Direct – Emmanuel Macron : «Je mettrai tout mon soin à être digne de votre confiance»

Par LIBERATION, Photo Marc Chaumeil pour Libération

Live

Le candidat d’En marche remporte l’élection et devient ainsi le huitième président de la Ve République.

L’essentiel

• Le candidat d’En marche est sorti vainqueur de l’élection présidentielle, qui l’opposait à Marine Le Pen.

• La présidente «en congé» du Front national a reconnu sa défaite et déploré que les Français aient «voté pour la continuité». Avant d’affirmer : «Le FN doit se renouveler pour être à la hauteur de cette opportunité historique et des attentes des Français. Je proposerai d’engager une transformation de notre mouvement afin de constituer une nouvelle force politique».

• Libération a décidé, comme plusieurs autres médias, de boycotter la soirée électorale du FN, le parti d’extrême droite ayant refusé d’accréditer plusieurs journalistes.

Suivez la soirée électorale avec l’équipe de Libération.

Résultats.Emmanuel Macron élu président avec 65,8% des voix

Emmanuel Macron (En marche) est élu président de la Ve République en obtenant entre 65,8% des voix face à Marine Le Pen (34,2%), selon les premières estimations Ipsos disponibles dimanche soir.

Le second tour a été marqué par la plus forte abstention depuis 1969, qui devrait, selon les sondeurs, dépasser les 25%. Contrairement à 2002, où la présence du Front national avait mobilisé, la participation recule nettement par rapport au 1er tour (22,23%). Les votes blancs et nuls ont atteint 8,8%.

L’appel à la résistance de Philippe Poutou

Réaction.

Le porte-parole du NPA, Philippe Poutou, voit d’un mauvais œil l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République Française. Pour l’ouvrier dans l’automobile, il «faut vite passer aux résistances et luttes».

Quels seront les cinq premiers chantiers de Macron à l’Elysée ?

Au programme.

Moralisation de la vie politique, introduction du principe de «droit à l’erreur» administrative, plus d’autonomie des écoles… A une semaine de la prise de fonction d’Emmanuel Macron, on fait le point sur sa feuille de route.

(Photo Laurent Troude pour Libération)

Quels seront les cinq premiers chantiers de Macron à l'Elysée ?

Comment «Le Pen» a fait barrage à «Marine»

Analyse.

Par Nicolas Lebourg, historien spécialiste des droites extrêmes :

Il y a une poignée de semaines, Marine Le Pen était donnée première du premier tour vers 25%, et seconde au second tour, mais aux alentours de 39%. Le but d’une campagne étant de concrétiser les intentions et de gagner de nouveaux électeurs, la question des causes de la non-concrétisation à ce niveau importe. Marine Le Pen avait commencé sa campagne sous l’égide de «la France apaisée». Il s’agissait enfin d’enregistrer les leçons des déceptions frontistes aux seconds tours des élections locales, avec un programme économique dont il avait montré qu’il inquiétait l’électorat de droite, faisait fuir les retraités, laissait goguenards les plus diplômés. Alors qu’en 2012, la ligne Florian Philippot était censée crédibiliser le parti et lui permettre d’enfin être réellement candidat au pouvoir, elle s’est transformée peu à peu en handicap. Elle était difficile à critiquer dans le parti, puisque si c’est Florian Philippot qui l’incarne médiatiquement cette ligne s’avère en fait être pleinement celle de la présidente. Après les régionales, il n’y avait guère que Robert Ménard pour oser dire que si la présidente du FN voulait vraiment le pouvoir il lui fallait s’adapter. A l’université d’été, Louis Aliot avait exposé qu’il s’agissait d’être équidistant entre les thèmes «identité» et «souveraineté».

Cependant, Marine Le Pen a fait sa campagne du premier tour en négligeant les fondamentaux jusqu’à la dernière semaine. Comme Lionel Jospin en 2002 elle entamait dès le départ une campagne de second tour. Puis, dans l’entre-deux-tours, elle tendait la main aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon… et scellait alliance avec Nicolas Dupont-Aignan… en faisant faire des variations inintelligibles à sa proposition monétaire… qu’elle achevait de noyer lors du débat face à Emmanuel Macron par de lourdes erreurs techniques. En somme, si le niveau électoral de l’extrême droite a bien atteint un nouveau palier historique, l’offre politique frontiste a été confronté à un problème structurel : «Le Pen» a fait barrage à «Marine».

Pour Arnaud Montebourg Macron doit «rassembler» et «convaincre»

Réaction.

L’ancien ministre de l’Economie et soutien de Benoît Hamon Arnaud Montebourg a adressé ses félicitations au nouveau président de la République et l’invite à «rassembler la France». L’ex-candidat aux primaires de la Belle Alliance, avait récemment appelé à voter pour Emmanuel Macron et faire barrage au Front national.

Marion Maréchal Le Pen : «Les Français ont choisi la continuité»

Réaction.

Marion Maréchal Le Pen n’a caché sa déception après la victoire d’Emmanuel Macron. «Il y a une part de déception puisque les Français ont choisi la continuité avec le quinquennat de François Hollande», a-t-elle affirmé sur BFM TV.

