EL HADJI IBRAHIMA SAKHO, Préfet de Dakar : « Les déguerpis sont avertis avant toute opération »
A LA UNE, ACTUALITE, SOCIETE Mercredi, février 6th, 2013Sunuker.com/Soleil: La deuxième phase de l’opération de désencombrement de la ville Dakar a démarré hier, sous la houlette du préfet. Dans cet entretien, El Hadj Ibrahima Sakho explique le pourquoi de cette opération de désencombrement de la capitale sénégalaise.
Qu’est-ce qui a poussé les autorités à lancer une opération de désencombrement sur toute l’étendue du département de Dakar ?
Cette opération s’inscrit dans le souci de rendre la capitale sénégalaise propre et libre de toute occupation irrégulière. La première phase avait débuté en octobre avec une suspension de deux mois. La deuxième qui a démarré aujourd’hui (hier, ndlr) est celle de la consolidation et d’amplification de l’action. Dans la première phase, nous avions des axes ciblés, mais, cette fois, l’opération concerne tout le département de Dakar pour les voies classées. En matière de voirie, nous avons des voies qui sont classées et d’autres qui ne le sont pas. Cette dernière catégorie de voies est sous la responsabilité des collectivités locales. Pour le moment, l’opération se limite à la voirie classée, mais subsidiairement nous pouvons l’étendre à certaines artères non classées qui présentent des problèmes de sécurité. C’est pourquoi, j’invite les maires des collectivités locales de s’abstenir de délivrer des actes sur la voirie classée qui reste dans le giron de l’Etat. Ils ont la possibilité de faire des recettes à partir d’autorisations précaires et révocables délivrées sur la voirie non classée. Depuis que je suis à la tête du département de Dakar, j’essaie de faire comprendre cette distinction aux élus locaux. Certains ont compris, mais d’autres continuent à délivrer des actes ou du moins certains de leurs agents.
Avez-vous informé les populations avant de lancer l’opération ?
Nous avons fait d’abord un communiqué avec indication des artères concernées par l’opération. Ensuite, j’ai fait un second communiqué pour préciser les objets encombrants ciblés. Puis, chaque sous-préfet a distribué à grande échelle des sommations de libération de la voie publique irrégulièrement occupée. D’ailleurs, la réglementation nous impose cette formalité de notification des sommations.
Dans le passé, de telles opérations ont été menées mais le suivi ….
Vous avez raison. Le suivi a toujours été le ventre mou de notre dispositif. C’est la raison pour laquelle pour cette seconde phase, nous avons associé les collectivités locales. Cela explique la présence de certains maires à nos côtés. Ils seront chargés de dérouler immédiatement un plan de suivi sous la responsabilité des sous-préfets qui ont mis en place des comités de mise en œuvre et de suivi des opérations de terrain. Donc, il y aura une structuration à la base qui permettra de sauvegarder les résultats et de les suivre. Je dois souligner que l’Ageroute, le gestionnaire par excellence des routes, mettra aussi en place un dispositif de surveillance des artères libérées.
Peut-on s’attendre, à l’issue de cette opération, à la libération définitive de toutes les voies classées ?
En principe toutes les voies classées devront être libérées. Les voies non classées qui présentent des problèmes de sécurité seront intégrées dans le programme.
Pourquoi les marchands ambulants ne sont pas concernés par l’opération ?
Parce qu’il y a des programmes spéciaux qui les concernent.
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