Donald Trump aux Africains « Les Africains sont des sots paresseux, tout juste bons à manger, faire l’amour et voler »

2016-07-25-bf1e6eb3_large-702x336-300x144Malick, le demi-frère de Barack Obama et Donald Trump..| Ph: illustration

Le nouveau président américain Donald Trump a une vision tout aussi caricaturale du continent africain,  Sans doute serait-il excessif de dire que Donald Trump n’aime pas l’Afrique. Le nouveau président élu américain ne connaît certainement pas assez le continent pour l’apprécier ou le mésestimer. Guère plus, en tout cas, que Sarah Palin, la candidate de 2008 à la vice-présidence américaine, dont la propre équipe de campagne révélait, en off à un responsable de la chaîne Fox News, qu’elle pensait que l’Afrique « n’était pas un continent au sens géographique », et que « l’Afrique du Sud en était simplement la région du sud et non un pays à part entière ».

Comme Sarah Palin – et pour emprunter le niveau de langage du milliardaire et nouveau élu à la maison blanche -, Donald Trump s’en fout de l’Afrique. Sans doute le continent africain évoque-t-il d’abord au magnat de l’immobilier une variété de couleurs de peaux qu’il ne prise guère.

Fin novembre 2015, lors d’un meeting dans la ville majoritairement « noire » de Birmingham, en Alabama, le militant « d’ébène » Mercutio Southall Jr s’introduisit dans un public dont la quasi-totalité était étonnamment blanche. Il sera évacué après avoir hurlé « Black lives matter ! », slogan qui signifie que « les vies noires comptent ». « Faites-lui foutre le camp d’ici. Jetez-le dehors », aura éructé Donald Trump. « Incident raciste », se seront offusquées certaines organisations militantes…

Certains Africains sont des sots paresseux, tout juste bons à manger, faire l’amour et voler

Si, généralement, Donald Trump ne tacle les Africains qu’indirectement, son mépris distant se fait parfois plus explicite. En octobre 2015, à Indianapolis, le milliardaire affirmait que « certains Africains sont des sots paresseux, tout juste bons à manger, faire l’amour et voler ». Ces « ennemis du progrès » auraient transmis à nombre d’afro-Américains cette fâcheuse tendance à « vadrouiller en déplorant la façon dont ils sont discriminés ».

Les africains croient que leur destin se trouve entre les mains d’un être (bienfaisant ou malfaisant).
C’est pourquoi ils remplissent les églises-sectes car leurs pasteurs-gourous sont des hommes qui ont compris leur mentalité et en profitent au maximum.
Alors… dans ces églises-sectes, on leur enseigne la prospérité financière juste par la prière, la dîme ou denier de culte. Le voyage en Europe aux USA par la prière, la dîme ou denier de culte; Le mariage par la bonne volonté de la prière…; On leur enseigne qu’ils sont pauvres à cause d’un démon de pauvreté, qu’ils sont médiocres à cause d’un démon de médiocrité, qu’ils n’ont pas d’enfants à cause d’un démon de stérilité. Bref chaque mal social ou personnel à un démon, un esprit impur qui en est la cause… et on leur promet que dès que le pasteur-gourou va chasser ce démon tout va aller très bien.  »

Prenant le Kenya comme « étude de cas de mauvais exemple », Trump indiqua que le gouvernement kényan et son opposition volaient l’argent de leur pays pour l’investir à l’étranger. Et d’indiquer, comme pour dérouter sa hargne vers une forme d’humour primaire, qu’en cas d’expulsion de Kényans des États-Unis, il ne faudrait pas oublier de mettre dans le charter « leur fils Barack Obama »…

Que les Africains enlisés dans leur torpeur se rassurent : Trump soulignait que « la plupart des pays africains devraient être colonisés pendant un siècle ». Grâce à lui, les ignorants d’Afrique auront peut-être enfin accès au sens du « leadership » et de « l’auto-gouvernance », pense-t-il… Et peut-être, au final, le président Trump pourrait un jour agir en faveur de l’Afrique, qui sait ? Après tout, ce continent lui sert déjà de terrain de jeu familial. Sur Internet circulent les photos de ses fils Donald Junior et Eric en plein braconnage d’espèces zimbabwéennes protégées.

Regardsurlafrique Par TBM

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