DIRECT Alain Juppé : «Une fois pour toutes, je ne serai pas candidat à la présidence de la République»

Par LIBERATION, Photo AFP (mis à jour le )

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Depuis mercredi et l’annonce du maintien de sa candidature, malgré sa convocation devant les juges en vue d’une mise en examen, François Fillon est lâché de toutes parts par de nombreuses personnalités de la droite et du centre.

L’essentiel

Empêtré depuis plusieurs semaines dans l’affaire des emplois supposés fictifs de son épouse, François Fillon, convoqué «le 15 mars par les juges d’instruction afin d’être mis en examen», a annoncé mercredi qu’il maintenait sa candidature à la présidentielle.

Depuis, les défections se multiplient dans son camp plus de 300 élus de la droite et du centre à ce jour.

Dimanche, après avoir réuni plusieurs milliers de manifestants au Trocadéro, François Fillon est venu s’expliquer au JT de 20 heures sur France 2, réaffirmant qu’il ne retirerait pas sa candidature.

Alain Juppé.

«Les Français veulent un renouvellement. Je ne l’incarne pas», a déclaré Alain Juppé pour expliquer sa décision. «Je ne veux pas livrer mon honneur et la paix de ma famille en pâture […] Je le répète pour moi il est trop tard, mais il n’est pas trop tard pour la France , il n’est jamais trop tard pour la France», a-t-il ajouté.

Alain Juppé : «Je ne serai pas candidat à la présidence de la République»

Déclaration.

Evoquant l’impasse dans laquelle se trouvait Fillon, Alain Juppé a expliqué : «J’ai reçu de très nombreux appels qui m’ont fait hésiter». «Une partie du centre nous a quittés. Le noyau des militants LR s’est radicalisé», a-t-il diagnostiqué.

«Je ne suis pas en mesure aujourd’hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur», a-t-il cependant assuré, expliquant qu’il n’avait pas l’intention de s’engager dans des tractations partisanes. «C’est pourquoi je confirme, une bonne fois pour toutes, que je ne serai pas candidat à la présidence de la République», conclut-il.

Alain Juppé.

«Jamais sous la Ve République les élection présidentielles ne se sont présentées dans des conditions aussi confuses», a déclaré Alain Juppé lors de sa conférence de presse. Il a pointé le risque FN et expliqué qu’Emmanuel Macron s’inscrivait dans la ligne du quinquennat, avant de conclure : «Nous, la droite et le centre, quel gâchis !»

Malgré son meeting, Fillon ciblé par son propre parti

Zapping.

François Fillon est plus que jamais dans la tourmente. Son meeting hier au Trocadéro et son intervention au journal de 20 Heures de France 2 n’y changent rien. Ce matin, plusieurs membres du parti Les Républicains ont insisté sur la nécessité de discuter avec Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Certains sont même allés jusqu’à affirmer, à l’instar de Christian Estrosi, que «François Fillon ne peut pas gagner» cette élection

Solère : «Les fuyards, ce sont nos électeurs»

Entendu à la radio.

L’organisateur de la primaire de la droite et ex-porte-parole de François Fillon a répondu aux accusations du candidat Les Républicains (LR), qui a qualifié ceux qui lui tournent le dos de «fuyards». Invité ce matin sur RTL, il estime que «ceux qui sont fuyards, ce sont nos électeurs, qui pour une grande partie d’entre eux sont en train de quitter la droite et le centre parce qu’ils ne se reconnaissent plus dans le candidat qui a gagné la primaire.»

Le député LR a également appelé François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy à se rencontrer afin d’inciter Alain Juppé à prendre la place de l’actuel candidat.

Fillon.

Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, «croit, plus que jamais», en la capacité de François Fillon de faire gagner la droite à l’élection présidentielle, appelant «à l’unité et au rassemblement».

Fillon.

Laurence Parisot, ex-présidente du Medef, a estimé ce matin sur Europe 1 qu’«Alain Juppé est aujourd’hui celui qui certainement pourrait le plus facilement (…) rassembler cette famille de la droite et du centre qui est en train de se fracturer (…). Si Juppé n’y va pas, on sera face à une irresponsabilité historique de l’ensemble des dirigeants de la droite et du centre.»

L’ex-directeur de campagne de Fillon s’explique sur sa démission

Entendu à la radio.

«J’ai dit à François Fillon mercredi dernier que les choses allaient être très difficiles.» Invité de la matinale d’Europe 1, Patrick Stefanini, ex-directeur de campagne du candidat Les Républicains, revient sur sa démission, annoncée vendredi. «Quand vous êtes directeur de campagne, vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir des doutes.»

Pop corn.

Quelques minutes après le JT de France 2, Alain Juppé annonce via Twitter qu’il fera une déclaration à la presse demain matin, 10h30, à Bordeaux.

Le «suicide» de Penelope Fillon évoqué à la télé, une invention de son mari ?

Victimaire.

Jouant la carte victimaire, François Fillon a évoqué sur France 2 les rumeurs du suicide de sa femme qui auraient été colportées, mercredi, sur «des chaînes de télévisions». Du Monde à Arrêt sur Images, de nombreux journalistes sont très sceptiques quant à cette affirmation, tout comme du côté de Libé… [mise à jour : Hugo Clément, journaliste à Quotidien, confirme que l’affirmation de Fillon a tout du fait alternatif digne de la team Trump] Une piste évoquée par un confrère du Gorafi : «François Fillon a dû mal comprendre : les médias ont parlé du suicide de sa campagne, pas de sa compagne».

Enfermement.

«Il n’y a pas d’enfermement», assure Fillon interrogé sur son attitude et sur le feuilleton judiciaire à venir voué à parasiter sa campagne. A ses yeux, sa légitimité «reste très forte». Le candidat de la droite continue de citer les chiffres de son rassemblement au Trocadéro comme la preuve d’un hypothétique soutien massif de ses électeurs. Notons qu’il a prononcé à plusieurs fois l’expression «je ne suis pas autiste» pour se défendre, que d’aucuns jugent d’un goût douteux en terme de comparaison.

Hold up.

Confronté à ces anciennes déclarations sur l’incompatibilité entre candidature et mise en examen, Fillon déclare : «je ne renie pas les propos tenus. Mais je suis innocent, je n’ai rien à me reprocher sur le plan légal […]. Mais c’est le calendrier judiciaire qu’on m’impose qui est un véritable hold up démocratique !». «Si j’avais été mis en examen il y a deux mois, je n’aurais pas été candidat à l’élection présidentielle», a-t-il ajouté.

Entêté.

«Personne n’a le pouvoir de m’empêcher d’être candidat», dit en substance Fillon. «La réponse est non», a-t-il répondu à la question «allez-vous retirer votre candidature». Pas de retrait prévu pour l’heure, à la veille d’une réunion du bureau politique du parti LR.

Esquive.

Sur France 2, Fillon esquive la question «pensez-vous que vous auriez remporté la primaire si les Français avaient été au courant de cette affaire avant le scrutin ?», et préfère rappeler le soutien qu’il a reçu aujourd’hui au Trocadéro, tout en agitant le spectre de Marine Le Pen.

Timing.

A quelques minutes de l’intervention de François Fillon au JT de France 2, Christian Estrosi a fait savoir à l’AFP qu’il compte, aux côtés de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, rencontrer le candidat de la droite ce lundi pour le convaincre d’une «sortie respectueuse». «Nous voulons être tous les trois des facteurs de cohésion. François Fillon défend un vrai projet d’alternance pour la France, mais il ne peut plus le porter lui-même» a déclaré le président LR de la région Paca, pour qui la rencontre avec M. Fillon doit avant tout permettre de «le faire sortir de manière respectueuse».

