Et si l’assassinat de Kennedy et le 11/9 avaient été orchestrés par la haute finance US ?

Les théories du complot se sont largement développées en ce début de 21e siècle, notamment par le biais d’internet. Tout ne serait que machination du monde de la finance. Bien que certaines de ces affaires soient en effet entourées d’une part d’ombre, il est grand temps de passer ces théories au crible de la raison.

Théorie 1: l’assassinat de John Kennedy

Moment charnière de l’histoire des États-Unis, l’assassinat le 22 novembre 1963 du jeune Président à Dallas, au Texas, alimente depuis des décennies les théories du complot, certains doutant que le tireur, Lee Harvey Oswald, soit le seul responsable, relate L’OBS.

D’après les partisans des théories du complot, Kennedy aurait été assassiné car il voulait ramener la Réserve fédérale des États-Unis et la création monétaire entièrement sous le contrôle direct de l’État, ce qui n’aurait pas du tout convenu à la haute finance américaine.

Des milliers de livres, d’articles, d’émissions de télévision et de films ont exploré l’hypothèse que l’assassinat du président ait été le fait d’un complot élaboré. Nul n’a cependant apporté de preuve concluante démontrant que Lee Harvey Oswald n’a pas agi seul.

Théorie 2: la Réserve fédérale des États-Unis (FED)

D’après cette théorie, la Réserve fédérale américaine ne serait pas indépendante, mais directement contrôlée par la haute finance, comme par exemple la banque d’investissement Goldman Sachs. L’état réel des choses: la FED a effectivement des actionnaires privés, mais ils ne peuvent pas agir et gouverner à leur gré. Tous ceux qui sont autorisés à décider de la politique monétaire de la FED sont nommés directement par la Maison-Blanche, explique le média citoyen Agora Vox.

Théorie 3: le cours de l’or

Une hausse des taux de l’or est un important indicateur du déclin de la confiance dans la devise fiduciaire. Ni les banques, ni les gouvernements n’y voient un intérêt, de nombreux États ayant de grandes réserves d’or. Certains analystes supposent ainsi que le cours de l’or pourrait être manipulé délibérément: les anomalies dans les données commerciales constitueraient en l’occurrence une preuve irréfutable pour eux. Toujours est-il que la plupart des spécialistes en la matière ne partagent pas leur point de vue.

Théorie 4: l’or de la Banque fédérale d’Allemagne

À la fin de 2016, la Deutsche Bundesbank aurait eu à sa disposition 3,4 millions de kilos d’or fin. Certains sceptiques affirment toutefois qu’il s’agirait de «chiffres imaginaires». En fait, une grande partie de l’or en question est stockée à New York et à Londres, une autre petite partie à Paris. Maintenant, la Bundesbank cherche à rapatrier cet or en Allemagne. Tant que tout l’or n’est pas là, les partisans du complot ne cesseront de forger de nouvelles théories, poursuit le magazine Wirtschaftswoche.

Théorie 5: la société BlackRock gouverne le monde

BlackRock, société multinationale de gestion d’actifs dont le siège est situé à New York, dominerait le monde. Du moins, c’est ce qu’estiment les partisans des théories du complot, ironisent Les Echos. D’ailleurs, BlackRock détient en fait des trillions de dollars en actifs et en avoirs. Cependant, la société en gère une grande partie dans les intérêts de ses clients, par exemple dans le cadre du fonds indiciel iShares, une filiale de BlackRock. Cela relativise — au moins partiellement — sa prétendue domination mondiale.

Théorie 6: Plunge Protection Team

Cette force d’intervention d’élite active aux États-Unis devrait veiller à ce qu’un crack de la bourse, semblable à celui d’octobre 1987, ne se reproduise plus. Il est maintenant incontesté qu’une telle équipe, initialement lancée par le gouvernement américain, existe réellement. Cependant, la façon dont elle intervient en cas de besoin n’est toujours pas claire. Dans la plupart des cas, les interventions sont toutefois indirectes: par exemple, l’équipe doit fournir des fonds aux banques d’État en crise afin qu’elles puissent acheter des actions en bourse, relate le site Professional Adviser.

Théorie 7: les attentats du 11 septembre 2001

Dans son livre La Face cachée du 11 Septembre, Éric Laurent, un inlassable détracteur des Bush depuis la première guerre du Golfe, met en exergue les délits d’initiés entourant les attentats. En effet, un achat anormalement élevé d’options de vente a été constaté sur plusieurs entités liées aux attentats dont en premier lieu les actions de la banque Morgan Stanley, qui occupait plusieurs étages du World Trade Center. Selon lui, il serait plausible que des mouvements financiers dus à un petit nombre d’initiés (banques islamistes proches d’Al-Qaïda) aient provoqué, par effet d’entrainement, une rumeur défavorable apte à provoquer ces baisses de cours.

Quant à la commission d’enquête officielle, elle a rejeté dans son rapport les allégations de délits d’initiés. De même, à la suite de l’enquête menée conjointement par le FBI, le ministère de la Justice, la SEC (Securities and Exchange Commission) et le gendarme de la bourse, Ed Cogswell, porte-parole du FBI, annonça le jeudi 19 septembre 2003 dans un bref communiqué qu’il n’existait «absolument aucune preuve» que les spéculateurs s’étant livrés à ces transactions aient eu connaissance de la préparation des attentats.

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