EVENEMENTS PRE ET POST-ELECTORAUX DE 2012 Le Collectif dénonce l’indemnisation à deux vitesses

L’annonce par l’Etat d’indemniser les victimes des violences préélectorales de 2012, n’a pas fait que des heureux. En effet, le collectif regroupant ces familles de victimes n’est pas du tout content de la clé de répartition des indemnisations, ainsi que des montants avancés.violences

C’est à Rufisque que Le secrétaire général de ce collectif accompagné de quelques victimes, mais aussi de parents, a fait face à la presse pour «dénoncer les mesures annoncés par l’Etat». Abdou Aziz Ndoye, secrétaire général du collectif qui regroupe des victimes et parents de victimes des violences pré-électorales, a samedi, appelé ‘‘l’Etat à ne pas seulement, comme annoncé, indemniser les familles des morts, mais toutes les victimes’’.

En effet, Mme le Premier Ministre, Aminata Touré ayant fait savoir aux avocats de ce collectif, Mes Abdoulaye Tine et Assane Dioma Ndiaye, le désir de l’Etat d’indemniser les victimes des événements préélectoraux de 2012, le secrétaire général du collectif de préciser qu’ils ont eu écho, la semaine dernière, d’une volonté du gouvernement de ne procéder qu’à l’indemnisation de 7 victimes décédées des suites des violences pré électorales. Ce qu’Abdoul Aziz Ndoye considère, au nom de son organisation, comme «anormale et injuste». Pour Iman Ndoye, leur collectif ‘‘ regroupe plusieurs victimes dont des morts, et des blessés qui, après avoir reçu des balles, sont devenus des handicapés’’.

Manifestation

Selon lui ‘‘si l’Etat a la volonté d’indemniser, il doit mettre tout le monde sur un même pied’’. Poursuivant, il informera : «lors de nos négociations avec l’agent judiciaire de l’Etat, il était retenu que toutes les victimes allaient être indemnisées par l’Etat, sans discriminations». Aussi, si l’Etat ne répond pas favorablement à la requête de son collectif, ‘‘ses membres vont organiser une manifestation pour se faire entendre’’, dira-t-il, précisant : «nous sommes au mois de décembre, c’est bientôt l’anniversaire de certaines victimes décédées entre janvier et février 2012, si l’Etat ne réagit pas, nous allons organiser des manifestations contre ce deux poids deux mesures que nous observons avec l’indemnisation annoncée de certaines victimes». «Nous alertons l’opinion publique pour déplorer la façon de faire de l’Etat, parce que nous considérons que toutes les victimes, qu’il s’agisse des morts ou des blessés, doivent avoir le même traitement», a-t-il soutenu. Pour Abdou Aziz Ndoye, il y a des blessés qui ne peuvent plus «poursuivre leurs études ou exercer leur travail, parce qu’ils sont handicapés et n’ont pas les moyens de se soigner». C’est pourquoi, a–t-il conclu : «cette situation fait que notre collectif considère que toutes les victimes doivent être indemnisées au même niveau.»

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