Dévaluation du Franc CFA ! A qui profite le crime ?

amadou diallo« J’aime la vérité. Je crois que l’humanité en a besoin ; mais elle a bien plus grand besoin encore du mensonge qui la flatte, la console, lui donne des espérances infinies. Sans le mensonge, elle périrait de désespoir et d’ennui ».  Anatole France

Partout dans la Zone Euro on ne parle que de crise, mais celle-ci semble occulter la situation qui se pose dans les pays de la Zone Franc. Cependant elle suscite de nombreux remous dans les pays africains de cette zone sans toutefois provoquer de crise majeure parmi les pays-membres. Ces pays se sont ceux qui ont en commun le franc CFA, lié à la monnaie unique européenne l’Euro par une parité fixe comme ce fut le cas avec le Franc Français.

Dans les milieux « autorisés » de la Françafrique, on apprend que Nicolas Sarkozy doit en partie sa victoire présidentielle grâce à l’argent des Africains qu’il méprise et il veut, semble-t-il la dévaluation du franc CFA selon des rumeurs persistantes. Avec la nouvelle révélation sur le financement de sa campagne présidentielle par Omar Bongo dans un livre paru le jeudi 24 novembre 2011: « Le scandale des biens mal acquis », on comprend pourquoi les dossiers judiciaires sur les biens mal acquis n’aboutissent jamais en France.

C’est Mike Jocktane, ancien conseiller de feu Omar Bongo qui accuse Nicolas Sarkozy d’avoir bénéficié des mallettes et des fonds occultes de la Françafrique. Du coup, les salmigondis et les tergiversations de Robert Bourgi ressemblent étrangement au nuage de Tchernobyl qui s’était arrêté aux frontières de la France de même que les mallettes bourrées d’argent, avec l’avènement du président Sarkozy, ont été refoulées aux frontières françaises. Oui ! Tous corrompus ! Mais, au détriment de qui ? De l’Afrique, ce pauvre continent tant détesté par les responsables français et les dirigeants africains eux-mêmes !

Ainsi avec les rumeurs persistantes de dévaluation du Franc CFA, avec la complicité des dirigeants africains, ces vassaux des anciens colonisateurs, le Franc CFA sera certainement dévalué le 1er janvier 2012 pour le grand malheur de l’Afrique subsaharienne francophone et au seul bénéfice de la France. Considérant que son baromètre et/ou son arrimage se mesure à l’euro, ça veut dire que, demain le premier décembre 2012, 1 euro correspondra à 1000 francs CFA au lieu de 655,59 FCFA. C’est cet autre Alassane Ouattara, qui en 1994 comme premier ministre de la Côte d’Ivoire, avait monté la dévaluation avec son souteneur et ami Sarkozy ministre du budget et supprimé les accompagnements sociaux qui devaient atténuer la souffrance des populations locales.

Si l’information est confirmée, alors que la dévaluation du franc CFA, en 1994, a fait naître l’espoir de voir les principales filières commerciales boostées, ce fut le contraire qui s’est malheureusement produit. Et par conséquent, ce sont les populations, en premier, qui pâtiront de cet effet. La dialectique selon laquelle la parité fixe entre le franc CFA et l’Euro est avantageuse pour les États de la zone CFA, avec notamment la maîtrise de l’inflation et la stabilité macroéconomique est mensongère que ça soit en 1994 comme en 2012. Tous les économistes, après différents calculs, savent qu’une dévaluation de 20% entraine ipso facto une augmentation des prix de plus de 3%.

C’est pour cela cette possible dévaluation me paraît être un crime économique ; car si en 1994, les pays de la Zone Franc étaient dans le plein marasme économique à cause des ajustements structurels imposés par le FMI plus une baisse du Franc Français entrainant une surévaluation du Franc CFA, les données sont complètement différentes aujourd’hui. L’euro sur lequel le Franc CFA est arrimé est une monnaie forte par rapport aux devises étrangères et la croissance des économies des pays de la Zone Franc varie de 3 à 7%.

