ENERGIES RENOUVELABLES AU SENEGAL 4% en 50 ans

Sous l’égide du ministère de l’Energie, un forum scientifique sur les énergies renouvelables s’est ouvert hier, lundi, au CICES (Centre International pour le commerce Extérieur du Sénégal) et se déroule jusqu’au jeudi. Une occasion pour les acteurs de poser le débat aux fins d’engager le gouvernement et le privé à s’orienter résolument vers ces énergies alternatives du pétrole.
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La problématique des énergies renouvelables nécessite la mise en place de stratégies « fondées d’une part sur l’exploitation de notre énorme potentiel solaire, éolien et biomasse, et d’autre part sur la mobilisation de ressources financières et humaines de qualité conséquentes», selon Djibi Ndiaye, directeur général de l’ANER (Agence National des Energies Renouvelables).

M. Ndiaye intervenait hier, lundi, au cours du forum scientifique sur les énergies renouvelables, initié par le ministère de l’Energie, dans le cadre de la 22ème édition de la Foire internationale de Dakar(Fidak). Une occasion pour les acteurs de dégager des pistes à même d’engager le gouvernement et le secteur privé à se tourner résolument vers les énergies renouvelables comme alternatives à la crise énergétique qui secoue toute l’Afrique de l’Ouest, en particulier le Sénégal.

D’autant plus que «De1960 à nos jours, le Sénégal n’a produit en tout et pour tout pas plus de 4% d’énergies renouvelables disponibles», déclare M. Ndiaye. Celui-ci d’expliquer que « Aujourd’hui, l’opportunité nous ait offerte et il suffit de sélectionner parmi les 72 projets les plus réalisables en tenant compte du coût et des aspects techniques, pour ainsi valider les projets les plus probants et les financer», a-t-il conclu.

Pour El Hadj Mamadou Moussa Thiam, secrétaire permanent au ministère de l’Energie, «le gouvernement se fixe comme objectif d’ici 2016/2017, de produire 20% des énergies renouvelables pour réduire les dépendances énergétiques aux coûts pétroliers très cher. Si la volonté politique annoncée, par le Chef de l’Etat est mise en œuvre, il reste fort possible de dépasser les 20%».

Pendant quatre jours, les acteurs vont se pencher sur les thèmes relatifs au rôle des énergies renouvelables dans l’accès aux services énergétiques en Afrique de l’Ouest ; les politiques de promotion et de développement des énergies renouvelables ; les énergies renouvelables et le changement climatique ; ainsi que le renforcement de capacités et le transfert de technologies.

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