Un sondage donne Fillon éliminé du premier tour, talonné par Hamon

Le chemin.

Oh le sondage du Figaro (ainsi que RTL et LCI) qui tombe à pic… Mis en ligne ce dimanche peu après 18h, ce sondage Kantar Sofres OnePoint indique que Fillon ne recueille plus que 17 % d’intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle, à seulement un point de Benoît Hamon. Fillon est devancé de 8 points par Emmanuel Macron (25 % des intentions de vote) et de 9 points par Marine Le Pen (26 %). Dans l’hypothèse Juppé, le maire de Bordeaux serait selon le sondage qualifié pour un second tour face à Le Pen.

«La perspective d’une élimination au premier tour du candidat unique de la droite et du centre devient donc très sérieuse, même en prenant en compte les marges d’erreur», écrit le Figaro, aussitôt repris par Yves Jégo. Le député et 1er Vice-Président de l’UDI estime que le sondage «doit nous inciter à trouver le chemin pour nous donner toutes les chances de gagner». Comprendre, à «débrancher» Fillon dès que possible. Dans le camp Fillon, on relativise : «la séquence d’aujourd’hui va changer la donne» a lâché Eric Ciotti sur LCI.

Le compteur.

Le compteur Libé des élus de droite lâcheurs de Fillon vient d’être mis à jour, et on se rapproche dangereusement du cap des 300 – pour être précis, 285 à 18 heures.

Parmi ses concurrents, Fillon n’a cité nommément que Macron

Verbatim.

Pour les amateurs, sachez que la retranscription intégrale du discours de François Fillon est disponible sur son site de campagne. Pratique pour livrer quelques statistiques pas forcément utiles : le discours fait un peu plus de 3140 mots. Parmi les autres candidats à la présidentielle, on remarque ainsi que seul le nom de Macron -présenté comme le successeur de François Hollande- y est cité.

D’autres comme Benoît Hamon et Marine Le Pen ne le sont que de manière indirecte, lorsqu’il évoque ses concurrents «indifférents à toutes les réalités économiques, ignorant tous les défis du monde, [qui] n’hésitent pas à promettre les 32 heures, le retour du franc, l’augmentation des dépenses publiques».

Justice.

On n’avait pas relevé ce passage du discours de Fillon, alors mieux vaut tard : «Je me suis souvent raffermi en me disant que le jour où je serai reconnu comme innocent par une justice dont je ne désespère pas, quelles qu’aient été mes réserves sur ses premiers actes, mes accusateurs trop rapides auraient honte à leur tour. Le problème, c’est que ce jour-là, il sera trop tard. L’élection aura été faussée». Un registre de langage assez éloigné de la justice «à charge» et de «l’assassinat politique».

Retailleau.

Sur BFM, Bruno Retailleau parle d’une «formidable réussite» pour évoquer le rassemblement au Trocadéro, et souligne «la légitimité» de son candidat Fillon, tout en refusant de commenter les initiatives d’autres élus de droite (dont Estrosi) pour imposer un plan B («Tout cela est dérisoire»). Niveau chiffres, il a dénombré «entre 250 et 300 000 Français» présents sur place, arrachant plusieurs sourires à des connaisseurs.

République.

Pendant que Fillon tentait de remobiliser ses troupes au Trocadéro, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées place de la République, casseroles en main, «pour le respect du peuple, de la justice et de la presse» et contre la corruption.

Triste.

«Triste fin de campagne» : ce constat lapidaire face à la messe du Trocadéro est signé Dominique Bussereau, ex-ministre, député LR et président l’Assemblée des Départements de France qui a déserté Fillon cette semaine. Cinq minutes plus tard, il a précisé : «J’aurais dû écrire, malgré mon respect amical pour François Fillon: pénible fin de campagne». Faut pas chipoter.

Fluently.

Ce n’est pas la partie de l’entretien de Penelope Fillon au JDD qui a été la plus commentée, mais elle a tout de même interpellé notre collaborateur Vincent Glad. L’épouse et présumée ex-attaché du candidat de la droite a en effet déclaré sans ciller à l’hebdomadaire que «parler français au téléphone, c’est difficile pour [elle]». Et dire que des mauvaises langues sont encore là pour médire sur ses compétences de collaboratrice parlementaire.

Girouette.

Il y en a une que le discours de Fillon a convaincu : Christine Boutin. Sur Twitter, elle écrit : «Les choses sont claires ! Francois Fillon continue! aucune surprise: c’est son caractère et c’est la seule solution à 40 jours de l’élection». Rappelons qu’il y a pile quatre jours, elle déclarait : «comme ancien ministre, je demande François Fillon au nom de la parole donnée de retirer sa candidature».

Drapeau.

Penelope Fillon est montée sur scène aux côtés de son mari et a agité un drapeau français à ses côtés. Dans un entretien au JDD, l’ex-attachée parlementaire présumée de François Fillon lui a demandé de «continuer jusqu’au bout».

«Laisserez vous les passions du moments l’emporter sur les nécessités nationales ?»

Fin.

François Fillon a donc livré un discours de campagne, comme il l’a fait avant-hier, hier et comme il le fera -peut-être- demain. Il s’est adressé aux hommes et femmes politiques de son camp : «Il vous revient de faire votre examen de conscience. Laisserez vous les passions du moment l’emporter sur les nécessités nationales ? (…) Vous laisserez-vous dicter par l’écume des choses ce choix décisif qu’une part de notre peuple a remis entre vos mains, le désir profond d’un renouveau, d’une fierté nationale enfin retrouvée ?» La pluie a cessé, le soleil est revenu, la Marseillaise a démarré.

Slogan.

«Fillon, tiens bon, la France a besoin d’toi !» scande la foule, qui «ne doit pas céder à l’inquiétude ni à la colère» selon le candidat.

Entre les gouttes.

Après une accalmie, une pluie forte s’abat désormais sur le Trocadéro, tandis que Fillon a raillé les déserteurs de son camp et joué la carte de la victimisation, tout en rappelant à qui veut l’entendre son «honnêteté».

Hollande.

François Fillon fait actuellement le procès du quinquennat Hollande, l’occasion de se pencher sur l’origine de l’expression «tirer sur l’ambulance».

Fillon doit s’interroger «sur ceux qui doutent et qui fuient le navire»

Discours.

«On m’attaque de toute part. Et je dois en conscience vous écouter. Je dois écouter cette foule immense qui me pousse vers l’avant. Mais je dois aussi m’interroger sur ceux qui doutent et qui fuient le navire [huées de la foule]. Leur responsabilité est immense, la mienne aussi», a déclaré François Fillon.

Fillon.

Le discours de Fillon a débuté. Notons qu’une fois de plus, les chaînes d’info en continu diffusent des images fournies par le candidat. Fillon s’est excusé «de devoir défendre son honneur et celui de [son] épouse alors que l’essentiel est de devoir défendre notre pays». Par ailleurs, parmi les multiples images pour décrire ses soutiens réunis, il a notamment évoqué «la France des châteaux».

Grand angle.

Le compte officiel de la campagne de François Fillon partage sur Twitter une image panoramique montrant les «milliers de cœurs vaillants» présents sur la place du Trocadéro.

Pendant ce temps.

Alors que François Fillon devrait prendre la parole au Trocadéro dans moins d’une dizaine de minutes, pendant ce temps, Gérald Darmanin, le président des Républicains du Nord et maire de Tourcoing qui a lâché Fillon, s’amuse comme un petit fou dans sa mairie avec des espèces de géants qui dansent.

Balade.

Claude Goasguen, député-maire LR du 16e arrondissement (où se déroule le rassemblement pro-Fillon), accompagne visiblement ses administrés au Trocadéro le temps d’un balade dominicale militante.