Ainsi, on peut dès lors se demander pourquoi une nouvelle dévaluation du Franc CFA et à qui profite le crime ? On peut s’en douter, cette mesure de dévaluation du Franc CFA est la conséquence de la grave crise que traverse en ce moment l’Europe et l’Euro et que seule, l’Allemagne supporte à travers la rigueur dans la gestion de son économie. C’est donc la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui, selon des sources concordantes, a demandé à son homologue français, Nicolas Sarkozy, de mettre de l’ordre dans les ex-colonies françaises de la Zone Franc avant qu’il ne soit tard.

Mais si l’on regarde bien le schéma, il ne s’agit pas, à travers cette mise en garde de Mme Merkel, de sauver les économies des pays de la zone FCFA. Il s’agit bien d’aider la France à éviter de sombrer, ce qui pourrait plomber la Zone Euro, l’Allemagne ne pouvant plus à elle seule financer les déficits de cette zone, après les déboires des économies grecques, espagnoles, portugaises etc.…Il s’agit tout simplement pour les pays de la Zone Franc de sauver la Zone Euro des errements de leurs dirigeants. N’est-ce pas le monde à l’enfer, alors même que des pays émergents comme la Chine ou l’Afrique du Sud sont venus à la rescousse de cette histoire de charrue avant les bœufs et de spéculateurs. Encore une fois de plus l’Afrique devra payer.

Mais qu’est-ce que la dévaluation du FCFA peut bien apporter à la France au plan financier et budgétaire ? Beaucoup, beaucoup trop même nous y reviendrons au cours de notre développement. Au travers de la guerre militaire qu’elle a menée ouvertement en Côte d’Ivoire pour renverser Laurent Gbagbo, la France a réussi à mettre sous silence, tous les nationalistes, « patriotistes » et autres souverainistes dont le fondement de la politique est de redonner à l’Afrique, toute sa dignité et sa respectabilité. Le mérite de Gbagbo a été de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas avec des méthodes non appropriées de refus de la volonté populaire. Je n’y reviendrai pas.

Cette nouvelle indépendance, après plus de cinquante années de relations économiques avec la France et l’Europe devrait lui permettre de diversifier ses relations commerciales et politiques avec le reste du monde et non plus seulement avec l’ancienne puissance coloniale. Le cas de la Côte d’Ivoire est édifiant à cet égard. Aujourd’hui, tout semble dire que les accords de 1961, lendemain des indépendances, ont été réveillés. Les sociétés françaises ont récupéré tous les marchés. Bouygues est présent partout et il ne serait pas surprenant que, pour acheter désormais sur le marché mondial, l’Etat de Côte d’Ivoire passe forcément par l’Etat français par le billet de la Zone Franc.

En d’autres termes, c’est en France que nous allons désormais acheter tout. Et comme tout cela se fait en devise c’est-à-dire l’Euro, nous allons dépenser beaucoup de CFA pour obtenir peu de produits. Ce qui arrangerait vraiment la France si l’on tient compte de l’ensemble des pays de la Zone CFA qui vont acheter sur le marché français ou qui vont être obligés de faire transiter leurs marchandises par les ports et aéroports français. Si l’on ajoute à cela l’exploitation honteuse de nos ressources à laquelle se livre en toute impunité la France, on peut dire que le pari est gagné pour Paris de trouver les milliards d’euro qu’elle cherche partout pour combler son déficit. De l’avis d’un expert, les pays africains vont contribuer, avec cette mesure, pour 40% de leurs avoirs, au colmatage du déficit français.

Comme en janvier 1994, lors de la première dévaluation, les pays africains qui font la manche recevront encore beaucoup d’argent des pays européens. Puisqu’il leur suffit de dégager 1 million d’euro pour que cela se transforme en 1milliard de FCFA. Parions que les hagiographes des différents palais présidentiels chanteront à l’unisson la fameuse chanson qui ne leur réussit pourtant pas : «Pluie de milliards !!!». Oubliant que cet argent est à rembourser non seulement avec des intérêts mais en devise. Conséquence, la dette des pays africains toujours sous la coupole de Paris va s’accroître de façon vertigineuse. Sacrifiant ainsi les futures générations africaines qui, une fois aux affaires, passeront la majeure partie de leur temps à rembourser des dettes. Ainsi le tour est joué et au comble du désespoir l’Afrique de la Zone Franc tombe dans le piège de la dévaluation.

