ENTRETIEN-OUSMANE TANOR DIENG, MAIRE DE NGUENIENE «Les locales ne peuvent pas avoir de conséquences sur…Bennoo»

Ousmane Tanor Dieng SG PSOusmane Tanor Dieng, en marge de son installation comme premier maire de la commune de Nguéniène, a fait le point au cours d’un entretien sur l’avenir du Parti socialiste dans la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, son appréciation  des locales, de la démocratie interne dans son parti et les tentatives de défiance dans sa base.

Quelle est votre lecture de la configuration des élections locales et de la suite ou de l’avenir du Parti socialiste dans la coalition Benno Bokk Yaakaar ?
 
Les locales ne peuvent pas avoir de conséquences sur le compagnonnage dans le cadre de Bennoo Bokk Yaakaar .Nous avions dit là où nous pouvons aller ensemble, nous discutions pour nous entendre. Là où nous ne pouvions pas aller ensemble, nous l’assumons  et chacun va de son côté. Dans beaucoup de localités du pays, le Parti socialiste est dans la coalition Bennoo Bokk Yaakaar.
Dans d’autres, il n’y avait pas possibilité d’aller ensemble.  Lorsque nous étions un parti dominant, on avait des candidatures dissidentes. Balla Moussa Daffé l’a fait une année. D’autres qui se sont senti majoritaires sont sortis du parti pour aller gagner et revenir.
Cette année, dans certaines zones, on a été obligé de cautionner deux ou trois candidatures. Nous avons eu une contre-performance et c’est une réalité des grands partis que ce soit l’Apr, le Ps et même le Pds. Celui qui dirige le parti donne des directives et les militants refusent de l’appliquer. Des coalitions ont été faites et certaines même contre nature. On n’y peut rien, les Locales sont comme ça. Il ne faut pas dramatiser cette situation.
 
-Pourtant des analystes et des observateurs disent que la coalition BBY va éclater ?
 
Ils ont toujours prévu ça, notre départ du camp présidentiel .Ils ne nous ont jamais mis ensemble .Nous sommes allés au deuxième tour. Aux législatives, on nous a dit que cela est impossible, leurs intérêts sont divergents. On s’est mis ensemble pour gagner tant bien que mal les législatives. Cette fois, on revient pour dire la même chose, que la baraque va sauter.
Les choses continueront à se passer de manière responsable. Nous sommes des partis différents, nous cheminons en tenant compte de l’identité respective de chaque parti pour avoir des plaques de convergence sur les questions essentielles, méditer sur notre pays, son avenir .Sur ces questions, on peut avoir des consensus et travailler. Je ne vois de problème à cela.
 
Le Parti socialiste est battu dans le département de Mbour. Quelle est votre appréciation ?
 
Nous allons analyser les résultats .Les gens tirent des conclusions hâtives .Pour moi, la bataille majeure était de partir des résultats de la présidentielle .A Mbour dans la commune, on était faible et on devait tout faire pour reprendre la ville, la reconquérir. Mbour est la quatrième ou la cinquième ville du pays. La gagner, ce n’est pas rien. On dit qu’on a été laminé et on crache dessus. Cela est assez superficiel, je pense. On ne dit pas que dans beaucoup de localités, c’est le parti qui a battu le parti.
Les Locales ne seront jamais comme des élections normales. On a été surpris à Nguékokh, une zone jamais perdue depuis 1972. A Nguékokh, le Parti socialiste s’est divisé par trois. Les Locales font ressortir des réalités sociales et historiques. Nous allons travailler pour savoir ce qui s’est passé et comment on est arrivé à ça et comment faire pour rebondir et pour corriger. Cela demande du temps. Les analyses à chaud ne sont pas toujours complètes.
 
Au sein de votre base, un jeune socialiste, Aliou Badara Diakhaté, s’est présenté au poste de maire en vous défiant?
 
La candidature adverse est tout à fait démocratique. Le concerné  s’est expliqué pour indiquer le raisons pour lesquelles il s’est présenté .Les camarades ont tranché .On veille au principe et il n’y a pas de problèmes à cela .Au niveau national, pour le poste de secrétaire général du parti, des gens ont présenté ma candidature. Je pense que c’est ce qui est vivant et que c’est l’inverse qui devait être surprenant. Cela aurait été dommageable .Si les gens se présentent, on dit qu’on vous défie .Si vous ne vous présentez pas, on vous le demande. C’est mieux que nos camarades se présentent s’ils le souhaitent. C’est aux conseillers et aux électeurs de choisir.

Samba Niébé BA

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