Désintox.

Plusieurs photos d’un Trocadéro rempli (et ensoleillé) datant d’un rassemblement de Sarkozy en 2012 circulent sur Twitter, sur des comptes de militants comme de certains médias (LCI qui s’en est excusé, Valeurs actuelles qui s’en cogne) pour illustrer le meeting pro-Fillon. Prudence donc, et l’occasion de rappeler ici notre guide pour bien repérer les fausses photos.

Trocadéro.

Selon nos envoyés spéciaux au Trocadéro, le speaker demande à la foule de bien se répartir sur les artères et la place. «Par sécurité, vous êtes trop nombreux» a-t-il dit, a priori sérieusement – la place est en effet loin d’être pleine pour l’heure, même si les manifestants continuent d’arriver.

Précision.

On ne se lasse pas de cette confidence d’un salarié du QG de François Fillon à notre journaliste Alain Auffray : «Quand je descends prendre un café, je précise que j’ai bien l’intention de revenir.»

Pas avec votre poncho !

Flanqué d’un poncho sur lequel on peut lire «touche pas à mon vote», Virginie Merle, alias Frigide Barjot, est présente au Trocadéro pour soutenir la candidature de François Fillon. Le candidat de la droite peut effectivement compter sur le soutien de la Manif pour Tous, mouvement réactionnaire et conservateur dont Barjot a été l’égérie.

Au Trocadéro.

«Il en faut peu pour être heureux / Vraiment très peu pour être heureux / Il faut se satisfaire du nécessaire».

Un photographe violenté par des «gardes du corps» de Fillon

Violences.

Hier, le club de la presse et de la communication du Gard a publié un communiqué s’indignant des violences perpétrées jeudi soir contre un photographe en marge d’un meeting de François Fillon à Nîmes. Patrick Aventurier, photographe pour Getty Images, raconte : «j’ai été bousculé puis frappé à deux reprises par deux gardes du corps de Monsieur Fillon. Une fois par un coup de poing à l’épaule, puis un autre aux côtes». Le club de la presse, qui lui apporte son soutien, invite «les responsables politiques et leurs collaborateurs au respect du travail des journalistes».

Le téléphone sonne.

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy se sont parlés samedi soir pour étudier «les sorties de crise», à en croire les confidences de l’entourage du maire de Bordeaux à l’AFP.

Estrosi annonce une «initiative» avec Pécresse et Bertrand pour une sortie «respectueuse» de Fillon

Alternative.

Sur le plateau de BFM Politique, Christian Estrosi a annoncé qu’il allait proposer «dans quelques heures» ou «au plus tard demain matin», avec d’autres élus comme Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, une alternative à la candidature de François Fillon qu’il ne soutient plus, et à qui il a demandé d’annuler son rassemblement parisien. Estrosi, qui ne se considère pas comme un «lâcheur», entend présenter «une initiative qui fédère».

«Nous voulons proposer une initiative respecueuse de François Fillon», car, «comme l’a dit Nicolas Sarkozy lui-même hier (samedi), ça ne peut plus durer comme ça» tant la possibilité de victoire de la droite à la présidentielle est désormais menacée, a affirmé Estrosi. «Un choix différent est impératif» mais il faut «ne pas humilier François Fillon», selon le patron de la région PACA.

JT.

Ira, ira pas ? Finalement, après plusieurs atermoiements, François Fillon sera bien ce soir -même si tout peut changer d’ici là- sur le plateau du JT de France 2 après le rassemblement de soutien au candidat de droite prévu à Paris. Il l’a lui-même confirmé sur son compte Twitter.

La démission de Patrick Stefanini est «irrévocable» et prendra effet dimanche soir

Démenti.

Patrick Stefanini, directeur de campagne de François Fillon, a envoyé sa lettre de démission vendredi matin au candidat de la droite. Sa démission est «irrévocable» a-t-il confié à Libération, et prendra effet «dimanche soir». Un peu plus tôt, le candidat de la droite affirmait que son directeur de campagne avait bien démissionné mais s’était rétracté «Patrick Stefanini a repris sa lettre et est en ce moment au travail au QG» de campagne, annonçait-il François Fillon, interrogé par l’AFP à propos de cette lettre de démission qui circule dans les médias.

Le député maire d’Ajaccio se retire de la campagne de François Fillon

Défection xxx.

Et encore une désertion des rangs de la campagne de François Fillon. Sur Twitter, le député-maire LR d’Ajaccio Laurent Marcangeli annonce se mettre en retrait. «J’ai pris la décision de me retirer de la campagne de François Fillon, tant au niveau national que local», annonce-t-il ce juppéiste proche de Nicolas Sarkozy. Ils sont désormais 108 au compteur.

Le directeur de campagne de François Fillon, Patrick Stefanini, a démissionné

Défection.

C’est un document qui acte incontestablement l’implosion du camp Fillon. Ce vendredi soir, le JDD vient de publier sur son site la lettre de démission de Patrick Stefanini, directeur de campagne de François Fillon, remise ce matin par ce cadre LR. Selon l’hebdo, Patrick Stefanini donne deux raisons à sa décision. Il s’estime d’abord «minoritaire au sein de [son] équipe» après l’annonce du maintien de François Fillon, malgré une probable mise en examen prochaine. L’autre raison est politique : la «victoire n’est pas certaine» selon ses mots.

L’UDI retire son soutien à François Fillon

C’est fini bis.

L’UDI a décidé de retirer son soutien à François Fillon, son président Jean-Christophe Lagarde demandant «solennellement aux Républicains de changer de candidat», vendredi dans une interview à Ouest France. Des déclarations qui confirment l’information donnée à Libération par la porte parole de la formation centriste, Chantal Jouanno, un peu plus tôt. «Nous demandons solennellement aux Républicains de changer de candidat, faute de quoi nous ne saurions poursuivre cette alliance dans un tel aveuglement», déclare ainsi Jean-Christophe Lagarde. Et d’ajouter : «Chacun sait, qu’à son corps défendant, François Fillon est devenu un danger pour l’alternance et donc pour la France».

François Fillon appelle ses soutiens à le rejoindre au Trocadéro dimanche

Allocution.

«Je vous attends nombreux dimanche à 15 h place du Trocadéro, pour montrer, aux yeux de tous, ce qu’est la volonté populaire des militants de la France.» Dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, du genre allocution solennelle, François Fillon appelle ses soutiens à le rejoindre dimanche lors du rassemblement favorable à sa candidature. «Je vous demande de résister», avec «la force calme», poursuite le toujours candidat de la droite et du centre, «2000 ans d’histoire nous jugent». Pas moins.

Chantal Jouanno : «Nous appelons LR à changer de candidat»

Voilà, c’est fini.

Fin de l’histoire Fillon pour l’UDI. Après avoir annoncé dans un premier temps qu’il suspendait sa participation à la campagne du candidat LR (qui sera mis en examen le 15 mars pour des soupçons d’emplois fictifs), le parti l’appelle désormais à se retirer au profit d’Alain Juppé. La porte-parole de la formation centriste, Chantal Jouanno, a répondu aux questions de Libération.

100 élus et cadres LR-UDI ont déjà lâché François Fillon

Le compteur.

Depuis mercredi, Libération met à jour son compteur des élus et cadres LR-UDI qui se sont mis en retrait de la campagne de François Fillon ou qui ont affiché leur souhait d’une nouvelle candidature à droite. A 17h56, ce vendredi, ils sont désormais plus de 100 à avoir lâché le candidat de la droite convoqué le 15 mars prochain en vue de sa mise en examen dans l’affaire des emplois fictifs présumés de sa femme Penelope. Un chiffre qui d’ici quelques minutes sera vraisemblablement caduc.

