Élection présidentielle algérienne 2019 : le cercle rapproché du président Bouteflika

Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé, dans une lettre publiée le 10 février par l’agence de presse officielle algérienne, qu’il se présentait à l’élection présidentielle prévue le 18 avril 2019.

Abdelaziz Bouteflika, qui aura 82 ans le 2 mars prochain et est au pouvoir depuis avril 1999, a choisi comme directeur de campagne l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal, comme il l’avait fait lors de sa campagne pour le deuxième mandat en 2004, le troisième en 2009 et pour le quatrième en 2014, le dernier scrutin en date, qu’il avait remporté avec plus de 80 % des suffrages dès le premier tour.

La santé du président s’est détériorée depuis son accident vasculaire cérébral en 2013, l’obligeant à se déplacer en fauteuil roulant au cours de ses rares sorties en public, limitées à des événements importants comme la Fête de l’Indépendance, célébrée le 5 juillet, ainsi que celle du 1er novembre qui commémore le début de la révolution algérienne. De nombreuses visites officielles de chefs d’État étrangers et de gouvernement ont été annulées en raison de son état affaibli.

Pour sa part, Abelmalek Sellal a commencé à nommer des responsables au niveau de l’organe chargé d’organiser et de lancer la campagne présidentielle dans le pays et à l’étranger. Il s’est notamment entouré de personnalités issues du cercle rapproché du président. France 24 se penche sur les profils des personnes susceptibles de jouer un rôle important pendant et après la campagne présidentielle.

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Saïd Bouteflika, 61 ans, frère d’Abdelaziz Bouteflika, en train de voter aux élections locales, en novembre 2017.

Le président de facto de l’Algérie ?

Comme son frère aîné, Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika est né à Oujda, au Maroc. Lors de sa prise de fonction en 1999, le président l’a nommé comme conseiller spécial auprès de lui. Il veille sur sa santé, sélectionne les membres de son entourage et participe également à tous les déplacements d’Abdelaziz Bouteflika. Il était également aux côtés de son frère alors que celui-ci était soigné à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris, en 2013. Selon les médias algériens, c’est lui qui donnait des consignes et des conseils au Premier ministre de l’époque, Abdelmalek Sellal, concernant la conduite des affaires de l’État pendant l’hospitalisation du président.

Saïd Bouteflika a œuvré dans l’ombre de son frère pendant les premier et deuxième mandats, mais après 2013, son nom s’est largement répandu dans les cercles politiques algériens et internationaux, ainsi que dans les médias, bien qu’il n’ait jamais accordé le moindre entretien à la presse depuis l’arrivée au pouvoir de son frère aîné.

L’influence de Saïd Bouteflika s’est accrue en concomitance avec la détérioration de l’état de santé du président. L’opposition est persuadée qu’il est à l’origine de nombreuses décisions, de nominations importantes et de limogeages de hauts responsables de l’État, tandis que certains candidats au scrutin du 18 avril ont confirmé que des rencontres sont organisées pour négocier avec lui au sujet des prochaines étapes.

Saïd Bouteflika, qui s’est créé un réseau de relations au sein de la classe politique et dans le milieu des affaires, a joué un rôle capital dans la réélection de son frère en 2009 et en 2014. Aux yeux de nombreux Algériens, c’est lui qui détient de facto les leviers du pouvoir.

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Ahmed Gaïd Salah, 79 ans, ( centre de la photo) chef d’état-major de l’armée algérienne, attendant l’arrivée à Alger du ministre français de la Défense.

Le fidèle

Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée algérienne et vice-ministre de la Défense, est l’une des figures clés du pouvoir algérien et un pilier de la « galaxie » Bouteflika. Même s’il n’a pas apporté ni officiellement, ni publiquement, son soutien à un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, il a répété à maintes reprises que l’armée était pleinement préparée à assurer le processus électoral partout dans le pays et que les militaires étaient tenus de s’acquitter de leur devoir national en votant en masse lors de la présidentielle.

En dépit des appels de plusieurs partis d’opposition, demandant à l’armée d’intervenir pour résoudre la crise que traverse l’Algérie en raison de l’état de santé du chef de l’État, Ahmed Gaïd Salah, qui est sous les ordres du ministre de la Défense – c’est-à-dire Abdelaziz Bouteflika en personne –, refuse que l’armée s’immisce dans les affaires politiques. Il s’est contenté de rappeler que celle-ci était au service de la patrie et des institutions.

Malgré la mise à l’écart de nombreux généraux en 2018, Ahmed Gaïd Salah, qui a été nommé à son poste en 2004, est resté en place et a vu son influence augmenter au sein de l’armée. Bien qu’il n’y ait pas d’amitié réelle entre les deux hommes, le général et le président ont besoin l’un de l’autre dans la situation actuelle.