Tsípras : «La victoire de Macron, une inspiration pour l’Europe»

Grèce.

La victoire du candidat centriste Emmanuel Macron à la présidentielle française est «une inspiration pour la France et l’Europe», a tweeté dimanche soir le Premier ministre grec Aléxis Tsípras. «Je suis sûr que nous allons oeuvrer ensemble d’une façon étroite», a écrit Tsípras, chef du parti de gauche radicale Syriza. Emmanuel Macron s’est dit vendredi favorable à une restructuration de la dette grecque, précisant qu’il «mènera» le combat pour l’obtenir.

Dominique de Villepin revient sur la victoire d’Emmanuel Macron : «Sa priorité doit être de réconcilier les Français»

Réaction.

Dominique de Villepin, soutien d’Emmanuel Macron, est revenu au micro de BFMTV sur la large victoire du candidat d’En marche : «C’est une magnifique victoire pour Emmanuel Macron et pour la démocratie française. Je ressens une profonde reconnaissance envers Emmanuel Macron qui a fait preuve d’audace et de talent. Bien sûr, on l’entend à travers les propos de Jean-Luc Mélenchon, tout n’est pas réglé. Il y a une France divisée. Cela doit être la priorité du président de la République : réconcilier les Français. Il faut que le Président trouve cette exigence. Il doit être au contact des Français et des réalités des Français.» A la question concernant un éventuel poste dans la future majorité présidentielle, Dominique de Villepin a répondu qu’il ne souhaite «ni poste ni honneur quel qui soit».

Nathalie Arthaud : «Entre la millionnaire d’extrême droite et le larbin des banquiers, beaucoup ont refusé de choisir»

Réactions.

Nathalie Arthaud, candidate au premier tour sous les couleurs de Lutte ouvrière, a exprimé son soulagement sur Twitter de voir Marine Le Pen battue. Mais pour la porte-parole du parti travailliste, le nouveau président reste «le nouveau serviteur du grand patronat». «Les travailleurs devront défendre leurs intérêts», a appelé la candidate trotskiste.

En Allemagne, soulagement à l’annonce de l’élection de Macron

Vu de l’étranger.

Soulagement à Berlin. Le gouvernement fédéral a aussitôt félicité le nouveau président français, dès l’annonce des résultats dimanche soir. «C’est une victoire pour une Europe unie et forte. Et pour l’amitié franco-allemande», a déclaré le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert, sur Twitter, comme l’a relevé notre correspondante à Berlin.

Bruno Le Maire : «Il vaut mieux construire que détruire»

Réactions.

Au micro de LCI, Bruno Le Maire, qui s’est rallié à Macron au second tour, a fait part de sa réaction. «Chacun doit avoir conscience qu’il y a des millions de français de la droite et du centre qui sont orphelins», a-t-il commencé avant de poursuivre, «ce qui va se jouer dans les prochains jours, c’est la capacité du Président à ouvrir les bras. Le choix que je fais, c’est de regarder ce qui nous rapproche. Il vaut mieux construire que détruire. Il faut que le prochain quinquennat soit un quinquennat utile», a-t-il conclu.

Que faisaient les précédents présidents de la Ve République à 39 ans et demi ?

Rétro.

A l’âge d’Emmanuel Macron, soit 39 ans et demi, la plupart des présidents de la Ve République étaient bien lancés en politique : ministres, chef de cabinet… Petit récap’ juste ici.

Que faisaient les précédents présidents de la Ve République à 39 ans et demi ?

Réaction.

Le président américain Donald Trump félicite Emmanuel Macron pour sa «large victoire» et se dit «impatient de travailler avec lui».

Stéphane Le Foll réagit au discours d’Emmanuel Macron

Réaction.

Stéphane le Foll, porte-parole du gouvernement, a réagi au premier discours d’Emmanuel Macron en tant que président de la République, au micro de BFMTV : «Il a évoqué des divisions au sein de notre pays. Je les entends et je les perçois depuis longtemps en tant que ministre, et plus particulièrement en tant que ministre de l’Agriculture. A partir de cette élection d’Emmanuel Macron, il y a à construire une majorité. Cela nécessite que chacun mesure sa propre responsabilité et s’engage dans ce débat pour quelque chose de constructif. C’est mon cas.»

Front national, une normalisation toujours en attente

Analyse.

Par Sylvain Crépon, sociologue spécialiste du Front national :

Lorsqu’elle accède à la tête du FN en 2011, Marine Le Pen a déjà entamé son projet de redéfinition de la stratégie frontiste; mis en place dès le lendemain de la défaite cinglante de son père en 2002. Celui-ci tient en deux mots : dédiabolisation, normalisation. Elle et son équipe ont en tête les enquêtes du Cevipof de Sciences-Po qui avaient établi durant les années 1990 et 2000 qu’entre 40% et 60% des électeurs de Jean-Marie Le Pen, selon les élections, ne souhaitaient pas que ce dernier accède à la fonction suprême. Celui-ci exprimait à leurs yeux un danger pour la démocratie et il n’avait pas non plus les compétences d’un chef d’Etat, quand bien même ils partageaient ses considérations sur l’immigration.