Il se trouve qu’à elle seule, la Côte d’Ivoire conforte en permanence l’état excédentaire des comptes d’opération des pays de l’UEMOA ouverts auprès du Trésor français, condition de base de la garantie de la France au franc CFA. Ce pays a une capacité de plus de 40% sur la manne financière de la zone Franc CFA. Ce pays, tout seul, semble garantir les autres membres de la Zone Franc. La guerre est passée par là et cette capacité de financements est remise en cause et la France ne voudra jamais se substituer, même si il n’y avait pas la pression allemande.

Toutes choses qui font dire que la stabilité économique de la Côte d’Ivoire est nécessaire à la bonne santé financière de l’UEMOA, mais aussi de toute la Zone Franc qui, en réalité, n’intéresse la France que lorsqu’elle est excédentaire pour spéculer sur les avoirs des pays de la Zone Franc. Si dévaluation a lieu le premier janvier 2012, les pays membres de la Zone CFA n’ont pas fini de souffrir. Cette fois, ils vont boire le noir jusqu’à la lie. Si rien ne vient entre temps changer la donne, dès le 1er janvier 2012, c’est-à-dire dans quelque jours, le FCFA sera dévalué de nouveau. La parité fixe qui jusque-là était de 1 euro pour 655,59 FCFA, passera à 1 euro pour 1000FCFA.

Selon un diplomate européen, c’est pour apporter cette information aux chefs d’Etat de l’Uemoa qu’Alassane Dramane Ouattara a fait le tour de la sous-région en novembre 2011. Il a été mandaté, selon le diplomate, par le président français Nicolas Sarkozy. « En Afrique centrale, c’est à Denis Sassou Nguesso que la mission a été confiée d’informer ses homologues de la CEMAC mais aussi des Comores », ajoute toujours le diplomate qui semble être bien informé. D’ailleurs, il assure que Sarkozy, compte tenu des problèmes que le Président sénégalais rencontre actuellement et surtout à cause de sa grande susceptibilité, a tenu à parler personnellement à Abdoulaye Wade, lequel devrait informer son petit voisin Bissau-guinéen.

Depuis qu’Ouattara est parvenu au pouvoir, les prix des produits alimentaires de première nécessité ne font qu’augmenter à la vitesse exponentielle d’ailleurs pour tous les pays de la Zone Franc. A partir du 1er janvier 2012, ça va être plus grave pour tous ces pays, comme je l’ai déjà dit cela entraînerait une augmentation des prix de de 3 à 4%.

La dévaluation ne peut  être rentable que si les pays de la Zone CFA exportent beaucoup et beaucoup. Mais comme tout le monde le sait, tous les pays de l’espace francophone importent presque tout : produits manufacturés, riz, bois, poisson, denrées de première nécessité etc. Compte tenu de leur croissance, de l’accroissement de leurs populations ils ont besoin d’importer d’avantage de produits, et à partir du mois de janvier 2012 si les dirigeants africains de la Zone ne font rien, ça sera 1000 FCFA pour un euro.

Au moment de servir le marché intérieur, les commerçants revendeurs devront tenir compte de cette nouvelle parité fixe. Les prix vont donc gonfler et les populations devront s’arracher la peau pour arriver à financer un seul repas quotidien! Le prix du carburant va suivre la flèche dans le sens vertical, le transport n’en parlons pas pour les pauvres sénégalais de la banlieue qui doivent chaque matin remplir les rues de Dakar à la recherche du repas quotidien. Et on n’y pourra rien. Malheur aux pauvres populations africaines victimes de spéculateurs et de l’incompétence de leurs dirigeants.