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Abdelmalek Sellal, 70 ans, ancien Premier ministre de l’Algérie et ancien directeur de la campagne électorale d’Abdelaziz Bouteflika.

L’ancien homme fort déchu

Abdelmalek Sellal avait été choisi comme directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, pour la quatrième fois, après les élections présidentielles victorieuses de 2004, de 2009 et de 2014. Mais face à la contestation sans précédent, il a finalement été limogé de ce poste, le 2 mars, et remplacé par le ministre des Transports, Abdelghani Zaalane.

Né à Constantine (est), Abdelmalek Sellal est pourtant un proche du président et de son frère Saïd Bouteflika. Il a occupé le poste de Premier ministre entre 2012 et 2017 et d’autres postes ministériels, notamment celui de ministre de l’Intérieur (1998-1999).

Abdelmalek Sellal est connu pour faire partie du petit cercle des hommes de confiance du président, auquel il fait montre de fidélité. Certains Algériens s’attendaient à ce qu’il soit nommé vice-président, dans le cas où ce poste serait créé après la révision constitutionnelle attendue après le scrutin.

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Abdelghani Zaalane, 54 ans, ministre des Transports et nouveau directeur de la campagne électorale d’Abdelaziz Bouteflika.

Un inconnu comme directeur de campagne

A la surprise générale, le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane a été nommé, le 2 mars, directeur de campagne du candidat Bouteflika, en remplacement de l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal qui avait animé les trois précédentes campagnes victorieuses (2004, 2009, 2014). Abdelghani Zaalane est peu connu du grand public.

Haut fonctionnaire de 54 ans, né à Souk Ahras et diplômé de l’Ecole nationale d’administration, il a fait carrière dans l’administration préfectorale, en tant que secrétaire général de ‘wilayas’ (préfecture) puis de ‘wali’ (préfet) notamment d’Oran, deuxième ville du pays. C’est lui qui s’est chargé de déposer, dimanche 3 mars, au Conseil constitutionnel à Alger le dossier de candidature du président algérien.

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Ahmed Ouyahia, 66 ans, Premier ministre algérien, lors d’une déclaration à France 24. FRANCE 24

L’homme du pouvoir

Abdelaziz Bouteflika compte sur Ahmed Ouyahia pour deux raisons. Premièrement, il est au cœur du pouvoir depuis de nombreuses années, notamment en tant que Premier ministre (1995-1998, 2003-2006, 2008-2012), partageant ainsi la responsabilité d’une partie du bilan politique et économique du président. Ensuite, en raison de sa qualité de Premier secrétaire du Rassemblement national démocratique (RND), un mouvement loyaliste qui a invité Abdelaziz Bouteflika à se présenter pour un cinquième mandat.

Ahmed Ouyahia, originaire de Kabylie, est perçu comme « l’homme du pouvoir », celui chargé de ses « basses œuvres », selon les médias algériens et l’opposition. Son ombre plane derrière de nombreux emprisonnements de cadres de l’État, lorsqu’il était ministre de la Justice.

Il aurait également fait fermer de nombreuses entreprises et licencié des milliers de travailleurs dans les années 1990, selon ses détracteurs. Ahmed Ouyahia ne bénéficie pas du soutien de tous les Algériens, le Premier ministre actuel est notamment critiqué pour ses tendances libérales et ses propos suscitent souvent la controverse à cause d’un discours jugé « provocateur ». Malgré son ambition présidentielle, il a insisté à plusieurs reprises sur son refus de se présenter aussi longtemps qu’Abdelaziz Bouteflika était candidat.

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Ramtane Lamamra, 66 ans, ancien ministre algérien des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse avec son homologue allemand, en mai 2017.

Le diplomate chevronné

Le diplomate algérien Ramtane Lamamra a repris le cours de sa carrière politique en Algérie après avoir été nommé, début février, par le président Bouteflika au poste de ministre d’État et de conseiller diplomatique. Selon certaines sources, il a été chargé de chapeauter la campagne électorale en Europe et aux États-Unis.

Le chef de l’État compte sur ce diplomate chevronné pour populariser les enjeux et les objectifs d’un cinquième mandat consécutif, ainsi que pour convaincre les investisseurs internationaux qu’Abdelaziz Bouteflika est la meilleure option pour l’Algérie et le garant de la « continuité » et des « équilibres » politiques au sein du pouvoir algérien.