La stratégie de Marine Le Pen s’est surtout axée sur la dédiabolisation, sans pouvoir s’en détacher non plus, et plus précisément sur une opposition à son père et à ses déclarations sur Shoah. Elle a également consisté à s’entourer de cadres compétents à même de rassurer un électorat soucieux de voir le chômage enfin se résorber. Le débat du second tour a néanmoins montré une stratégie surtout axée sur la détestation de son rival, de ce qu’il est censé incarner (la finance «mondiste», pour ne pas dire apatride), et non sur la pédagogie autour de propositions censées résoudre efficacement les difficultés économiques de la France, à commencer par le chômage. De quoi voir accoler au FN le label de parti protestataire et à sa présidente le rôle de trublion de la vie politique jadis dévolu à son père. Gageons que la «recomposition» qu’elle a appelée de ses vœux lors de son discours post-second tour prendra acte de cette impasse.

En conclusion de discours, Macron appelle à aimer la France

Discours.

Dans son allocution sans sourire et avec gravité, Macron annonce qu’il «se battra de toutes ses forces contre la division qui nous mine et nous abat». Sa conclusion : «Aimons la France, à compter de ce soir et pour les cinq années qui viennent, je vais avec humilité, avec dévouement, avec détermination, la servir en votre nom. Vive la République, vive la France.»

«Une nouvelle page de notre histoire s’ouvre ce soir, celle de l’espoir et de la confiance retrouvée»

Déclaration.

«Vous avez choisi de m’accorder votre confiance, je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude, c’est un grand honneur, et une grande responsabilité. Je veux vous dire merci», réagit Emmanuel Macron. «Je mettrai tout mon soin et toute mon énergie à être digne de votre confiance», promet le candidat élu, qui veut s’adresse à «tous les citoyens» : «Je ne méconnais aucune difficulté économique, ni l’impasse démocratique, ni l’affaiblissement moral du pays.» Emmanuel Macron adresse «un salut républicain à [s]on adversaire Mme Le Pen. (…) Il est de ma responsabilité d’entendre la colère, l’anxiété, les doutes, qu’une partie d’entre vous ont exprimé.» Le candidat élu promet de défendre «la France et l’Europe» et appelle à construire «un avenir meilleur». «Une nouvelle page de notre histoire s’ouvre ce soir, celle de l’espoir et de la confiance retrouvée», a-t-il également déclaré.

Malek Boutih, député de l’Essonne : «Je serai candidat pour la majorité présidentielle»

Législatives.

Malek Boutih, député PS de l’Essonne a annoncé sa candidature aux législatives sur le plateau de BFM TV : «Je prends le pari qu’Emmanuel Macron va réussir, son gouvernement va réussir et que la France va changer. C’est une victoire politique qui va transformer le pays. Je serai candidat pour la majorité présidentielle.»

Pierre Laurent (PCF) appelle à une mobilisation pour les législatives

Réaction.

Pierre Laurent (PCF) a tweeté dimanche soir son «soulagement» après l’annonce de l’élection d’Emmanuel Macron, une victoire qu’il a qualifiée de «fragile». «L’élection d’Emmanuel Macron est fragile», a nuancé le secrétaire national du Parti communiste sur le réseau social, affirmant que «Marine Le Pen (avait gagné) 14%. C’est le résultat de la banalisation du FN et des trahisons des gouvernements successifs». «Ce soir, notre cœur n’est pas à la fête. Le pays vit des heures graves», a-t-il poursuivi, appelant à «la construction d’une majorité de progrès pour notre pays». Le responsable du PCF a en outre lancé «un appel à tous les responsables de la France insoumise», le parti de Jean-Luc Mélenchon, arrivé quatrième au premier tour, pour qu’un «accord d’union aboutisse» pour les législatives.

Record de votes blancs et nuls

Ni-ni.

Plus de 4,2 millions d’électeurs ont voté blanc ou nul, soit près de 9% des inscrits. C’est un record pour une élection présidentielle. L’abstention, elle, atteint 26% des inscrits.

La première ministre écossaise félicite Macron pour «sa victoire décisive»

Réaction.

«Vive la France», a écrit sur Twitter la Première ministre écossaise. Nicola Sturgeon a félicité le nouveau président pour «sa victoire décisive contre la droite dure». Rappelons que l’Ecosse avait massivement voté pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, et que Sturgeon pourrait déclencher bientôt un nouveau référendum d’indépendance.

Score.

Au Touquet-Paris Plage (Pas-de-Calais), le candidat d’En marche a remporté 81,08% des voix, selon le maire LR de la commune, Daniel Fasquelle, qui salue le choix des électeurs d’avoir fait «clairement fait barrage à l’extrême droite».

Réaction.

La maire socialiste de Lille, Martine Aubry, félicite Emmanuel Macron et la victoire de «la République» contre le Front national.

Un nouveau parti pour l’extrême droite ?

Par Nicolas Lebourg.

Nicolas Lebourg, historien spécialiste des droites extrêmes, commente pour Libération ce second tour.

