En images : au Malawi, plus de 500 éléphants transférés par les pieds d’une réserve à l’autre

transfert elephantsL’endormir depuis un hélicoptère, le récupérer à l’aide d’une grue, le transporter à bord d’un poids lourd de 30 tonnes pour parcourir les centaines de kilomètres qui les séparent de leur prochaine réserve. C’est le défi que c’est lancé une ONG au Malawi. Retour en images sur l’une des plus importantes opérations mondiales de transfert d’éléphants.

Au total, plus de 500 éléphants des parcs nationaux de Liwonde et de Majete, dans le sud du Malawi, seront transférés vers la réserve de Nkhotakota, dans le nord-est du pays, indique sur son sitel’ONG African Parks, chargée de la direction des trois réserves naturelles. Grande de quelque 1 800 km2, la réserve de Nkhotakota où ne subsiste qu’une centaine de spécimens alors qu’elle en accueillait autrefois quelque 1 500, pourrait ainsi retrouver sa grandeur d’antan et devenir « la plus grande réserve d’éléphants du pays », se réjouit African Parks.

L’objectif de cette opération qui a commencé au mois de juillet : lutter contre le braconnage et préserver une espèce parmi les plus menacées en Afrique. Selon les experts, les éléphants d’Afrique pourraient disparaître à l’état sauvage d’ici vingt ans si des mesures ne sont pas prises.Le transfert de ces 500 spécimens (250 dans chaque parc) permettra également de préserver l’environnement des sites de Majete et de Liwonde qui abritent respectivement plus de 400 et 800 éléphants.

Comment transfert-on un éléphant ?

L’opération, dont le coût total dépasse 1,6 million de dollars, a demandé plusieurs mois de préparation. Pas moins de 350 kilomètres à parcourir, une dizaine de camions de 30 tonnes réquisitionnés pour l’occasion, sans compter l’étape cruciale de l’endormissement et de la récupération de l’animal qui pèse aux alentours de 7 tonnes : la logistique mise en place est de taille. Explications en images.

Étape 1 : endormir l’éléphant, en lui injectant une dose sédative depuis un hélicoptère.

Étape 2  : vérifier, une fois à terre l’état de santé de l’animal…

…des grands comme des petits !

Étape 3 : charger l’animal endormi à l’aide d’une grue.

Étape 4 : passage par la salle de réveil avant d’emprunter la route…

Étape 5 : à son arrivé, l’éléphant devra attendre 12 à 24 heures, gardé dans un périmètre restreint par des barrières électrique, avant d’être pleinement relâché dans son habitat naturel…

Will Whitford / Facebook

http://www.jeuneafrique.com/

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*