Diffamation: l’immunité parlementaire de Marine Le Pen levée

Le Parlement européen a levé aujourd’hui l’immunité de l’eurodéputée Marine Le Pen, à la demande de la justice française, pour une affaire de diffamation à l’encontre du maire (LR) de Nice Christian Estrosi.

Les élus européens ont estimé n’avoir aucune raison de soupçonner que cette procédure judiciaire française soit motivée par une « intention de nuire à l’activité parlementaire ou politique de Marine Le Pen » et ont donc approuvé à mains levées la levée de son immunité.

Dans cette affaire, M. Estrosi reproche à Mme Le Pen de l’avoir accusé, en mai 2015 sur iTELE/Europe 1, de financer l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), par le biais d’un loyer très modéré pour une mosquée.

A une question du journaliste, « Estrosi, complice des jihadistes? », Mme Le Pen avait répondu: « Lorsque l’on aide le fondamentalisme islamiste à s’installer, à diffuser, à recruter (…) quelque part, moralement, oui, on est un peu complice ».

« On va enfin pouvoir faire le procès de tous ces élus qui frayent avec les organisations fondamentalistes islamistes! », a déclaré sur Twitter Marine Le Pen, mardi, après l’annonce que son cas serait soumis à la réunion en plénière du Parlement cette semaine.

 Cette procédure n’a rien à voir avec une autre demande de levée de l’immunité parlementaire de Mme Le Pen, également transmise au Parlement européen par la justice française, mais concernant cette fois l’enquête sur le caractère potentiellement fictif des emplois de certains assistants parlementaires du FN. Cette demande est en cours d’étude selon la procédure habituelle.
 

Mme Le Pen n’a pas assisté jeudi au vote la concernant: elle mène campagne pour le deuxième tour des élections législatives. Si elle était élue à l’Assemblée nationale, la présidente du FN devrait quitter le Parlement européen, où elle siège depuis 2004.

lefigaro

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