Des députés se révoltent contre la suppression des régions au Sénégal

Soumis à l’approbation des députés en mesure d’urgence hier, l’Acte 3 de la décentralisation est la première des réformes a être officialisée parmi celles enclenchées par le nouveau régime.assemblee-nationale(2)

En effet, le projet majeur de la nouvelle alternance a été adopté hier par les représentants du Peuple, même si la plupart d’entre eux, ceux de l’Opposition ainsi que de la Majorité, ont émis des réserves sur certains points non moins importants.

La suppression de la région a soulevé de l’encre et de la salive au point que des échanges houleux s’en sont suivis entre le ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, Oumar Youm, et le député rewmiste Mamadou Faye. Ce dernier, comme l’écrasante majorité de ses camarades, a voulu renvoyer le ministre à sa copie, car il ne voit pas la pertinence de la «suppression de la région qui est un concept universel».

Une incompréhension que le ministre a vite corrigée en soulignant qu’il ne s’agit pas en réalité d’une suppression des régions, mais plutôt des conseils régionaux qui seront remplacés dans le cadre de la nouvelle architecture administrative par les conseils départementaux. «Nous avons estimé qu’on ne pouvait pas avoir deux entités administratives qui jouent le même rôle. On ne peut pas aller vers des pôles régionaux sans supprimer les conseils régionaux. Les faits nous ont montré que les conseils régionaux reçoivent des milliards, mais ils ne sont pas capables de donner des résultats», argue-t-il.

Concernant l’exigence faite aux futurs élus locaux de maîtriser la langue de française que certains voient comme une exclusion, le ministre de souligne qu’«il faut un exécutif local, qui peut comprendre et décoder les enjeux. Donc pour être éligible, il faut savoir lire et écrire en langue officielle : le français».

Le Quotidien

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