Jean-François Copé ne participera pas au rassemblement pro-Fillon dimanche

A la maison.

Et un soutien de moins. Sur Twitter, le député-maire de Meaux Jean-François Copé, et ancien candidat à la primaire de la droite a annoncé qu’il ne participerait pas au rassemblement pro-Fillon prévu dimanche au Trocadéro. «Je ne participerai pas à la manifestation du dont je n’approuve pas le mot d’ordre», écrit l’ancien patron de l’ex-UMP. Ce rassemblement en soutien au candidat à la présidentielle avait été d’abord présenté comme une marche «contre le coup d’Etat des juges rouges» par l’hebdo Valeurs actuelles. L’équipe de campagne aurait ainsi délégué l’organisation à Sens commun (qui soutient Fillon), le mouvement politique né dans la foulée de la Manif pour tous.

Nathalie Kosciusko-Morizet dément avoir lâché François Fillon

Jusqu’au bout.

Elle n’a encore rien lâché. Alors que plusieurs confrères faisaient état de la défection prochaine de Nathalie Kosciusko-Morizet, l’ancienne candidate à la mairie de Paris vient de démentir sur Twitter les «rumeurs» de sa démission de l’équipe de campagne de François Fillon. «Contrairement aux rumeurs, je n’ai pas décidé de quitter la campagne de François Fillon», écrit-elle cet après-midi quelques heures après l’annonce de la mise en retrait de sa cheffe de cabinet Olivia Laurentjoye, dans l’organisation des Jeunes avec Fillon, dont on ne sait plus qui soutient qui.

La juppéiste Virginie Calmels lâche à demi mot François Fillon

Démission.

Sa prise de parole était attendue depuis ce matin. Sur Twitter, la présidente du mouvement DroiteLib, Virginie Calmels, par ailleurs première adjointe LR d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux (donc représentante des juppéistes) vient d’annoncer qu’elle lâchait plus ou moins François Fillon au profit de son mentor. Celle qui est par ailleurs la compagne de Jérôme Chartier, un proche du toujours candidat de la droite, regrette d’abord «le spectacle de cette campagne présidentielle [qui] donne la nausée». «Si François Fillon ne peut plus poursuivre ce combat, c’est Alain Juppé arrivé second à la Primaire qui en aura la légitimité en portant le projet qui a été plébiscité par 4,3 millions de votants, c’est à dire le tronc commun entre les projets des différents candidats, poursuit-elle dans un communiqué assez sibyllin. J’ai souvent souligné que le projet de François Fillon et le projet d’Alain Juppé étaient très proches, voire identiques sur une très large part. Il me semble que c’est LA condition indispensable au rassemblement de notre famille.»

La diversité lâche à son tour François Fillon

Bye bye.

France plurielle, le rassemblement de réseaux et d’acteurs associatifs, d’élus locaux, de chefs d’entreprises représentant la diversité de la société française, a précisé dans un communiqué paru ce vendredi qu’il suspendait son soutien à François Fillon, «dans l’attente d’une clarification politique».

L’organisation qui rassemble des centaines de comités de soutiens dans toute la France avait soutenu le candidat à l’issue de la primaire de la droite et du centre. Elle estime que «les derniers rebondissements médiatiques et prises de position de [leur] candidat rendent intenable, en l’état, [son] action auprès de [ses] réseaux.» Pour France plurielle, il est devenu «impossible» de soutenir François Fillon «sans être profondément décrédibilisé, dans les quartiers et auprès des associations agissant sur le terrain».

Pour Roger Karoutchi, la campagne vire à «Game of Thrones»

Winter is coming.

L’ancien ministre Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine, trouvait à Fillon «des accents gaulliens et séguinistes» mercredi. Aujourd’hui, ses références sont un poil plus pop puisqu’il invoque la série culte de HBO, écrivant sur Twitter : «je croyais que la prochaine saison de Game of Thrones était programmée cet été…Avec la campagne présidentielle on a avancé la diffusion…». Winter is coming pour la maison Fillon.

Le président des Jeunes avec Fillon conteste le lâchage du candidat et dénonce une usurpation d’identité

Usurpation.

Cédric Rivet-Sow, président des Jeunes avec Fillon (JaF), n’est pas content : comme nous le signalions plus tôt, une partie -majoritaire selon les concernés- du bureau des JaF a annoncé sa démission de la structure et appelé au retrait de François Fillon de la présidentielle.

Rivet-Sow parle «d’anciens membres du bureau national des JaF» qui selon lui ne dispose «d’aucune légitimé pour s’exprimer au nom de l’organisation». Dénonçant une «initiative indigne» qu’il qualifie d’usurpation d’identité, il évoque certains signataires qui auraient démenti leur signature au texte et parle «d’un acte de déloyauté». Les JaF (les vrais de vrais, les officiels, les purs et durs) se réservent «le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de toute personne usurpant l’identité du mouvement et bureau national des JaF».

Si Fillon se retire, les élus qui lui ont donné leur signature peuvent-ils parrainer un autre candidat ?

Merci de l’avoir posée.

Alors que le compteur des lâcheurs de François Fillon s’emballe (77 de ses soutiens ont à cette heure pris leurs distances avec le candidat désigné lors de la primaire de la droite et du centre), et que le Conseil constitutionnel confirme avoir reçu un parrainage en faveur d’Alain Juppé, une question brûle toutes les lèvres (enfin les nôtres, à la rédaction, vous on ne sait pas) : les élus ayant parrainé François Fillon peuvent-ils, en cas de retrait de leur cheval, accorder un nouveau parrainage à un autre candidat ? Non, nous répond le Conseil constitutionnel : une fois validé, il ne peut être retiré. Les parrainages, c’est donc du one shot.

[Un formulaire de parrainage. Photo Mychele Daniau. AFP]

La majorité des Jeunes avec Fillon…n’est plus avec Fillon

La maturité.

Comme l’annonçait notre journaliste Laure Equy en fin de matinée, les jeunes juppéistes, jeunes lemairistes et des jeunes sarkozystes ayant intégré les Jeunes avec Fillon ont préparé un communiqué pour lâcher à leur tour François Fillon. Et c’est chose faite désormais via un communiqué à en-tête des Jeunes avec Fillon – le texte commence par «Nous, représentant la majorité des membres du Bureau des Jeunes Avec Fillon, démissionnons de nos responsabilités au sein de la campagne de François Fillon».

Visiblement, le community manager de l’équipe ne fait pas partie des démissionnaires, puisque l’information n’a pas encore été annoncée sur le compte Twitter des Jeunes avec Fillon

[MISE A JOUR : le président des Jeunes avec Fillon conteste le texte signé, évoquant une initiative indigne susceptible d’entraîner des poursuites judiciaires pour usurpation d’identité].

Parrainage.

Déjà un parrainage pour Alain Juppé officiellement comptabilisé par le Conseil constitutionnel dans son nouveau point d’étape publié ce vendredi. Comme l’explique notre article, aucun candidat n’a rejoint François Fillon au-dessus des 500 signatures reçues, mais plusieurs touchent au but.

Fillon.

Un de plus. Thierry Solère a décidé «de mettre fin» à ses fonctions de porte-parole du candidat LR à la présidentielle.

Fillon.

Juppé «ne se défilera pas» si Fillon «se retire», a fait savoir l’entourage du maire de Bordeaux.

Meeting.

Notre journaliste Laure Equy est toujours au meeting de François Fillon à Nîmes.

Meeting.

Pendant ce temps, à Nîmes, les fidèles de François Fillon font huer les journalistes.

Selon 21 élus, Fillon a rompu «un pacte moral»

Droite.