Ceci est la conséquence des économies extraverties du Continent africain. La plupart des pays du continent n’ont pas encore réussi à tirer un avantage significatif des débouchés commerciaux découlant de l’expansion des marchés et des régimes préférentiels. Ne pas pouvoir transformer sa propre production en produit manufacturier implique l’importation plus que l’exportation et par conséquent, l’Afrique est obligée d’acheter les produits de l’extérieur. Avec une dévaluation, les milliards de francs CFA qui viendront en Europe, permettront à la Zone Euro, très chahutée en ce moment, de pouvoir s’en sortir.

C’est pour ces faits qu’il faut préciser ou repréciser que, les pays africains ne sont pas indépendants, nonobstant bien évidemment certaines tentatives de dirigeants, qui, par peur de perdre leur pouvoir se découvrent comme par enchantement panafricanistes, qui, pour contenter sa population annoncent qu’il faut battre sa propre monnaie. Autant d’exemples ridicules sans véritable volonté politique qui ne sont que des effets d’annonce sans réelle signification. Il apparait aujourd’hui, plus que toujours le salut de l’Afrique est de battre une monnaie commune entre les pays de la Zone Franc après une harmonisation des politiques économiques.

Ainsi donc, pour éviter le naufrage de la France, il faut organiser celui de l’Afrique ? Alors que les Africains ne sont pas à l’origine de la chute probable de la France avec notamment la perte annoncée de son « triple A » résultant de la mauvaise gestion de ses autorités, ce sont les plus faibles, en l’occurrence les Africains, qui doivent trinquer et venir à la rescousse. Ce constat amer fait qu’il est plus que jamais urgent pour les pays africains sous le joug français, de s’unir et de quitter la Zone CFA. C’est une évidence sinon une urgence. Le mensonge a une fin pour laisser place à la vérité.

Les Failles du système.

Comment expliquer la non-interchangeabilité du franc CFA de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale « Cemac » et celui de l’Union économique et monétaire ouest-africaine « UEMOA » ? Or, d’un pays à l’autre, l’euro circule, à part en Angleterre qui a conservé sa Livre sterling « £ ». Autrement dit : il est impossible de partir d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, à Yaoundé, au Cameroun, avec ses francs CFA émis par la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest « BCEAO ». Quelle incongruité.

« Quand l’euro baisse, c’est bon pour la Zone franc, surtout pour les exportations, estime Jean-Michel Severino, le directeur général sortant de l’Agence française de développement (AFD). Les pays-membres ont intérêt à rester rattachés à la zone euro tant que cette monnaie est  faible, souligne-t-il, car ils ont des échanges extrêmement importants en dollars et en euros ».

Et de préciser à l’agence MFI que le groupe CFA a une particularité que n’a pas la zone euro : la part des échanges dans le PIB est beaucoup plus importante, d’autant plus que d’une manière générale les pays africains ont tendance à importer en euros et à exporter en dollars.

Des « gens souhaitent que le CFA flotte librement ».

Jean-Michel Severino n’est toutefois pas contre un assouplissement des taux de change « pour donner des possibilités d’adaptation et de fluctuation beaucoup plus rapprochées que les dévaluations ou réévaluations qui doivent régulièrement se faire ». Et d’ajouter : « actuellement, le CFA fluctue contre toutes les monnaies du monde sauf l’euro… Il y aurait un sens, au moins pour une période intermédiaire assez longue, à avoir une monnaie dont la parité est fixée contre un panier de monnaies, ce qui permettrait d’amortir les chocs ». Il admet que des « gens souhaitent que le CFA flotte librement »… mais que le sujet n’est pas véritablement à l’ordre du jour.

Les ministres des Finances des pays de la Zone franc, qui se réunissent deux fois par an, alternativement en France et en Afrique, n’ont pas pu tenir leur dernière réunion, prévue au Tchad… annulée en raison des cendres émises dans l’atmosphère par le volcan islandais qui a bloqué le trafic aérien. Pour mémoire,  la Zone franc regroupe 14 pays d’Afrique sub-saharienne, les Comores et la France. Les francs CFA et comorien ont été ancrés au franc français avant de l’être auprès de l’euro. Les banques centrales des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale ainsi que des Comores, membres de la Zone, disposent de comptes d’opérations garantis par le Trésor français.