Depuis plusieurs années, le Front national répète, suivi par nombre de médias, qu’il est le premier parti de France. Cela était faux et l’est clairement ce soir. Cependant, si les noms «Le Pen» et «Front national» ne sont pas «dédiabolisés» dans les urnes ce soir, le vote pour l’extrême droite est clairement normalisé.

Le niveau d’agressivité de la fin de campagne ne laissait pas de doute sur le fait que la candidate ne représentait pas une simple variation stylistique des autres offres politiques. Elle semble, ce soir, en tirer la conclusion. Puisqu’il y a une envie d’extrême droite, puisqu’elle ne cède pas la place et entend bien représenter encore la marque «Le Pen» à la prochain échéance présidentielle, elle annonce l’évolution du parti.

Déjà, en 1988, alors que pour la première fois Jean-Marie le Pen réussissait à imposer sa formation dans la course, il en avait été question. Jean-Marie le Pen avait espéré être au second tour, et il avait envisagé après le scrutin de réunir un congrès pour faire changer le nom de son parti et valider une réorientation stratégique. Cela ne se fit pas, mais au congrès suivant étaient débattues les modalités possibles de prise du pouvoir : se situer au carrefour des droites, ou s’imposer seul contre tous. Vingt ans plus tard, le parti avait toujours le même nom et était toujours sur la ligne de «la grande alternance», voulant remporter de son seul fait la course au pouvoir. Si on a bien entendu Marine Le Pen, ces questions sont revenues sur le tapis.

Juifs et musulmans saluent la victoire de Macron

Unité.

Le Grand rabbin de France salue ce dimanche la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, se réjouissant du «triomphe des valeurs républicaines». Haïm Korsia, «se réjouit du triomphe des valeurs républicaines et salue les Français qui se sont largement mobilisés pour faire barrage à l’extrême droite», indique-t-il dans un communiqué. «Bien conscient toutefois que de nombreux suffrages se sont portés sur la candidate du Front national» Marine Le Pen, le représentant appelle les responsables politiques «à prendre en considération, avec gravité, le cri de désespoir et de colère des électeurs» en vue des législatives.

La Grande mosquée de Paris a, de son côté, salué la «brillante élection» d’Emmanuel Macron et «l’élan national qui l’a plébiscité». Elle y voit «le signe d’une France réconciliée avec toutes ses composantes spirituelles et religieuses pour répondre dans l’unité aux menaces de division qui pèsent sur la nation». C’est aussi le signe, pour les musulmans français, «d’une nette espérance dans une vision du vivre-ensemble rassemblée autour des valeurs républicaines humanistes, patriotes, démocratiques et laïques», ajoute-t-elle dans un communiqué.

Pour Cambadélis, un résultat «déroutant voire inquiétant»

Réaction.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, a réagi à la victoire d’Emmanuel Macron, se disant fier d’avoir «contribué à freiner la poussée nationaliste» en appelant à voter pour le candidat d’En marche. «Malgré la menace, nombreux sont ceux qui ont choisi un bulletin blanc ou nul. Ce résultat, nul ne peut s’en satisfaire» a déclaré Cambadélis, qui évoque un résultat «déroutant voire inquiétant». «Personne ne peut souhaiter l’échec de ce quinquennat qui s’ouvre», a-t-il affirmé. (photo AFP)

Rachida Dati félicite Emmanuel Macron pour sa victoire

Réactions.

Rachida Dati a félicité Emmanuel Macron sur le plateau de BFMTV. «Cette élection devait être imperdable pour notre force politique. Je tiens à féliciter Emmanuel Macron. On ne peut plus faire de la politique comme avant, avec les mêmes. C’est un avertissement pour les deux grandes forces politiques de la France. Mais le combat n’est pas fini» , a-t-elle déclaré.

Louvre.

Notre photographe se trouve avec les partisans d’Emmanuel Macron sur le parvis du carrousel du Louvre, à Paris. Et c’est peu dire que la joie s’est lue sur les visages à l’annonce de la victoire de l’ancien ministre.

(Photo Boris Allin. Hans Lucas pour Libération)

Royal : «Le temps est venu de travailler ensemble»

Réaction.

«Le temps est venu de travailler ensemble», appelle la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, après la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Il faudra «construire une majorité présidentielle et parlementaire», a-t-elle estimé, en saluant «la victoire de l’audace, de l’imagination et d’une nouvelle espérance, en particulier pour les jeunes générations».

Ségolène Royal dit voir «trois événements historiques» dans la victoire de Emmanuel Macron, en premier lieu «un changement de génération, avec un président qui a moins de 40 ans». «Il a aussi réussi à casser les oppositions traditionnelles droite/gauche et une certaine forme de violence dans la politique», a-t-elle constaté. Interrogée pour savoir si elle fera partie de la majorité présidentielle, la ministre a déclaré que le moment n’était pas encore venu de le dire.

La Première ministre britannique Theresa May «félicite chaleureusement» Macron

GB.

La Première ministre britannique Theresa May «félicite chaleureusement» Emmanuel Macron pour sa victoire dimanche à l’élection présidentielle française, a déclaré un porte-parole de May. «La France est l’un de nos plus proches alliés et nous nous réjouissons de travailler avec le nouveau président sur un large éventail de priorités communes», a écrit ce porte-parole dans un communiqué.

