Depuis l’annonce du retrait Us de Syrie, les USA ont renforcé leur présence

Un énième grand convoi militaire américain a été envoyé au nord est de la Syrie sur fond d’un vote bien significatif du Congrès Us qui tend à pérenniser la présence militaire US aussi bien en Irak qu’en Syrie. Il s’agit de 150 camions, de véhicules blindés de générateurs qui arrivent depuis l’Irak voisin dans des zones du nord-est contrôlée par les FDS.  Depuis l’annonce-spectacle d’un retrait américain de Syrie, pas une semaine ne passe sans que le Pentagone n’envoie de grosses quantités d’armes et de munitions dans le nord-est où il a l’intention de créer des sites militaires permanents. 

Selon des sources turques, les véhicules ont pris la route dans la soirée du lundi 4 février vers des zones contrôlées par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. Franchissant le poste de contrôle de Simelka le long de la frontière syro-irakienne dans le Kurdistan irakien pour entrer dans la province syrienne de Hassaké, ils se sont rendus le lendemain à Kharab Ishq et Sirrin, où est situé un centre militaire logistique américain. Tout ceci laisserait penser que les États-Unis travailleraient à la création d’une base au nord est syrien en parfaite connexion avec les bases US en Irak.

De l’annonce faite par le président américain en décembre 2018 qui laissait entendre un retrait du contingent de 2.000 soldats américains de la Syrie, il ne reste donc plus rien. Pire, le président US vient d’annoncer son intention de vouloir maintenir la présence de ses troupes en Irak pour surveiller à la fois « l’Iran et tous les recoins du Moyen-Orient ». En Irak, ces propos ont pour une deuxième fois en l’espace de deux mois enflammé la scène politique, et ce au point de remettre en cause le pacte militaire et sécuritaire entre Washington et Bagdad.

Le soi disant changement de cap US, auquel ni l’Iran ni la Russie n’ont cru, a été plutôt interprété par ces derniers comme un plan B américain. Depuis que les États-Unis ont multiplié le transfert de leurs convois d’armes en Syrie, la Russie, elle aussi, en fait autant. La base aérienne de Hmeimim a ainsi été restaurée et des hangars viennent d’y être multipliés. En effet, la Russie suit minutieusement les mouvements de troupe US au nord et au nord est syrien. Deux avions de reconnaissance américains, un Boeing RC-135V et un Boeing RC-135U, ont volé 5 février le long de la côte syrienne simultanément et le même jour, selon le compte Twitter PlaneRadar, un site internet de surveillance des vols d’avions militaires.

Les deux avions, ayant décollé de la base navale de Souda Bay, en Crète, ont survolé pendant une demi-heure la côte syrienne. Leur trajectoire couvrait les eaux internationales de la Méditerranée orientale à une distance de 50 à 60 kilomètres des bases russes. Ces vols ont été effectués à près de 10.000 mètres d’altitude.

Les avions de ce type sont conçus pour déterminer à partir de longues distances les modes de fonctionnement des forces et des installations de défense aérienne ennemies, découvrir les coordonnées des systèmes de missiles antiaériens et les stations radar déployés, ainsi qu’intercepter des informations provenant des lignes de communication des États-majors et évaluer les capacités des troupes.

Ce cas n’est pas isolé. Au début du mois de janvier, un avion espion américain P-8A Poseidon a été détecté aux abords de la côte syrienne, près de l’emplacement de la base russe de Hmeimim et de la station de maintenance technique des navires russes à Tartous.

Force est de rappeler qu’après des opérations similaires menées par les escadrilles d’avions-espions US, la chasse israélienne a mené des raids en territoire syrien. C’est plus qu’une coïncidence, aux yeux d’observateurs qui assurent que la coopération militaire entre Washington et Tel-Aviv est assez solide pour permettre à l’armée israélienne de refaire son coup du mois de septembre 2018 contre la Russie.  

Dans la foulée, le journal israélien The Jerusalem Post a affirmé dans son édition de ce 6 février que les batteries de missiles S-300 syriennes déployées à Maysaf à Hama sont désormais opérationnels. « Une mise en garde lancée à Moscou au seuil d’une première rencontre Poutine-Netanyahu après le crash de l’Il-20. Les États-Unis et Israël préparent-ils un « nouveau » coup contre Poutine? 

Par Regardsurlafrique Avec Presstv

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