[Édito] Fatou Bensouda et les deux empires

Entre ceux qui vilipendent à tort la Cour pénale internationale (CPI) et ceux qui la critiquent à raison, l’espace se réduit chaque mois un peu plus, au point que l’on se demande si l’institution, née il y a vingt ans du traité de Rome, n’est pas à court terme menacée d’asphyxie prématurée.

John Bolton, le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, néoconservateur façon pitbull qui a lancé le 10 septembre une violente charge contre la CPI, relève manifestement de la première catégorie : si la Maison-Blanche qualifie par sa voix la Cour d’« illégitime » et de « déjà morte », tout en menaçant la procureure Fatou Bensouda et ses équipes de représailles personnelles, ce n’est certes pas parce que le tribunal de La Haye a eu jusqu’ici une fâcheuse tendance à ne s’en prendre qu’aux Africains.

Tout au contraire : c’est pour avoir simplement « considéré » l’ouverture d’enquêtes visant des exactions commises par des militaires non africains – américains en Afghanistan et israéliens à Gaza – et, par là même, tenté de se défaire des accusations d’« afrocentrisme » qui pèsent sur son travail.

jeuneafrique.com

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