Ramtane Lamamra a exercé les fonctions de secrétaire d’État entre 2013 et 2017. Diplomate chevronné, il entretient de nombreuses relations au sein des organisations internationales, notamment au sein des Nations Unies et de l’Union africaine. L’hypothèse que le natif de Bejaia, en Kabylie, revienne au ministère des Affaires étrangères au sein du prochain gouvernement – ou en tant que Premier ministre – est plausible en raison de son expérience au niveau régional ou international.

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Tayeb Belaiz, 70 ans, ancien ministre algérien de l’Intérieur, annonçant les résultats de l’élection présidentielle de 2014.

L’Homme de confiance

Le 10 février, le président Bouteflika a nommé Tayeb Belaiz au poste de président du Conseil constitutionnel, succédant ainsi à Mourad Medelci, décédé en janvier. Tayeb Belaiz est un proche collaborateur du président algérien qui l’a nommé conseiller spécial en 2017.

Né dans l’ouest algérien à Tlemcen, il a occupé des postes ministériels sensibles, notamment à l’Intérieur de 2013 à 2015, et, une décennie plus tôt, à la Justice en 2003. Bouteflika et Belaiz sont liés par une relation de confiance mutuelle.

C’est lui qui a été désigné, en 2016, pour aller expliquer aux autorités saoudiennes la position de l’Algérie sur le dossier syrien. En désignant ce proche comme président du Conseil constitutionnel, Abdelaziz Bouteflika a levé tous les obstacles constitutionnels et juridiques à sa candidature en vue d’un cinquième mandat.

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Tayeb Louh, 67 ans, ministre algérien de la Justice.

Le compagnon de route

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika en 1999, Tayeb Louh a fait partie de la plupart des gouvernements formés par le président, notamment au poste de ministre du Travail, puis de la Justice, qu’il occupe encore aujourd’hui. Ce qui en dit long sur la nature de la relation qui unit les deux hommes, tous deux originaires de la région de Tlemcen, à l’ouest de l’Algérie.

Tayeb Louh est considéré comme l’un des plus importants acteurs de la campagne du président Bouteflika. Dans ses discours, il cherche toujours à légitimer les élections en affirmant qu’elles seront démocratiques, équitables, transparentes et organisées conformément à la Constitution. Certains observateurs algériens estiment que Tayeb Louh pourrait remplacer Ahmed Ouyahia au poste de Premier ministre dans le prochain gouvernement.

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Moad Bouchareb, 48 ans, secrétaire général du Front de libération nationale et président de l’Assemblée nationale algérienne.

La relève

Le rôle de Mouad Bouchareb, président du Parlement algérien et patron du Front de libération nationale (FLN), est capital. Que ce soit en animant activement la campagne électorale sur l’ensemble du territoire algérien ou en exhortant les militants de ce parti, qui dispose d’une large base populaire, de voter en masse en faveur d’Abdelaziz Bouteflika.

Le FLN est l’un des principaux soutiens du président depuis son arrivée au pouvoir en 1999. Ça a aussi été le premier parti à organiser un grand meeting électoral, le 9 février à Alger, pour convaincre le président Bouteflika à se représenter. Mouad Bouchareb, natif de Sétif (est), appelle les Algériens à voter pour la « continuité », la « paix » et la « sécurité », un argumentaire propre aux partisans d’un cinquième mandat.

Le parachutage antidémocratique de Mouad Bouchareb à la tête du Parlement algérien, après l’éviction de l’ancien président élu Saïd Bouhadja, prouve qu’il représente aux yeux du pouvoir un personnage particulièrement important, en qui le camp Bouteflika place de grands espoirs.

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Abdelmadjid Sidi Saïd, 70 ans, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens, lors d’un discours, en mai 2011.

Bouteflika est « le Mandela de l’Algérie »

À la tête de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) depuis 1997, Abdelmadjid Sidi-Saïd est considéré comme un lien entre Abdelaziz Bouteflika et les travailleurs algériens, qui représentent un important réservoir de voix. Après les élections de 2014, la présidence compte à nouveau sur ce Kabyle pour convaincre les travailleurs algériens de voter en faveur d’un cinquième mandat.

Son discours, lors d’un meeting électoral organisé le 9 février à Alger, a suscité de nombreuses critiques, car il s’était engagé ironiquement à sanctionner et à expulser tout travailleur qui ne se rendrait pas aux urnes, le jour de l’élection. « Nous devons reconnaître les accomplissements de Bouteflika dans tous les domaines, a-t-il plaidé, en comparant le président algérien au Sud-Africain Nelson Mandela.

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Ali Haddad, 54 ans, investisseur et président du Forum des chefs d’entreprises algériens.

