EQUIPE NATIONALE DU SENEGAL Vers un conflit entre FSF et Ministère

sports_mbagnickndiaye_3Va-t-on vers un conflit ouvert entre la Fédération sénégalaise de football et le ministère des Sports. Tout porte à le croire ! Aussitôt «Giresse 2 » lancé à Paris le 5 mars dernier, que les problèmes refassent surface. Le match contre le Burkina Faso sonne déjà l’alerte.

Fini le temps de l’accalmie entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et le département des Sports. «Giresse 2» démarre comme «Giresse 1» avait fini. De duels à fleurets mouchetés, à l’attaque frontale. Et c’est le match Burkina Faso -Sénégal qui donne le coup d’envoi.
C’est le 4ème vice-président de l’instance fédérale, Amadou Kane qui est monté au créneau pour fustiger l’attitude du ministère des Sports qui, selon lui, risque de «plomber l’envol de notre football».
Le boss du mouvement navétane indexe les mêmes impairs constatés lors des éliminatoires de la coupe du monde. Il confie que l’Etat n’a pas encore sorti l’argent des primes des joueurs, ni le transport pour le match de cet après-midi face au Burkina Faso.
M. Kane confie également que le département des Sports a refusé de financer le match Sénégal -Cameroun comptant pour le dernier tour des éliminatoires de la CAN féminin. Les «Lionnes» affrontent ce samedi au stade Caroline Faye de Mbour les «Lionnes» indomptables.
Mais le comble, selon Amadou Kane – qui dit douter que le Chef de l’Etat soit au courant de la manière dont le sport est géré – c’est la date retenue par le ministère des Sports pour l’achèvement des travaux du stade Léopold Sédar Senghor : le 29 août. Or, relève le vice-président de la FSF : «nous avons un match le 6 septembre que nous voulons jouer à Dakar.» Seulement ajoute-t-il, «le temps risque d’être trop court pour que l’inspection de la CAF puisse venir à Dakar et nous autoriser à jouer chez nous».
Joint au téléphone, le directeur de cabinet du ministre des Sports, El Hadji Tanor Gning, déclare qu’il n’y a pas de périls en la demeure pour ce qui concerne la fin des travaux du stade. «Nous tenons chaque mercredi des réunions pour évaluer les travail. Nous pensons disposer de l’infrastructure à temps», tempère-t-il, même s’il dit comprendre l’inquiétude des fédéraux.
Revenant sur le match face au Burkina Faso, M. Gning confie que d’un commun accord, la FSF et le ministère des Sports étaient convenus que l’Etat allait prendre en charge le transport, la pharmacie et les primes. La partie burkinabé allait s’occuper de la restauration, de l’hébergement et du transport interne.
Selon le directeur de Cabinet du ministre Mbagnick Ndiaye, l’Etat a réglé le problème du transport. Et il reste les primes, confie-t-il.
Malheureusement, souligne-t-il, «il y a eu des jeux de Gaborone. Nous n’avons pu mobiliser les fonds à temps. Mais dès le retour du président Senghor de Ouagadougou (jeudi), nous allons lui remettre les fonds», s’est-il empressé de préciser,
Mais, face au Kosovo, l’Etat n’entend pas mettre la main à la poche. Selon, M. Gning, la partie kosovare a remis à la FSF 60.000 dollars. «Ils (les Fédéraux) nous ont dit qu’ils ont payé 10.000 dollars au match-maker (l’agent organisateur de la rencontre, Ndlr). Il leur reste 50.000 dollars. Nous leur avons demandé de payer les primes».
Sur le match des Lionnes face au Cameroun El Hadji Tanor Gning dira que les «choses sont claires depuis longtemps. Compte tenu de l’enveloppe budgétaire consacrée au football, nous avons dit que nous ne pouvons prendre en charge que l’équipe A». D’ailleurs, ajoute-t-il, «on ne devrait même pas le faire».

Abdoulaye THIAM

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