Deux ex-agents secrets français soupçonnés de trahison

Deux anciens agents des services secrets français ont été mis en examen, ont annoncé, jeudi, des sources judiciaire et gouvernementale françaises. Ils pourraient avoir fourni des informations susceptibles de mettre en cause la sécurité de l’État.

Deux ex-agents des services secrets français ont été mis en examen pour intelligence avec une puissance étrangère, ont annoncé jeudi 24 mai dans la soirée des sources judiciaire et gouvernementale françaises, confirmant en partie des informations de presse affirmant que le pays en question est la Chine.

Ils étaient “très probablement” en service au moment des faits et pourraient avoir livré des informations susceptibles de mettre en cause la sécurité de l’État, a déclaré vendredi 25 mai la ministre des Armées, Florence Parly.

Interrogée sur CNEWS, elle a refusé de préciser quelle puissance avait recruté ces agents.

“Agissements d’une extrême gravité”

Ces deux ex-agents de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure), aujourd’hui à la retraite, et l’épouse de l’un deux sont poursuivis pour des “agissements d’une extrême gravité”, a annoncé le ministère des Armées dans un communiqué.

Ils ont été mis en examen le 22 décembre 2017 et deux d’entre eux sont depuis en détention provisoire, a indiqué une source judiciaire à l’AFP.

L’émission Quotidien de la chaîne TMC et le quotidien Le Monde, parlent eux de quatre personnes soupçonnées d’avoir été recrutées par les autorités chinoises afin d’espionner le renseignement extérieur français pour le compte de Pékin.

L’un des agents soupçonnés était en poste à Pékin, affirme Quotidien, sans donner d’éléments sur les fonctions des autres mis en cause.

“Compromission du secret de la Défense nationale”

Deux sont poursuivis pour “livraison à une puissance étrangère d’informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation” et “compromission du secret de la Défense nationale”, a précisé la source judiciaire.

“L’un d’eux a également été mis en examen du chef de provocation directe au crime de trahison”, a-t-elle ajouté.

La troisième personne – vraisemblablement l’épouse – a été mise en examen pour “recel des crimes et délits de trahison” et placée sous contrôle judiciaire, selon la même source.

Les faits reprochés “constituent un point d’attention majeur pour la DGSE comme pour tous les services de contre-espionnage français, qui font preuve d’une très grande vigilance dans la détection et l’entrave de ces menaces”, a souligné le ministère des Armées sans plus de précisions.

 France 24

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