Le patron des patrons

C’est la deuxième fois qu’Ali Haddad participe à la campagne électorale du président Bouteflika. Cet investisseur du secteur de la construction, qui partage une grande amitié avec Saïd Bouteflika, est réputé avoir participé au financement de la campagne victorieuse de 2014.

Il devrait à nouveau jouer un rôle important dans la nouvelle campagne électorale, que ce soit en finançant certains des meetings électoraux organisés par les partis progouvernementaux ou en obtenant le soutien financier d’autres investisseurs algériens favorables au cinquième mandat. Ali Haddad, né en Kabylie, est à la tête du Forum des chefs d’entreprise (FCE) depuis 2014.

Aux yeux de nombreux Algériens, Ali Haddad symbolise la nouvelle classe d’hommes d’affaires riches qui ont fait fortune grâce aux projets octroyés par l’État, à l’importation de biens et à la corruption qui frappe le pouvoir algérien depuis l’arrivée à la présidence d’Abdelaziz Bouteflika.

En 2017, il est mis en cause par l’ancien Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, engagé dans une campagne de moralisation de la vie publique. Mais Ali Hadad sort victorieux de ce bras de fer après le limogeage d’Abdelmadjid Tebboune, remplacé, en août de la même année, par Ahmed Ouyahia.

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Amar Ghoul, 58 ans, ancien ministre algérien des Transports.

Un nom associé au « scandale de l’autoroute »

Amar Ghoul n’entretient pas de relations intimes avec le président Bouteflika ni avec son frère Saïd, bien qu’il ait occupé plusieurs postes ministériels dans différents gouvernements. Il a notamment été ministre des Travaux Publics pendant plus de dix ans, période durant laquelle son nom a été associé au scandale de l’autoroute Est-Ouest. En 2010, un juge d’instruction avait posé à Amar Ghoul 17 questions sur cette affaire retentissante de corruption, auxquelles il avait répondu par écrit. Sans suite.

Au fil des ans, il a réussi à s’introduire dans les cercles proches du président Bouteflika et de son frère. Il a notamment participé à la campagne présidentielle de 2014, après avoir fondé le parti « Rassemblement de l’espoir de l’Algérie » (Taj) en 2012, qui a rejoint la cohorte des partis alliés au pouvoir et soutiens inconditionnels du président Bouteflika.

Amar Ghoul pourrait jouer un rôle clé durant la campagne, en cherchant à convaincre des électeurs affiliés au courant islamiste de voter en faveur du président et en faisant campagne dans certaines villes de l’ouest algérien, telles que Ain Defla (sa ville natale), Chlef et Khamis Melliana, où il entretient des relations importantes avec la population.

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Cheb Mami, 52 ans, chanteur algérien.

La « caution » culturelle

Mohamed Khelifati, alias Cheb Mami, est l’un des partisans les plus en vue d’Abdelaziz Bouteflika dans le milieu artistique. Et ce, depuis son accession au pouvoir à la fin des années 1990. Le chanteur, qui jouit d’une grande popularité dans le pays – en particulier auprès de la jeunesse –, a joué un rôle lors de la campagne de 2014, en participant à de nombreux meetings électoraux dans l’ouest de l’Algérie, d’où il est originaire.

Cheb Mami est considéré comme la « caution » du président Bouteflika qui fait le lien entre lui et les artistes. La mission de celui qui est surnommé « le Prince du Raï » sera de les rallier afin qu’ils chantent les louanges au cinquième mandat. Cheb Mami a participé au meeting électoral organisé récemment à Alger, où l’une de ses chansons intitulée « Bladi Hiya El Djazair » (ce qui signifie « Mon pays, c’est l’Algérie ») a été diffusée. Les partis loyalistes utilisent cette chanson aux accents patriotiques lors des réunions politiques de soutien au président Abdelaziz Bouteflika.

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LES ASSOCIATIONS ET LES ORGANISATIONS

Outre les personnalités qui gravitent dans le cercle rapproché du président Bouteflika et celui de sa famille, il existe plusieurs organisations et associations, telles que l’Organisation nationale des enfants de moudjahidines (ONEM), l’Organisation nationale des enfants de Chouhada, l’Union nationale des femmes algériennes (UNFA), l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA) et Union nationale des paysans algériens (UNPA). Le président de l’UNPA, Mohamed Alioui, a par exemple promis au président Texte : Tahar Hani / France 24
Photo : France 24 – AFP – Reuters
Secrétariat de rédaction : Mathias Hosxe
Graphisme et développement : Studio graphique, France Médias Monde
Rédaction en chef : Ghassan Basile
Direction de la rédaction : Nabil Aouadi, Vanessa Burggraf Par Regardsurlafrique Avec France24

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