«Nous, élus de la droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de prendre ses responsabilités et de tenir sa parole face aux Français en retirant sa candidature en cas de mise en examen». 21 élus viennent de publier une tribune sur le site de l’Opinion pour demander au candidat LR de renoncer. Selon eux, un «pacte moral a été rompu».

Parmi les signataires : Jean Rottner (maire de Mulhouse), Laurent Hénart (maire de Nancy), Arnaud Robinet (maire de Reims), Gaël Perdriau (maire de Saint-Etienne), Agnès Lebrun (maire de Morlaix), Valérie Debord (vice-présidente du conseil régional du Grand Est)…

Et ça continue.

Le journaliste Jean-Baptiste Daoulas a reçu un SMS de Pierre-Yves Bournazel. Le conseiller régional parisien estime que l’appel à une manifestation pro-Fillon dimanche «fait le jeu du populisme».

Retrouvez ici notre «compteur des lâcheurs».

Campagne de Fillon : Gilles Boyer «présente sa démission»

Encore un.

Si «la base tient», selon François Fillon, les membres de son équipe de campagne, eux, sont chaque minute de moins en moins nombreux. Dernier en date, rien de moins que son trésorier.

Retrouvez ici notre compteur des lâcheurs».

«Honte».

Le sarkozyste Gérald Darmanin vient de publier un message sur son compte Twitter, où il indique qu’il a «honte de [sa] droite» au regard du climat actuel. Il n’a pas encore pour autant fait officiellement défection de la campagne du candidat LR.

De son côté, François Fillon a affirmé, face à la liste des lâcheurs parmi ses soutiens qui ne cesse de s’allonger : «La base, elle, tient».

Dans le camp Fillon, des défections et un appel à la candidature d’Alain Juppé

Zapping.

Au lendemain de sa très médiatisée déclaration, François Fillon voit son comité de soutien s’amenuiser. Dans le sillage du député de l’Eure Bruno Le Maire et de son directeur adjoint de campagne Sébastien Lecornu, ils sont plus d’une trentaine à avoir déjà déserté les rangs.

Et, à l’image de Fabienne Keller ou Georges Fenech, certains font pression pour que l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy cède la place à Alain Juppé.

Défection.

Trois nouveaux noms – et pas les moindres – viennent gonfler la liste des personnalités de droite qui ne soutiennent plus François Fillon. Il s’agit des juppéistes Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Bechu.

La Colère de Kahn.

Le célèbre médecin et ex-chercheur en génétique Axel Kahn a signé un texte au vitriol publié contre François Fillon, son adversaire victorieux aux législatives de 2012 dans la 2e circonscription de Paris. Kahn accuse entre autres l’ex-premier ministre empêtré dans ses affaires judiciaires de «faire passer sa sauvegarde et son intérêt personnel avant ceux de sa famille politique et de la France». Ce proche de Martine Aubry appelle au retrait de Fillon et à la présentation par la droite républicaine d’un autre candidat.

Parrainage.

Franck Riester, dont on apprend au passage qu’il a pour deuxième prénom Alix, a tweeté la photo de son parrainage destiné à Alain Juppé. Ce soutien de Bruno Le Maire, qui comme ce dernier a pris ses distances avec Fillon hier, écrit : «il est encore temps de sauver l’alternance! Alain Juppé peut nous faire gagner».

La pêche.

«Juppé est prêt.» Une source proche du maire de Bordeaux confirme que ce dernier serait prêt à remplacer François Fillon. A condition, bien sûr, que le candidat en fasse la demande. «Prêt mais loyal», précise ce juppéiste. La question a de nouveau été évoquée, ce jeudi matin, devant François Fillon lors d’une réunion à laquelle participaient notamment Valérie Pécresse et François Baroin.

Remplacer Fillon ? Juppé serait «prêt mais loyal»

Le Grand Silence.

En déplacement à Nîmes et alors que les défections autour de lui s’accumulent, François Fillon joue la carte du silence face à la presse qui le suit et a lâché cette petite phrase : «je ne parle pas en marchant, vous devriez le savoir». Doit-on y voir une référence à un certain candidat lui-même en marche ?

Le Willem du jour.

Le sénateur LR Alain Houpert veut «une candidature alternative» à François Fillon

Fillon.

Ils viennent s’ajouter à la liste de plus en plus conséquente de ceux et celles qui ont lâché le candidat de la droite à la présidentielle. Sur Twitter, le sénateur LR de la Côte d’Or, Alain Houpert, par ailleurs secrétaire national du parti, a remis en cause la candidature de François Fillon et souhaite désormais «une candidature alternative» sous peine d’une «catastrophe annoncée». De son côté, la maire du Ve arrondissement de Paris, Florence Berthout a estimé partager la position de Bruno le Maire et de ses soutiens qui se sont mis en retrait de la campagne de François Fillon.

Fillon.

La sénatrice LR Fabienne Keller a appelé François Fillon «à sa responsabilité d’homme d’Etat», soulignant que «lui seul peut organiser l’après-François Fillon en termes de candidature».

Fillon.

Nouvelles défections. Sébastien Lecornu et Vincent Le Roux, tous deux directeurs adjoints de la campagne de François Fillon, ont remis leur démission, selon Mediapart.

Fillon.

Le député LR Pierre Lellouche envisage de saisir le Conseil constitutionnel pour demander le report de l’élection présidentielle.

Fillon.

Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes et soutien de François Fillon, a estimé qu’il fallait «sans doute» que le candidat, empêtrée dans une affaire judiciaire, «désigne très vite» son futur gouvernement, évoquant «François Baroin» comme possible Premier ministre.

«Il faut sans doute qu’il désigne très vite celui ou celle qui sera son Premier ministre» s’il était élu, «pour former une forme de tandem. Il faut aussi qu’il désigne ses principaux ministres», a déclaré le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes sur France 2.

Fillon.

Arnaud Robinet, député-maire LR de Reims, a annoncé ce matin travailler à «un appel des maires de grandes villes de France» demandant à François Fillon de se retirer de la course à la présidentielle. «Je considère que François Fillon n’est plus à même de conduire notre famille politique et n’a pas les capacités aujourd’hui pour défendre un programme», a-t-il notamment déclaré sur RMC.

Fillon.

«Face à la crise majeure sans précédent», le député sarkozyste Georges Fenech lance «un appel solennel à la candidature d’Alain Juppé (…) seul homme d’Etat et d’expérience en capacité d’éviter les dangers du populisme et de l’aventure, et de faire triompher le projet de redressement du pays attendu par les Français».

Le maire LR de Saint-Etienne Gaël Perdriau lui aussi pour le retrait de François Fillon

Défections suites.

Soutien de Bruno le Maire lors de la primaire de la droite, le maire LR de Saint-Etienne Gaël Perdriau appelle lui aussi au retrait de François Fillon au nom de «l’éthique». «Je ne puis me résoudre à voir la République mourir sous nos yeux sans en appeler, au sein de ma famille, à ce sursaut éthique qui nous permettra de transcender les “écuries” personnelles au nom de l’intérêt général, y compris au prix du retrait de certains», écrit l’édile dans une tribune publiée sur le site du Monde.

Proche de l’UDI, l’association GayLib appelle aussi François Fillon à retirer sa candidature

Réaction.