Réaction.

Les Français ont choisi «un avenir européen», se félicite le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker.

Live

Le candidat d’En marche remporte l’élection et devient ainsi le huitième président de la Ve République.

L’essentiel

• Le candidat d’En marche est sorti vainqueur de l’élection présidentielle, qui l’opposait à Marine Le Pen.

• La présidente «en congé» du Front national a reconnu sa défaite et déploré que les Français aient «voté pour la continuité». Avant d’affirmer : «Le FN doit se renouveler pour être à la hauteur de cette opportunité historique et des attentes des Français. Je proposerai d’engager une transformation de notre mouvement afin de constituer une nouvelle force politique».

• Libération a décidé, comme plusieurs autres médias, de boycotter la soirée électorale du FN, le parti d’extrême droite ayant refusé d’accréditer plusieurs journalistes.

Suivez la soirée électorale avec l’équipe de Libération.

Résultats.Emmanuel Macron élu président avec 65,8% des voix

Emmanuel Macron (En marche) est élu président de la Ve République en obtenant entre 65,8% des voix face à Marine Le Pen (34,2%), selon les premières estimations Ipsos disponibles dimanche soir.

Le second tour a été marqué par la plus forte abstention depuis 1969, qui devrait, selon les sondeurs, dépasser les 25%. Contrairement à 2002, où la présence du Front national avait mobilisé, la participation recule nettement par rapport au 1er tour (22,23%). Les votes blancs et nuls ont atteint 8,8%.

L’appel à la résistance de Philippe Poutou

Réaction.

Le porte-parole du NPA, Philippe Poutou, voit d’un mauvais œil l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République Française. Pour l’ouvrier dans l’automobile, il «faut vite passer aux résistances et luttes».

Quels seront les cinq premiers chantiers de Macron à l’Elysée ?

Au programme.

Moralisation de la vie politique, introduction du principe de «droit à l’erreur» administrative, plus d’autonomie des écoles… A une semaine de la prise de fonction d’Emmanuel Macron, on fait le point sur sa feuille de route.

(Photo Laurent Troude pour Libération)

Quels seront les cinq premiers chantiers de Macron à l'Elysée ?

Comment «Le Pen» a fait barrage à «Marine»

Analyse.

Par Nicolas Lebourg, historien spécialiste des droites extrêmes :

Il y a une poignée de semaines, Marine Le Pen était donnée première du premier tour vers 25%, et seconde au second tour, mais aux alentours de 39%. Le but d’une campagne étant de concrétiser les intentions et de gagner de nouveaux électeurs, la question des causes de la non-concrétisation à ce niveau importe. Marine Le Pen avait commencé sa campagne sous l’égide de «la France apaisée». Il s’agissait enfin d’enregistrer les leçons des déceptions frontistes aux seconds tours des élections locales, avec un programme économique dont il avait montré qu’il inquiétait l’électorat de droite, faisait fuir les retraités, laissait goguenards les plus diplômés. Alors qu’en 2012, la ligne Florian Philippot était censée crédibiliser le parti et lui permettre d’enfin être réellement candidat au pouvoir, elle s’est transformée peu à peu en handicap. Elle était difficile à critiquer dans le parti, puisque si c’est Florian Philippot qui l’incarne médiatiquement cette ligne s’avère en fait être pleinement celle de la présidente. Après les régionales, il n’y avait guère que Robert Ménard pour oser dire que si la présidente du FN voulait vraiment le pouvoir il lui fallait s’adapter. A l’université d’été, Louis Aliot avait exposé qu’il s’agissait d’être équidistant entre les thèmes «identité» et «souveraineté».

Cependant, Marine Le Pen a fait sa campagne du premier tour en négligeant les fondamentaux jusqu’à la dernière semaine. Comme Lionel Jospin en 2002 elle entamait dès le départ une campagne de second tour. Puis, dans l’entre-deux-tours, elle tendait la main aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon… et scellait alliance avec Nicolas Dupont-Aignan… en faisant faire des variations inintelligibles à sa proposition monétaire… qu’elle achevait de noyer lors du débat face à Emmanuel Macron par de lourdes erreurs techniques. En somme, si le niveau électoral de l’extrême droite a bien atteint un nouveau palier historique, l’offre politique frontiste a été confronté à un problème structurel : «Le Pen» a fait barrage à «Marine».

Pour Arnaud Montebourg Macron doit «rassembler» et «convaincre»

Réaction.

L’ancien ministre de l’Economie et soutien de Benoît Hamon Arnaud Montebourg a adressé ses félicitations au nouveau président de la République et l’invite à «rassembler la France». L’ex-candidat aux primaires de la Belle Alliance, avait récemment appelé à voter pour Emmanuel Macron et faire barrage au Front national.

Marion Maréchal Le Pen : «Les Français ont choisi la continuité»

Réaction.

Marion Maréchal Le Pen n’a caché sa déception après la victoire d’Emmanuel Macron. «Il y a une part de déception puisque les Français ont choisi la continuité avec le quinquennat de François Hollande», a-t-elle affirmé sur BFM TV.

Tsípras : «La victoire de Macron, une inspiration pour l’Europe»

Grèce.

