EN ATTENDANT DE PROCEDER A UNE INSCRIPTION DEFINITIVE A LA FSJP 2 800 étudiants ne verront pas leurs notes d'examen

Amphitheatre ucad universite cheikh anta diopPlus de 2 800 étudiants de la faculté des Sciences juridiques et Politiques sont en passe de ne pas connaitre les résultats des examens de la session unique qui se profile à l’horizon. En effet, suite à l’effectivité de la mesure sur l’augmentation des frais d’inscriptions prise à  l’occasion du Conseil présidentiel sur les Concertations nationales sur l’avenir de l’Enseignement supérieur (Cnaes), ces étudiants ont effectué des inscriptions provisoires sur la base des autorisations de prélèvement sur leurs bourses ou aides non encore disponibles.

Certains étudiants de la faculté des Sciences juridiques et Politiques (Fsjp) estimés au nombre de 2 800 risquent de ne pas voir afficher leurs noms sur la liste des  résultats des examens de la session unique suite aux perturbations notées dans l’organisation des différentes unités d’enseignement de de l’année académique 2013/2014.

Pour cause, ces étudiants ont procédé à des inscriptions provisoires sur la base des prélèvements des bourses ou aides cette année marquée par l’augmentation des frais d’inscriptions décidée à l’occasion du Conseil présidentiel sur les Concertations nationales sur l’avenir de l’Enseignement supérieur (Cnaes). « Leurs droits d’inscription ne sont pas disponibles. Leur inscription ne sera définitive lorsque le prélèvement sur la bourse ou aide sera effectif», a expliqué Mayatta Ndiaye Mbaye.

Pour l’Assesseur de la faculté de Droit, «ce qui fait que ces étudiants n’ont pas encore de carte d’étudiants, même s’ils ont déjà procédé à l’ensemble des formalités d’inscription au niveau de la scolarité ». Précisant que ces étudiants sont nécessairement des étudiants de l’année dernière, le professeur de Droit a précisé que « si les étudiants ne voient pas leur nom au moment dans les listes des résultats, c’est parce qu’ils n’ont pas encore réglé la question des inscriptions. Nous ne leur devons pas de notes ».

La faculté de Droit croule sous le poids de l’effectif de ses étudiants qui augmente de façon exponentielle tous les ans en ouvrant la porte aux nouveaux bacheliers. Ainsi, cette mesure de vérification des cartes d’étudiants pour certains et de la liste de ceux inscrits provisoirement à l’occasion des évaluations n’engendrait-elle pas de problème au regard de la pléthore d’étudiants?  L’Assesseur rassure : «nous n’avons pas peur de la masse. L’année dernière, nous avons géré la situation. L’administration prend en charge la totalité des étudiants ».  Il explique : «Nous avons fait des listes particulières pour identifier celui à qui on peut exiger une carte. Nous connaissons les étudiants inscrits provisoirement. Les listes de convocations vont sortir sur cette base-là ». Le professeur de Droit a soutenu que le « surveillant saura à qui demander la carte d’étudiants. Nous avons fait une note d’information pour leur signifier l’obligation de la carte pour les évaluations. L’objectif est de ne pas alourdir le processus d’évaluations ».

La disponibilité des bourses, le problème de fond
Le retard du paiement des bourses des étudiants pose un énorme problème aux autorités en charge de l’Enseignement supérieur. Chaque année, il faut que les étudiants observent des grèves, brûlent des pneus sur l’avenue Cheikh Anta Diop de Dakar pour voir leurs exigences satisfaites.
Pour eux, c’est une meilleure méthode d’entrer dans leurs fonds. Pourtant le mal se trouve au niveau de la lourdeur du circuit pour que l’argent atterrisse à la banque.  Le processus de disponibilité des bourses est long. En effet, les universités envoient, selon les critères d’attribution des bourses, la liste des étudiants bénéficiaires à la direction des bourses. Après vérification, la direction envoie la liste au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui doit recueillir par ailleurs le visa du Premier ministre pour pouvoir le déposer au Trésor. Ce dernier fait l’état avec la banque qui paie les étudiants qui ont des comptes. S

uffisant pour faire dire au médiateur de l’université de Dakar, Mamadou Ndiaye, que le circuit du prélèvement pose problème. A partir de la rentrée prochaine, les étudiants risquent de payer eux même les droits d’inscription pour obtenir leurs cartes d’étudiants le plus rapidement possible. Une situation qui profite à certains étudiants qui n’ont pas de bourses en déposant toutefois une autorisation de prélèvement pour différer son inscription.

Ibrahima Baldé

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