Alors que Jean-Christophe Lagarde, patron de l’UDI, annonce la suspension de son soutien à François Fillon, GayLib, l’association de défense des droits LGBT associé à l’UDI, appelle clairement le candidat de la droite à retirer sa candidature. «Gaylib avait soutenu Alain Juppé lors du second tour de la primaire de la droite et du centre et dénoncé un candidat Fillon sous influence», rappelle Catherine Michaud, la présidente du mouvement, par ailleurs élue dans le IIe arrondissement de Paris. «Nous l’appelons désormais à retirer sa candidature». Gaylib reproche notamment à François Fillon sa proximité avec les mouvements nés de la Manif pour Tous et le reniement de sa promesse de campagne de «retrait en cas de mise en examen». L’association LGBT assure cependant qu’elle fera campagne «pour les candidats UDI aux législatives».

Un rassemblement pro-Fillon aura lieu dimanche au Trocadéro

2017.

Le député LR Jérôme Chartier, conseiller spécial de François Fillon, a annoncé mercredi sur France 5 qu’un rassemblement de soutien au candidat de la droite à la présidentielle était prévu dimanche après-midi à 15 heures place du Trocadéro à Paris. «Dimanche, c’est un rassemblement de soutien à François Fillon, ce n’est pas un rassemblement contre les juges, mais un rassemblement pour sa candidature», a ajouté ce proche de François Fillon, confirmant une information du très très droitier Valeurs Actuelles. L’hebdomadaire affirmait en effet que Patrick Stefanini, le directeur de campagne de François Fillon, avait déposé une demande à la préfecture de police pour organiser un rassemblement sur la place du Trocadéro.

La sénatrice LR Fabienne Keller appelle François Fillon «à prendre une décision plus grande que son destin personnel»

Appel.

Et de 18. La sénatrice LR Fabienne Keller annonce dans un communiqué qu’elle lâche à son tour François Fillon. «J’appelle François Fillon à prendre une décision plus grande que son destin personnel. Un sursaut collectif est impératif», écrit ainsi l’ancienne maire de Strasbourg. «Je respecte la légitimité de François Fillon, la présomption d’innocence et son droit de se défendre. Néanmoins, il faut aller au-delà de la question de la personne de François Fillon. C’est de l’avenir de la France dont il est question, de l’avenir des idées et des valeurs portées par la Droite et le Centre», défend encore l’élue du Bas-Rhin. Et d’asséner : «Il n’est pas possible de continuer à faire campagne contre la Justice.»

La députée LR Laure de la Raudière démissionne de la campagne de François Fillon

Défection supplémentaire.

Elle était porte-parole pour le Numérique dans l’équipe de campagne de François Fillon. Après Bruno le Maire, la députée LR Laure de la Raudière annonce elle aussi démissionner de ses fonctions dans l’équipe de campagne du candidat de la droite. Dans un communiqué, l’élue d’Eure-et-Loir explique que «même si l’acharnement médiatique et le calendrier judiciaire sont très discutables, (…) la politique a besoin de respect de la parole donnée aux Français et que l’on ne peut changer de positions au fil des événements.»

Pour Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon «prend en otage les électeurs de la droite et du centre»

Réactions.

François Fillon «prend en otage les électeurs de la droite et du centre», a accusé ce mercredi Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout La France à la présidentielle, appelant «l’ensemble des gaullistes et républicains» à se rassembler derrière sa candidature. «Il exhorte [les électeurs] une nouvelle fois à le suivre dans ce qui n’est plus qu’une aventure personnelle qui offre un boulevard à M. Macron», poursuit-il dans un communiqué, après l’annonce de François Fillon de maintenir sa candidature, malgré sa prochaine mise en examen.

«On n’a jamais vu ça sous la Ve République, l’heure est très grave car les Français dans 53 jours vont choisir l’avenir de leur pays et au-delà, de notre civilisation», a-t-il ajouté lors de l’émission Questions d’Info (LCP- France Info – Le Monde – AFP). Le député de l’Essonne juge en revanche «courageux» le choix de l’ancien ministre Bruno Le Maire de quitter l’équipe de campagne de François Fillon.

La vice-présidente LR de l’Assemblée demande le retrait de François Fillon

Une de plus.

Catherine Vautrin, vice-présidente LR de l’Assemblée nationale, veut le retrait de Fillon et réclame «un autre candidat», annonce l’AFP. Elle vient s’ajouter à la liste des parlementaires de droite, Bruno le Maire, Arnaud Robinet, Franck Riester, Pierre Lellouche, Jean-Luc Warsmann, et d’autres à lâcher le candidat LR à la présidentielle ou à demander son retrait.

Et un parrainage de plus pour… Alain Juppé

2017.

Hier, Libération vous annonçait que le sénateur LR Jean-Pierre Grand avait lancé une collecte de parrainages en faveur d’Alain Juppé, malheureux finaliste de la primaire de la droite. Aujourd’hui, le maire de Castelnau-le-Lez (Hérault) est rejoint par une autre élue LR, marie-Claude jarrot, maire de Montceau-les-Mines, relève le Journal de Saône-et-Loire. «François Fillon n’a pas besoin de moi pour réunir ses 500 parrainages. Ma démarche sera beaucoup plus utile», explique à ce sujet l’édile, embarrassée par l’affaire Fillon, un candidat à qui elle ne peut pas donner son soutien plein et entier. Et de conclure : «Une campagne ça ne peut pas se faire au service minimum. Je prendrai mes responsabilités le jour de l’élection».

Christine Boutin demande à Fillon de retirer sa candidature

Lâchage.

Christine Boutin, prompt à annoncer des disparitions sur Twitter avec plus ou moins de bonheur, n’aura aucun mal à prouver la véracité de sa dernière annonce puisqu’elle la concerne directement : «Comme ancien ministre, je demande François Fillon au nom de la parole donnée de retirer sa candidature».

L’UDI suspend sa participation à la campagne de François Fillon

Mode pause.

Après s’être réuni à 15h30 pour fixer le sort de sa participation à la campagne de François Fillon, l’UDI a annoncé qu’elle suspendait sa participation à la campagne de François Fillon. La formation centriste indique se mettre «en position d’attente», a annoncé son président Jean-Christophe Lagarde à l’AFP. Selon RTL, l’UDI va convoquer un bureau exécutif exceptionnel la semaine prochaine pour trancher définitivement la question.

Le député LR Pierre Lellouche demande à François Fillon de retirer sa candidature

Retrait.

Selon Reuters, le député filloniste Pierre Lellouche, ancien soutien de Nicolas Sarkozy, a demandé de manière très officielle à François Fillon de retirer sa candidature. Le député de Paris souhaite également que l’élection présidentielle soit reportée, annonce l’agence de presse. (photo AFP)

Le député LR Jean-Luc Warsmann lâche lui aussi François Fillon

Défection.

Sur Twitter, un autre député Les Républicains, élu dans les Ardennes, a lui aussi annoncé dans l’après-midi sa mise en retrait de la campagne de François Fillon. Dans un communiqué, Jean-Luc Warsmann, par ailleurscoauteur en février 2017 d’un rapport parlementaire avec Sandrine Mazetier (PS) sur «la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique» évoque des «éléments nouveaux» qui ne permettent pas de garantir son engagement dans la campagne. «Ce candidat vient aujourd’hui de réagir par des arguments et des mots que je ne partage pas. Chacun comprendra donc que je ne participerai pas à sa campagne électorale», écrit-il. Selon Le Lab, il n’avait pris partie pour aucun des candidats durant la primaire de la droite.

Penelope Fillon est, elle aussi, convoquée chez les juges en vue d’une éventuelle mise en examen

Justice.

Penelope Fillon est également convoquée chez les juges d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs qui la vise en tant qu’ancienne assistante parlementaire de son mari François Fillon, a appris l’AFP de source proche du dossier mercredi. Le candidat de la droite à la présidentielle a lui-même annoncé un peu plus tôt qu’il était convoqué le 15 mars pour être mis en examen dans le cadre de cette instruction, ouverte vendredi. La source n’a pas précisé quand son épouse était convoquée.