La victoire du candidat centriste Emmanuel Macron à la présidentielle française est «une inspiration pour la France et l’Europe», a tweeté dimanche soir le Premier ministre grec Aléxis Tsípras. «Je suis sûr que nous allons oeuvrer ensemble d’une façon étroite», a écrit Tsípras, chef du parti de gauche radicale Syriza. Emmanuel Macron s’est dit vendredi favorable à une restructuration de la dette grecque, précisant qu’il «mènera» le combat pour l’obtenir.

Dominique de Villepin revient sur la victoire d’Emmanuel Macron : «Sa priorité doit être de réconcilier les Français»

Réaction.

Dominique de Villepin, soutien d’Emmanuel Macron, est revenu au micro de BFMTV sur la large victoire du candidat d’En marche : «C’est une magnifique victoire pour Emmanuel Macron et pour la démocratie française. Je ressens une profonde reconnaissance envers Emmanuel Macron qui a fait preuve d’audace et de talent. Bien sûr, on l’entend à travers les propos de Jean-Luc Mélenchon, tout n’est pas réglé. Il y a une France divisée. Cela doit être la priorité du président de la République : réconcilier les Français. Il faut que le Président trouve cette exigence. Il doit être au contact des Français et des réalités des Français.» A la question concernant un éventuel poste dans la future majorité présidentielle, Dominique de Villepin a répondu qu’il ne souhaite «ni poste ni honneur quel qui soit».

Nathalie Arthaud : «Entre la millionnaire d’extrême droite et le larbin des banquiers, beaucoup ont refusé de choisir»

Réactions.

Nathalie Arthaud, candidate au premier tour sous les couleurs de Lutte ouvrière, a exprimé son soulagement sur Twitter de voir Marine Le Pen battue. Mais pour la porte-parole du parti travailliste, le nouveau président reste «le nouveau serviteur du grand patronat». «Les travailleurs devront défendre leurs intérêts», a appelé la candidate trotskiste.

En Allemagne, soulagement à l’annonce de l’élection de Macron

Vu de l’étranger.

Soulagement à Berlin. Le gouvernement fédéral a aussitôt félicité le nouveau président français, dès l’annonce des résultats dimanche soir. «C’est une victoire pour une Europe unie et forte. Et pour l’amitié franco-allemande», a déclaré le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert, sur Twitter, comme l’a relevé notre correspondante à Berlin.

Bruno Le Maire : «Il vaut mieux construire que détruire»

Réactions.

Au micro de LCI, Bruno Le Maire, qui s’est rallié à Macron au second tour, a fait part de sa réaction. «Chacun doit avoir conscience qu’il y a des millions de français de la droite et du centre qui sont orphelins», a-t-il commencé avant de poursuivre, «ce qui va se jouer dans les prochains jours, c’est la capacité du Président à ouvrir les bras. Le choix que je fais, c’est de regarder ce qui nous rapproche. Il vaut mieux construire que détruire. Il faut que le prochain quinquennat soit un quinquennat utile», a-t-il conclu.

Que faisaient les précédents présidents de la Ve République à 39 ans et demi ?

Rétro.

A l’âge d’Emmanuel Macron, soit 39 ans et demi, la plupart des présidents de la Ve République étaient bien lancés en politique : ministres, chef de cabinet… Petit récap’ juste ici.

Que faisaient les précédents présidents de la Ve République à 39 ans et demi ?

Réaction.

Le président américain Donald Trump félicite Emmanuel Macron pour sa «large victoire» et se dit «impatient de travailler avec lui».

Stéphane Le Foll réagit au discours d’Emmanuel Macron

Réaction.

Stéphane le Foll, porte-parole du gouvernement, a réagi au premier discours d’Emmanuel Macron en tant que président de la République, au micro de BFMTV : «Il a évoqué des divisions au sein de notre pays. Je les entends et je les perçois depuis longtemps en tant que ministre, et plus particulièrement en tant que ministre de l’Agriculture. A partir de cette élection d’Emmanuel Macron, il y a à construire une majorité. Cela nécessite que chacun mesure sa propre responsabilité et s’engage dans ce débat pour quelque chose de constructif. C’est mon cas.»

Front national, une normalisation toujours en attente

Analyse.

Par Sylvain Crépon, sociologue spécialiste du Front national :

Lorsqu’elle accède à la tête du FN en 2011, Marine Le Pen a déjà entamé son projet de redéfinition de la stratégie frontiste; mis en place dès le lendemain de la défaite cinglante de son père en 2002. Celui-ci tient en deux mots : dédiabolisation, normalisation. Elle et son équipe ont en tête les enquêtes du Cevipof de Sciences-Po qui avaient établi durant les années 1990 et 2000 qu’entre 40% et 60% des électeurs de Jean-Marie Le Pen, selon les élections, ne souhaitaient pas que ce dernier accède à la fonction suprême. Celui-ci exprimait à leurs yeux un danger pour la démocratie et il n’avait pas non plus les compétences d’un chef d’Etat, quand bien même ils partageaient ses considérations sur l’immigration.

