En raison de la persistance des frappes en Syrie, le chef du Hezbollah met en garde Israël

FILE -In this Nov. 3, 2014 file photo, Hezbollah leader Sheik Hassan Nasrallah addresses supporters ahead of the Shiite Ashura commemorations, in the southern suburb of Beirut, Lebanon. On Saturday, Jan. 26, 2019, the head of Lebanon's Hezbollah group is warning Israel of widening its attacks in Syria because a miscalculation can drag the region into a war. (AP Photo/Hussein Malla, File)

Dans un entretien télévisé, Hassan Nasrallah a été jusqu’à brandir la menace de frappes de représailles contre l’Etat hébreu.

S’adressant au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le chef du mouvement libanais du Hezbollah l’a appelé à éviter toute « erreur de jugement » qui entraînerait la région « vers une guerre ou un affrontement majeur ». Dans un rare entretien avec la chaîne de télévision Al-Mayadeen qui a duré plus de trois heures, Hassan Nasrallah a mis en garde, samedi 26 janvier, Israël contre la persistance de ses raids en Syrie. Il n’a pas exclu qu’un jour la ville de Tel-Aviv soit la cible de frappes de représailles. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Israël n’hésite plus à revendiquer ses opérations militaires en Syrie

Les dernières frappes israéliennes ont eu lieu en début de semaine, faisant vingt et un morts, en majorité « iraniens », selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Ces hostilités, présentées par Israël comme la riposte à un tir de missile iranien, sont le dernier épisode en date d’un affrontement qui a vu Israël attaquer à de multiples reprises en Syrie des positions iraniennes ou des convois d’armes destinés au Hezbollah. Depuis le début du conflit en Syrie en 2011, Israël a mené plusieurs raids contre le pouvoir de Bachar Al-Assad mais aussi ses alliés indéfectibles, l’Iran et le Hezbollah, de grands ennemis de l’Etat hébreu.

Le gouvernement israélien martèle qu’il est déterminé à empêcher l’Iran de s’ancrer en Syrie. Mais depuis peu, il revendique beaucoup plus ouvertement ses actes offensifs, au moment où le retrait à venir des troupes américaines annoncé par Washington fait régner l’incertitude.

« A tout moment, la décision peut être prise, par la direction syrienne et l’axe de résistance, de gérer autrement les agressions israéliennes », a mis en garde M. Nasrallah, en référence à l’alliance entre Téhéran, Damas et le Hezbollah. Interrogé par le journaliste pour savoir si cette réaction pouvait se traduire par des frappes de représailles sur Tel-Aviv, M. Nasrallah a répondu : « à un moment donné, tout est possible. » Il a assuré que son mouvement était doté de « missiles de haute précision » capables de frapper partout en Israël. Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Les choix de Donald Trump sur la Syrie risquent de mettre le feu aux poudres »

Tunnels creusés depuis le Liban : « Ce n’est pas une surprise »

Samedi soir, le chef du Hezbollah a également ironisé sur des tunnels creusés depuis le Liban et découverts récemment par Israël. « Ce n’est pas une surprise, la surprise, c’est qu’ils ont mis du temps à les découvrir », a lancé M. Nasrallah.

« Au minimum, un des tunnels découverts ces dernières semaines, est vieux de treize ou quatorze ans », a poursuivi le chef du Hezbollah, estimant que cette affaire mettait en lumière « l’échec » des services de renseignement israéliens tout au long de ces années. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Israël appelle l’ONU à dénoncer les tunnels du Hezbollah libanais

L’armée israélienne avait annoncé en décembre avoir découvert plusieurs tunnels creusés depuis le Liban. Ils ont été détruits à l’aide d’explosifs ou bouchés avec des matériaux étanches et l’Etat hébreu a pointé du doigt le Hezbollah. M. Nasrallah a refusé de se prononcer sur l’existence d’autres tunnels, précisant que « cette question devait rester obscure ».

lemonde.fr/international

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