Réaction.

François Hollande s’est élevé «solennellement» mercredi «contre toute mise en cause des magistrats» dans le cadre de la campagne présidentielle, visant sans les nommer les candidats de la droite et de l’extrême droite, François Fillon et Marine Le Pen. «Une candidature à l’élection présidentielle n’autorise pas à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges, à créer un climat de défiance incompatible avec l’esprit de responsabilité et, pire encore, à lancer des accusations extrêmement graves contre la justice et plus largement nos institutions», a déclaré le chef de l’Etat dans un communiqué de l’Elysée.

Fuite.

L’un perd ses soutiens au fil de la journée, l’autre les engrange depuis des semaines. Un conseiller LR de Paris, Jérôme Dubus, a lâché François Fillon pour Emmanuel Macron, mettant en avant «le manque de crédibilité» et «la fragilisation» du candidat de son parti.

Dans une interview à l’Obs, Jérôme Dubus, élu du XVIIe arrondissement, proche de Jean-François Copé et ex-délégué général du Medef en Ile-de-France, indique que «compte tenu du manque de crédibilité désormais et de la fragilisation de François Fillon, celui qui est capable de réformer la France, c’est Macron».

Charles, au secours !

Sébastien Huyghe, député LR du Nord et vice-président de la région Hauts-de-France, qui soutenait Nicolas Sarkozy pendant la primaire, confie sur Twitter : «en ce moment, je pense au Général de Gaulle…». Référence évidente à la saillie de François Fillon sur la difficulté d’imaginer la mise en examen de De Gaulle

«Riposte».

Selon le très très droitier Valeurs Actuelles, «la riposte du peuple de droite est lancée. L’hebdomadaire affirme en effet que Patrick Stefanini, le directeur de campagne de François Fillon, a déposé une demande à la préfecture de police pour organiser un rassemblement sur la place du Trocadéro. «L’objectif est de protester contre le coup d’Etat des juges, qui confisquent l’élection présidentielle en orchestrant une traque anti-Fillon», explique l’article, en toute objectivité.

Intouchable ?

La procédure judiciaire qui attend François Fillon devra se plier aux contraintes imposées par le statut du candidat LR, député, qui bénéficie de l’immunité parlementaire. Qu’est ce que c’est ? Va-t-elle être levée ? On vous explique tout ici.

Encore un.

Après Bruno Le Maire et Arnaud Robinet, Franck Riester annonce qu’il se «met en retrait» de la campagne de François Fillon, «car en politique, le respect de la parole donnée est pour moi essentiel», explique-t-il.

Au contact des Français bis.

Autour de François Fillon, au Salon de l’Agriculture, pas d’agriculteurs et de visiteurs mais des journalistes et des policiers.

Au contact des Français.

Réaction.

Dans un communiqué le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a rappelé que les juges d’instruction conduisent leurs enquête de façon indépendante, répondant ainsi aux accusations de François Fillon qui verse dans la théorie du complot et dénonce une justice instrumentalisée. «Les magistrats ne reçoivent aucune instruction individuelle, de qui que ce soit. Ils prennent leurs décisions en leur âme et conscience et statuent en droit», écrit-il.

Les contradictions de François Fillon sur la question de la mise en examen, en trois actes

Best-of.

Acte I. En août dernier, François Fillon dégomme Nicolas Sarkozy depuis son fief de Sablé-sur-Sarthe : «Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable. Qui imagine le général de Gaulle mis en examen?»

Acte II. Le 26 janvier, au lendemain des révélations du Canard enchaîné concernant le poste d’assistante parlementaire de son épouse Penelope, le candidat LR à l’élection présidentielle sur le plateau de TF1 : «Il n’y a qu’une seule chose qui m’empêcherait d’être candidat, c’est si mon honneur était atteint, si j’étais mis en examen.»

Acte III. Ces deux déclarations apparaissent pour le moins contradictoires avec les propos tenus lors de sa conférence de presse, donnée ce mercredi midi : «Mon avocat a été informé que je serai convoqué le 15 mars par les juges d’instruction afin d’être mis en examen. […] Parce que seul le suffrage universel, et non pas une procédure menée à charge, peut décider qui sera le prochain président de la République, je ne céderai pas. Je ne me rendrai pas. Je ne me retirerai pas. J’irai jusqu’au bout, parce qu’au-delà de ma personne, c’est la démocratie qui est défiée. […] Oui, je serai candidat à la présidence de la République.»

Retrait.

Arnaud Robinet, député maire de Reims, annonce à son tour qu’il se met «en retrait de la campagne» de François Fillon. «Je comprend la décision de Bruno Le Maire et la partage», a-t-il écrit sur twitter.

Fan de.

Pour meubler avant et après la déclaration de François Fillon, une armada de chroniqueurs s’est pressée sur les plateaux télés. Le journaliste Samuel Gontier a collecté les commentaires les plus hallucinants dont celui de la présentatrice Ruth Elkrief.

Désertion ?

Selon Judith Waintraub, journaliste au Figaro, les dirigeants de l’UDI se réunissent à 15h30 (pendant que François Fillon déambulera dans les allées du Salon de l’agriculture) pour décider s’ils suivent l’exemple de Bruno Le Maire, qui a décidé de lâcher François Fillon.

Bruno Le Maire démissionne de ses fonctions auprès de François Fillon

Parole.

Bruno Le Maire a décidé de démissionner de ses fonctions auprès de François Fillon. Dans un communiqué, il rappelle que le 26 janvier dernier, le candidat affirmait qu’il reirerait sa candidature s’il était mis en examen et en déduit donc logiquement qu’il n’a pas tenu parole. «Je crois au respect de la parole donnée. Elle est indispensable à la crédibilité de la politique», écrit-il. Il était représentant pour les affaires européennes et internationales pour la campagne.

Bim.

Ça réagit de tous les côtés politiques après la déclaration de François Fillon mais on relèvera surtout le commentaire pour le moins décapant de Jean-Luc Mélenchon, ayant «de la peine» pour la droite, qui mériterait «un candidat présentable».

Coucou.

Et on vous passe la déclaration sur le Général De Gaulle mis en examen…

Rien ne va plus.

Selon Emmanuel Macron, en visite au Salon de l’agriculture et entouré d’une armée de caméras, François Fillon «perd ses nerfs» et «le sens de la réalité».

Mauvais pronostic.

Selon BuzzFeed, un autre assistant de François Fillon pourrait ne pas avoir réellement travaillé à l’Assemblée

Cumul.

Quelques minutes avant que François Fillon ne prenne la parole, BuzzFeed a publié un article expliquant que le candidat qui persiste a employé un autre assistant parlementaire plutôt discret. Déclaré comme assistant jusqu’en 2016 sur sa fiche rendue à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, un certain Mael Regnard, introuvable sur internet. On tombe par contre sur Mael Renouard, ancienne plume de François Fillon qui a également travaillé pour son livre Faire – tout comme sa fille, elle aussi un temps assistante parlementaire – , explique BuzzFeed. Jamais cependant, selon le site, il n’a évoqué son poste aux côtés de François Fillon à l’Assemblée lors des nombreuses interviews qu’il a données. Plusieurs personnes contactées par BuzzFeed affirment en outre qu’il n’a jamais travaillé à l’Assemblée, dont le standard ne connaît pas le nom. Mael Renouard lui, justifie cette discrétion par le fait qu’il ne s’agissait pas pour lui d’un «poste prestigieux», qu’il n’aurait donc pas mis en avant…

Taubira.