La stratégie de Marine Le Pen s’est surtout axée sur la dédiabolisation, sans pouvoir s’en détacher non plus, et plus précisément sur une opposition à son père et à ses déclarations sur Shoah. Elle a également consisté à s’entourer de cadres compétents à même de rassurer un électorat soucieux de voir le chômage enfin se résorber. Le débat du second tour a néanmoins montré une stratégie surtout axée sur la détestation de son rival, de ce qu’il est censé incarner (la finance «mondiste», pour ne pas dire apatride), et non sur la pédagogie autour de propositions censées résoudre efficacement les difficultés économiques de la France, à commencer par le chômage. De quoi voir accoler au FN le label de parti protestataire et à sa présidente le rôle de trublion de la vie politique jadis dévolu à son père. Gageons que la «recomposition» qu’elle a appelée de ses vœux lors de son discours post-second tour prendra acte de cette impasse.

En conclusion de discours, Macron appelle à aimer la France

Discours.

Dans son allocution sans sourire et avec gravité, Macron annonce qu’il «se battra de toutes ses forces contre la division qui nous mine et nous abat». Sa conclusion : «Aimons la France, à compter de ce soir et pour les cinq années qui viennent, je vais avec humilité, avec dévouement, avec détermination, la servir en votre nom. Vive la République, vive la France.»

«Une nouvelle page de notre histoire s’ouvre ce soir, celle de l’espoir et de la confiance retrouvée»

Déclaration.

«Vous avez choisi de m’accorder votre confiance, je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude, c’est un grand honneur, et une grande responsabilité. Je veux vous dire merci», réagit Emmanuel Macron. «Je mettrai tout mon soin et toute mon énergie à être digne de votre confiance», promet le candidat élu, qui veut s’adresse à «tous les citoyens» : «Je ne méconnais aucune difficulté économique, ni l’impasse démocratique, ni l’affaiblissement moral du pays.» Emmanuel Macron adresse «un salut républicain à [s]on adversaire Mme Le Pen. (…) Il est de ma responsabilité d’entendre la colère, l’anxiété, les doutes, qu’une partie d’entre vous ont exprimé.» Le candidat élu promet de défendre «la France et l’Europe» et appelle à construire «un avenir meilleur». «Une nouvelle page de notre histoire s’ouvre ce soir, celle de l’espoir et de la confiance retrouvée», a-t-il également déclaré.

Malek Boutih, député de l’Essonne : «Je serai candidat pour la majorité présidentielle»

Législatives.

Malek Boutih, député PS de l’Essonne a annoncé sa candidature aux législatives sur le plateau de BFM TV : «Je prends le pari qu’Emmanuel Macron va réussir, son gouvernement va réussir et que la France va changer. C’est une victoire politique qui va transformer le pays. Je serai candidat pour la majorité présidentielle.»

Pierre Laurent (PCF) appelle à une mobilisation pour les législatives

Réaction.

Pierre Laurent (PCF) a tweeté dimanche soir son «soulagement» après l’annonce de l’élection d’Emmanuel Macron, une victoire qu’il a qualifiée de «fragile». «L’élection d’Emmanuel Macron est fragile», a nuancé le secrétaire national du Parti communiste sur le réseau social, affirmant que «Marine Le Pen (avait gagné) 14%. C’est le résultat de la banalisation du FN et des trahisons des gouvernements successifs». «Ce soir, notre cœur n’est pas à la fête. Le pays vit des heures graves», a-t-il poursuivi, appelant à «la construction d’une majorité de progrès pour notre pays». Le responsable du PCF a en outre lancé «un appel à tous les responsables de la France insoumise», le parti de Jean-Luc Mélenchon, arrivé quatrième au premier tour, pour qu’un «accord d’union aboutisse» pour les législatives.

Record de votes blancs et nuls

Ni-ni.

Plus de 4,2 millions d’électeurs ont voté blanc ou nul, soit près de 9% des inscrits. C’est un record pour une élection présidentielle. L’abstention, elle, atteint 26% des inscrits.

La première ministre écossaise félicite Macron pour «sa victoire décisive»

Réaction.

«Vive la France», a écrit sur Twitter la Première ministre écossaise. Nicola Sturgeon a félicité le nouveau président pour «sa victoire décisive contre la droite dure». Rappelons que l’Ecosse avait massivement voté pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, et que Sturgeon pourrait déclencher bientôt un nouveau référendum d’indépendance.

Score.

Au Touquet-Paris Plage (Pas-de-Calais), le candidat d’En marche a remporté 81,08% des voix, selon le maire LR de la commune, Daniel Fasquelle, qui salue le choix des électeurs d’avoir fait «clairement fait barrage à l’extrême droite».

Réaction.

La maire socialiste de Lille, Martine Aubry, félicite Emmanuel Macron et la victoire de «la République» contre le Front national.

Un nouveau parti pour l’extrême droite ?

Par Nicolas Lebourg.

Nicolas Lebourg, historien spécialiste des droites extrêmes, commente pour Libération ce second tour.

Depuis plusieurs années, le Front national répète, suivi par nombre de médias, qu’il est le premier parti de France. Cela était faux et l’est clairement ce soir. Cependant, si les noms «Le Pen» et «Front national» ne sont pas «dédiabolisés» dans les urnes ce soir, le vote pour l’extrême droite est clairement normalisé.

