Etats-Unis : l’hypothèse du recours à l’urgence nationale pour sortir de l’impasse sur le « mur »

President Donald Trump speaks to reporters as he visits the banks of the Rio Grande River with Senator John Cornyn (R-TX), Senator Ted Cruz (R-TX) and U.S. Customs and Border Patrol agents during the president's visit to the U.S. - Mexico border in Mission, Texas, U.S., January 10, 2019. REUTERS/Leah Millis TPX IMAGES OF THE DAY

Donald Trump n’a pas exclu, jeudi, de contourner le Congrès pour édifier une barrière le long de la frontière avec le Mexique, principale promesse de sa campagne de 2016.

Lors de son allocution présidentielle du mardi 8 janvier, Donald Trump n’avait pas déclaré l’urgence nationale pour contourner le Congrès et tenter de réaliser sa principale promesse de campagne : la construction d’un « mur » à la frontière avec le Mexique.

Depuis cette adresse solennelle, qui n’a pas fait fléchir les démocrates opposés à une construction jugée « hors de prix » et « inefficace », cette perspective semble pourtant la seule désormais à la disposition du président des Etats-Unis. Il n’a d’ailleurs pas exclu d’y avoir recours, jeudi.

Donald Trump défend son mur sur un ton présidentiel et ne lâche rien

Le blocage partiel du gouvernement fédéral, décidé depuis le 21 décembre 2018 par le président, s’approche quant à lui inexorablement du record historique de 1995 pour un « shutdown » (vingt et un jours). Donald Trump a d’ailleurs décidé d’annuler sa participation au Forum économique mondial de Davos (Suisse), à la fin du mois, où il comptait vanter le succès de sa politique économique.

La seule concession du locataire de la Maison Blanche a résidé pour l’instant dans la nature de l’ouvrage frontalier. Il n’est désormais plus question d’un « mur » de béton, comme il l’avait initialement envisagé, mais d’une « barrière » de métal. Cette dernière ne courrait pas, en outre, sur la totalité de la partie de frontière qui ne comporte pas de dispositifs contre les passages illégaux.

En revanche, le président continue d’affirmer, contre toute évidence, que le Mexique contribuera indirectement à son financement, et qu’un « mur » portera un coup décisif aux trafics de drogue dont cette frontière est le théâtre ; ils empruntent pourtant pour l’essentiel les points d’accès légaux, noyés dans les flux de marchandises qui s’échangent entre les deux pays.

lemonde.fr

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