L’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira a réagi -sans y faire explicitement référence- à la déclaration de François Fillon. Sur Twitter, l’ancienne garde des Sceaux, souvent brocardée par la droite pour son pseudo «laxisme», écrit : «La loi est la même pour tous, qu’elle punisse ou protège. Sous 2 principes : indépendance de la Justice et présomption d’innocence».

Ce qu’il faut retenir de la conférence de François Fillon

Récap.

François Fillon a annoncé ce mercredi midi qu’il maintenait sa candidature. On résume ce qu’il faut retenir de sa déclaration à la presse :

– «Oui, je serai candidat à la présidence de la République», a-t-il déclaré depuis son QG de campagne, malgré sa convocation par les juges le 15 mars prochain afin d’être mis en examen. Une convocation à laquelle il se rendra.

– «Je ne céderai pas. Je ne me rendrai pas. Je ne me retirerai pas. (….) Je serai au rendez-vous que la démocratie nous donne. (…) J’y serai avec une détermination redoublée», a affirmé le candidat Les Républicains.

– Empêtré depuis plusieurs semaines dans l’affaire de l’emploi présumé fictif de son épouse, il estime depuis le début ne pas être «traité comme un justiciable comme les autres» tout en considérant qu’il fait l’objet d’un «assassinat politique» et même que «c’est l’élection présidentielle qu’on assassine».

(photo AFP)

Impunité zéro.

Il y a près d’un an tout pile.

Rappel.

Le 26 janvier, au journal de 20 heures de TF1, François Fillon assurait qu’il renoncerait à la présidentielle s’il était «mis en examen». Un mois plus tard il se contredisait dans un interview au Figaro, affirmant qu’il s’en remettait au suffrage universel. Il choisi donc cette seconde voie, c’est confirmé.

Ouf.

Si l’on en croit Laurent Wauquiez, on a évité «l’apocalypse» qu’il prévoyait si François Fillon renonçait. «Je suis convaincu que, si jamais François Fillon arrête, ce serait l’apocalypse», a-t-il en effet déclaré.

Fillon.

«Oui, je serai candidat à la présidence de la République», conclut François Fillon. Sa déclaration est terminée, pas de questions de la presse.

Fillon.

«Je serai au rendez-vous […] avec une détermination redoublée», dit François Fillon. «Je m’opposerai de toutes mes forces à ce que le hasard ou le calcul décident du sort [de la France] au moment d’une consultation décisive.»

Fillon : «Je ne me retirerai pas»

Fillon.

«C’est au peuple français que je m’en remets, parce que seul le suffrage universel peut décider qui sera le prochain président de la République. Je ne céderai pas. Je ne me rendrai pas. Je ne me retirerai pas.»

Fillon.

Au premier rang, pendant l’intervention de François Fillon, les ténors écoutent patiemment.

Fillon.

«Je veux qu’il ne subsiste aucun doute : je me rendrai à la convocation des juges. Je suis respectueux des institutions. […] Je leur dirai ma vérité, qui est la vérité», a déclaré François Fillon.

Fillon.

«C’est un assassinat. […] Ce n’est pas moi seulement qu’on assassine, c’est l’élection présidentielle.»

Fillon.

La date du 15 mars, deux jours avant la remise des candidatures à la présidentielle, est «calculée» pour l’empêcher, affirme François Fillon.

«La présomption d’innocence a entièrement et complètement disparu»

Fillon.

Attaques contre la justice, les médias, Etat de droit violé… François Fillon creuse son sillon. «L’enquête a été ouverte en quelques heures. […] L’Etat de droit a été systématiquement violé. La presse s’est fait l’écho des convictions des enquêteurs, et d’elles seules. […] La présomption d’innocence a entièrement et complètement disparu.»

Fillon.

«Je ne reconnais pas les faits. Je n’ai pas détourné d’argent public. […] Mes proches m’ont effectivement assisté et je le démontrerai.»

Fillon.

François Fillon met en cause la justice, encore. «Il est sans exemple qu’une mise en examen soit lancée quelques jours après la désignation des juges […] sur la simple base d’un rapport de police manifestement à charge.» «Je n’ai pas été traité comme un justiciable comme les autres», assure-t-il encore.

Fillon.

François Fillon a pris la parole depuis son QG de campagne à Paris : «Mon avocat a été informé que je serai convoqué le 15 mars par les juges d’instruction afin d’être mis en examen.»

C’est parti.

François Fillon commence à s’exprimer.

Hasard ?

Les sirènes sonnent à l’heure où François Fillon devait prendre la parole… Pour vous faire patienter en attendant son arrivée, on vous explique pourquoi ici.

Pourquoi les sirènes sonnent-elles ce mercredi midi ?

Vu d’ailleurs.

La présidentielle peut-elle être reportée ?

Merci de l’avoir posée.

En attendant que François Fillon se décide à prendre la parole depuis son QG de campagne, un peu de lecture. Si François Fillon est «empêché», la présidentielle peut-elle être reportée ? Cela dépend du Conseil constitutionnel, et de son interprétation de deux petits alinéas. On vous explique tout ici.

La présidentielle peut-elle être reportée ?

Post-truth.

Les éléments de langage se préparent du côté du parti LR. Notons déjà ce tweet de l’eurodéputé Philippe Juvin : «Au delà de la vérité, le déroulement de la procédure pénale témoigne d’1 opération très préparée, depuis longtemps. Par qui ? #piège». On a illico envie de déposer le titre Au delà de la vérité pour un hypothétique bouquin sur l’affaire Fillon.

Fillon.

Alain Juppé, qui a échangé avec François Fillon ce matin, ne veut pas s’exprimer «à ce stade de la journée», rapporte l’AFP. Il devrait être présent à la déclaration du candidat prévue à midi. François Fillon a aussi eu au téléphone l’ancien président Nicolas Sarkozy.

Fillon.

Notre journaliste Alain Auffray rapporte qu’Alain Juppé sera aux côtés de François Fillon lors de sa déclaration à la presse attendue à midi. Le candidat a consulté ce matin tous les dirigeants de la droite. Beaucoup seront présents au QG.

Fillon.

Selon Mediapart, Penelope Fillon a été placée en garde à vue et une perquisition serait en cours ce matin, ce qui pourrait expliquer l’annulation de la visite de François Fillon au salon de l’agriculture. Selon le JDD, François Fillon a par ailleurs été convoqué par les juges d’instruction.

Mise à jour à 10h50 : selon une source judiciaire citée par France Inter, il n’y a ni garde à vue ni perquisition en cours. Mediapart a reconnu son erreur.

Fillon.

Dans l’équipe de François Fillon présente au Salon de l’agriculture, on évoque une déclaration du candidat vers midi, rapporte notre journaliste Laure Equy sur place.

Fillon.

Les fillonistes invités ce matin dans les médias ne semblent pas non plus avoir été informés préalablement du report de dernière minute de la visite du candidat au Salon de l’agriculture : interrogé sur LCI, Laurent Wauquiez a indiqué ne pas être au courant de ce report, de même qu’Eric Woerth, sur Public Sénat et Sud Radio. «J’espère que ce n’est pas pour une raison de sécurité». «Je ne vais pas me livrer à des spéculations», a pour sa part commenté sur France Inter le député Jérôme Chartier, proche soutien de François Fillon.

La visite de François Fillon au Salon de l’agriculture reportée sans explication

Campagne.

Alors qu’on commençait à voir défiler des tweets de journalistes nous informant que François Fillon s’apprêtait à débarquer une heure avant l’ouverture du salon de l’agriculture pour y faire sa visite, voilà qu’un communiqué de sa campagne annonce que ladite visite est «reportée», sans explication ni nouvelle date. Des proches du candidat comme Marc Le Fur et Dominique Bussereau semblent apprendre la nouvelle en même temps que tout le monde.

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