Le niveau d’agressivité de la fin de campagne ne laissait pas de doute sur le fait que la candidate ne représentait pas une simple variation stylistique des autres offres politiques. Elle semble, ce soir, en tirer la conclusion. Puisqu’il y a une envie d’extrême droite, puisqu’elle ne cède pas la place et entend bien représenter encore la marque «Le Pen» à la prochain échéance présidentielle, elle annonce l’évolution du parti.

Déjà, en 1988, alors que pour la première fois Jean-Marie le Pen réussissait à imposer sa formation dans la course, il en avait été question. Jean-Marie le Pen avait espéré être au second tour, et il avait envisagé après le scrutin de réunir un congrès pour faire changer le nom de son parti et valider une réorientation stratégique. Cela ne se fit pas, mais au congrès suivant étaient débattues les modalités possibles de prise du pouvoir : se situer au carrefour des droites, ou s’imposer seul contre tous. Vingt ans plus tard, le parti avait toujours le même nom et était toujours sur la ligne de «la grande alternance», voulant remporter de son seul fait la course au pouvoir. Si on a bien entendu Marine Le Pen, ces questions sont revenues sur le tapis.

Juifs et musulmans saluent la victoire de Macron

Unité.

Le Grand rabbin de France salue ce dimanche la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, se réjouissant du «triomphe des valeurs républicaines». Haïm Korsia, «se réjouit du triomphe des valeurs républicaines et salue les Français qui se sont largement mobilisés pour faire barrage à l’extrême droite», indique-t-il dans un communiqué. «Bien conscient toutefois que de nombreux suffrages se sont portés sur la candidate du Front national» Marine Le Pen, le représentant appelle les responsables politiques «à prendre en considération, avec gravité, le cri de désespoir et de colère des électeurs» en vue des législatives.

La Grande mosquée de Paris a, de son côté, salué la «brillante élection» d’Emmanuel Macron et «l’élan national qui l’a plébiscité». Elle y voit «le signe d’une France réconciliée avec toutes ses composantes spirituelles et religieuses pour répondre dans l’unité aux menaces de division qui pèsent sur la nation». C’est aussi le signe, pour les musulmans français, «d’une nette espérance dans une vision du vivre-ensemble rassemblée autour des valeurs républicaines humanistes, patriotes, démocratiques et laïques», ajoute-t-elle dans un communiqué.

Pour Cambadélis, un résultat «déroutant voire inquiétant»

Réaction.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, a réagi à la victoire d’Emmanuel Macron, se disant fier d’avoir «contribué à freiner la poussée nationaliste» en appelant à voter pour le candidat d’En marche. «Malgré la menace, nombreux sont ceux qui ont choisi un bulletin blanc ou nul. Ce résultat, nul ne peut s’en satisfaire» a déclaré Cambadélis, qui évoque un résultat «déroutant voire inquiétant». «Personne ne peut souhaiter l’échec de ce quinquennat qui s’ouvre», a-t-il affirmé. (photo AFP)

Rachida Dati félicite Emmanuel Macron pour sa victoire

Réactions.

Rachida Dati a félicité Emmanuel Macron sur le plateau de BFMTV. «Cette élection devait être imperdable pour notre force politique. Je tiens à féliciter Emmanuel Macron. On ne peut plus faire de la politique comme avant, avec les mêmes. C’est un avertissement pour les deux grandes forces politiques de la France. Mais le combat n’est pas fini» , a-t-elle déclaré.

Louvre.

Notre photographe se trouve avec les partisans d’Emmanuel Macron sur le parvis du carrousel du Louvre, à Paris. Et c’est peu dire que la joie s’est lue sur les visages à l’annonce de la victoire de l’ancien ministre.

(Photo Boris Allin. Hans Lucas pour Libération)

Royal : «Le temps est venu de travailler ensemble»

Réaction.

«Le temps est venu de travailler ensemble», appelle la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, après la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Il faudra «construire une majorité présidentielle et parlementaire», a-t-elle estimé, en saluant «la victoire de l’audace, de l’imagination et d’une nouvelle espérance, en particulier pour les jeunes générations».

Ségolène Royal dit voir «trois événements historiques» dans la victoire de Emmanuel Macron, en premier lieu «un changement de génération, avec un président qui a moins de 40 ans». «Il a aussi réussi à casser les oppositions traditionnelles droite/gauche et une certaine forme de violence dans la politique», a-t-elle constaté. Interrogée pour savoir si elle fera partie de la majorité présidentielle, la ministre a déclaré que le moment n’était pas encore venu de le dire.

La Première ministre britannique Theresa May «félicite chaleureusement» Macron

GB.

La Première ministre britannique Theresa May «félicite chaleureusement» Emmanuel Macron pour sa victoire dimanche à l’élection présidentielle française, a déclaré un porte-parole de May. «La France est l’un de nos plus proches alliés et nous nous réjouissons de travailler avec le nouveau président sur un large éventail de priorités communes», a écrit ce porte-parole dans un communiqué.

Réaction.

Les Français ont choisi «un avenir européen», se félicite le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker.

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*