Des réserves estimées à 5 000 milliards de francs CFA.

Des dirigeants et analystes africains ont périodiquement critiqué la dévaluation du CFA dans les années 1990 – qui a toutefois permis de juguler l’inflation -, et ont mis en cause le fonctionnement même de la Zone franc. La coopération monétaire entre la France et les pays africains de la Zone franc est régie par quatre principes fondamentaux : garantie de convertibilité illimitée du Trésor français ; fixité des parités ; libre « transférabilité » et centralisation des réserves de change. En contrepartie de cette garantie, les trois banques centrales sont tenues de déposer une partie de leurs réserves de change auprès du Trésor français sur leurs comptes d’opérations.

Ainsi, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a récemment posé le problème de la garantie par la France du CFA, en particulier la gestion par le Trésor français des avoirs en devises étrangères des pays de la Zone franc. Il s’est dit préoccupé par le fait que des réserves estimées à 5 000 milliards de francs CFA se trouvent dans les places boursières internationales alors que les pays-membres peinent à trouver des financements. Ce même Abdoulaye avait considéré le FCFA comme une monnaie de singe, et depuis qu’il est au pouvoir il n’a mené aucune démarche dans le sens de l’indépendance financière des pays de la Zone.

« C’est aux États concernés de prendre leurs responsabilités ».

Réagissant à ces critiques, l’ancienne ministre française de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, a répliqué que la France permet au franc CFA d’avoir une convertibilité, et surtout une stabilité. Dans une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique, elle a ainsi estimé qu’il appartient aux pays de la Zone franc de prendre leurs responsabilités pour renoncer à la garantie de leur monnaie par le Trésor français : « Ce n’est pas à la France de déterminer si le système actuel est approprié ou non. S’il faut en sortir ou pas. Cette époque est révolue. C’est aux États concernés de prendre leurs responsabilités ».

Et pour Jean Michel Severino : « On est encore à des kilomètres avant de parler d’un décrochage, malgré les déclarations et les critiques. (…) D’autant plus qu’il est très difficile de se mettre d’accord à 14 ».

Certains analystes sont aussi favorables à des taux de change différents entre la zone d’Afrique centrale, riche en pétrole, qui se porte relativement bien, et celle d’Afrique de l’Ouest, plus fragile. Des pays de l’Afrique de l’Ouest, censés être des moteurs de la Zone franc, par leur dynamisme économique, ont connu des difficultés politiques et la mauvaise gouvernance financière, qui font que l’environnement monétaire s’est considérablement dégradé.

Le passage à une monnaie africaine ne peut donc se faire sans l’assainissement des économies de la zone monétaire, soulignent des experts partisans d’une monnaie africaine qui reposerait sur les matières premières dont regorge le continent.

Cinq pays de l’Afrique de l’Ouest non membres de la Zone franc, le Nigeria, le Ghana, la Sierra Leone, la Gambie et la Guinée, ont annoncé leur intention de créer une monnaie commune, l’Eco. Mais sa mise en circulation prévue à l’origine en 2009 a été reportée à 2015.

L’Eco entre dans le cadre du projet de création d’une monnaie unique commune aux 15 pays-membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ce projet est toutefois jugé irréalisable par certains experts internationaux qui ne voient pas comment les pays de la Zone franc, même membres de la CEDEAO, pourraient avoir deux monnaies ; d’où l’obligation pour les pays de la Zone Franc de créer une monnaie commune aux deux zones.

Cependant, à trop vouloir nier la réalité, elle finit par se venger.

Amadou DIALLO

http://diallobeducation.blog4ever.com

In the Spotlight

Pourquoi Ouattara laisse planer le doute sur un nouveau mandat en 2020

by Seutou Lat Dior in A LA UNE 0

Par  jeuneafrique.com En évoquant désormais l’éventualité d’un troisième mandat en 2020, Alassane Ouattara a surpris plus d’un observateur. Dans cette tribune, André Silver Konan décrypte la stratégie inattendue du chef de l’Etat ivoirien, qui espère [...]

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*