7-1), les Pays-Bas et l’Argentine ont livré une prestation diamétralement opposée : sans charme, ni panache. D’un côté comme de l’autre, les occasions se sont comptées sur les doigts d’une main, et encore…

Le spectacle s’est concentré dans les tribunes de l’Arena Corinthians de Sao Paulo où les supporters de l’Albiceleste ont fait honneur à leur réputation. A plusieurs reprises, ils sont même allés jusqu’à chambrer le public brésilien en scandant le chiffre 7, référence à la rouste prise par la Seleção la veille.

Sinon ? Pas grand-chose à l’exception d’un coup franc de Messi bien capté par Cillessen en première période (15e), d’une reprise de volée non cadrée de Higuain en deuxième (75e) et d’un sauvetage de Mascherano devant Robben en fin de match (90e).

Entre deux équipes portées par l’idée de faire déjouer l’autre plutôt que de jouer, la rencontre s’est logiquement étirée jusqu’à la prolongation, puis jusqu’à la séance de tirs au but.

Ni la fatigue, ni les entrées successives de Agüero (81e), Palacio (81e) et Maxi Rodriguez (101e) côté argentin, ni celle de Huntelaar (96e) côté néerlandais, n’ont influé sur le résultat. Pas plus que les tentatives de Palacio (115e) et de Maxi Rodriguez (116e) en fin de prolongation. Contraints de s’en remettre à la loterie des tirs au but, les Pays-Bas n’ont pas connu la même réussite que lors de leur quart de finale face au Costa Rica (0-0, 4 t.a.b. à 3).

Parce qu’il n’y avait pas Krul dans le but, Louis van Gaal ayant déjà effectué ses trois changements ? Parce qu’il y avait surtout Romero, décisif devant Vlaar puis Sneijder. Vingt-quatre ans après sa finale perdue face à la Rfa (0-1), l’Argentine retrouvera l’Allemagne, dimanche à Rio, pour tenter de remporter son troisième Mondial.

Ni Messi, ni Robben
Un chiffre illustre la pauvreté du spectacle proposé : zéro, comme le nombre de tirs cadrés des Pays-Bas pendant le temps réglementaire. Contrariés par le bloc mis en place par Sabella et le pressing exercé par les Argentins, les Oranje n’ont jamais été en mesure d’inquiéter Sergio Romero. Il a fallu attendre une tentative de Robben à la 99e pour voir le portier numéro 2 de Monaco la saison passée effectuer son premier arrêt… Avec trois tirs cadrés sur six dans le même temps, l’Argentine n’a pas davantage brillé.

On attendait beaucoup de son duel à distance avec Messi. Pendant longtemps, on ne les quasiment pas vus, ni l’un ni l’autre. A la décharge de Robben, il n’a eu aucun ballon à exploiter. Incapables de trouver la profondeur, ses équipiers n’ont jamais pu s’appuyer sur sa pointe de vitesse. Son seul fait d’arme en première période s’est résumé à un corner obtenu en mettant Demichelis sous pression et qui a débouché sur les deux seules interventions de Romero avant le repos (32e). Après ? Il a davantage existé, mais jamais dans le registre dans lequel il excelle : quand il est lancé.

Le joueur du Bayern a notamment provoqué un bon coup franc au retour des vestiaires (49e). Il aurait même pu marquer en fin de match sans un retour désespéré de Mascherano (90e). Capable d’actions de grande classe comme lorsqu’il s’est défait de trois joueurs argentins avant d’obtenir un corner (96e), il s’est signalé durant la prolongation en étant l’auteur de la première frappe cadrée des Pays-Bas. Contrai­rement à Vlaar et Sneijder, il n’a pas failli durant la séance de tirs au but. Mais cela n’a pas suffi…

Avec francefootball

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