Examen du rabat d’arrêt par la Cour suprême mardi : Les avocats de Karim Wade accusent Macky Sall et Sidiki Kaba de «mettre la pression sur la justice»

Karim Wade le "détenu le plus célèbre du Sénégal"
Karim Wade le “détenu le plus célèbre du Sénégal”

C’est ce mardi 19 août que la Cour suprême examinera la demande de l’Etat du Sénégal portant annulation d’un précédent arrêt de la même juridiction. Pour l’occasion, le collectif des avocats de Karim Wade accuse le Procu­reur général Mamadou Badio Kamara, qui a présenté la  demande ou le rabat d’arrêt, d’«agir pour le compte du président  de la République et du ministre de la Justice, Garde des seaux».

Dans un communiqué, les conseils de M. Wade, un «prisonnier politique», selon eux, rappellent que l’arrêt du 6 février 2014 avait déclaré le recours de leur client recevable contre la Crei «au motif que la loi est la même pour tous et que la loi sur la Crei ne pouvait être contraire aux conventions internationales dûment signées et ratifiées par l’Etat du Sénégal».

Me Amadou Sall et Cie accusent le Président Sall et Sidiki Kaba de «mettre la pression sur la justice pour annuler une décision favorable» à leur client et qui «empêche une juridiction obsolète et crontraire aux lois de la République de subsister contre les citoyens». 

Pourtant, soulignent-ils, le Garde des seaux avait formellement démenti l’existence d’un rabat d’arrêt dans les colonnes du journal Le Quotidien en précisant que celle-ci n’était pas envigeable par l’Etat. A ce propos, ils invitent l’Etat du Sénégal à la «retenue et au respect tant de sa sagnature internationale que de ses instruments internationaux ainsi que le lui a rappelé la Cour de justice de la Cedeao dans son arrêt du 22 février 2013».

En outre, les avocats de Karim Wade déplorent une «entorse» faite sur la procédure dans cette affaire d’enrichissement illicite pour laquelle leur client est poursuivi. Pour eux, «alors qu’une procédure de rabat d’arrêt dure en moyenne neuf mois», celle de l’Etat du Sénégal contre leur client «est prévue pour être jugé en deux mois». Pour ces avocats, une annulation de l’arrêt du 6 février 2014 serait «la preuve d’un complot politico-judiciaire» dont serait victime Karim Wade.

  • Écrit par  Khady SONKO

ksonko@lequotidien.sn

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