Exclusion d’élèves-officiers de la Police : La DISS ouvre une enquête

Exclusion d’élèves-officiers de la Police : La DISS ouvre une enquête

La Direction de l’inspection des services de sécurité (Diss) a ouvert une enquête administrative, suite au renvoi d’élèves-officiers en formation à l’Ecole nationale de police et de la formation.

Seuls les agents du concours professionnel, désormais mis à la disposition de la Direction du personnel, sont concernés par l’exclusion.

L’affaire des élèves-officiers et commissaires renvoyés de l’Ecole nationale de la police et de la formation suscite des inquiétudes auprès des familles des personnes concernées. Un prétexte saisi par Walf Quotidien pour interpeller la Police nationale car, pour l’heure, il n’y a pas encore une réaction officielle de la Direction générale de la police nationale (Dgpn). En effet, des sources proches du ministère de l’Intérieur contactées par Walf Quotidien,  «la tutelle attend un rapport détaillé de la situation qui doit venir de la Direction de l’inspection des services de sécurité pour décliner sa position officielle». «L’inspecteur général de police, Oumar Maal, a saisi la Diss pour savoir ce qui s’est réellement passé. Pour l’instant, nous attendons que ladite direction concernée nous fasse son rapport. Ce qui est constant, c’est que les élèves se sont pas actuellement à l’école, ils ne sont non plus radiés, mais mis à la disposition de la Direction du personnel», confie-t-on.

 De son côté, le Bureau des relations publiques de la police, joint par nos soins, précise que «seuls les élèves-officiers et élèves-commissaires issus du concours professionnel ont été renvoyés de l’école». «Les autres élèves de cette promotion, constitués d’agent de police, de sous-officiers et de commissaires issus du concours direct, poursuivent leur formation», précise-t-on. En clair, cela signifie que l’exclusion ne vise pas les éléments en formation issus du concours direct. Il s’agit plutôt des fonctionnaires du corps paramilitaire en question qui veulent accéder au grade supérieur. Ces agents en formation sont issus de la 44ème promotion composée de professionnels aguerris, de commandants de compagnies et d’enquêteurs rompus à la tâche. En conséquence, la tutelle a saisi la Direction de l’inspection des services de sécurité (Diss), pour faire la lumière sur cette affaire. On se rappelle que c’est ce démembrement de la Police nationale qui avait en charge l’enquête sur l’affaire dite de la drogue dans la police.

Pas de radiation

Le Directeur de l’Ecole nationale de police a pris la décision de les mettre à la disposition de la Direction du personnel, suite à des «séances de bizutage ayant causé de graves blessures chez les victimes». Ce sont «des sévices corporels, des brimades et méthodes de bizutage inhumains et dégradants infligés aux nouveaux entrants», confie-t-on. D’autres sources font état d’une insubordination… Et selon nos informations, hier, les concernés renvoyés de l’établissement ont reçu notification de cette décision et doivent sans délai quitter l’établissement. Il faut souligner que ce n’est pas la première fois que des élèves en formation à l’Ecole nationale de police sont exclus. Dans un passé récent, 137 élèves-surveillants de prison ont été renvoyés, l’année dernière. A la seule différence que ces agents de l’Administration pénitentiaire n’ont pas été exclus, mais renvoyés chez eux, le temps de recevoir leurs affectations. Ils avaient été aussi renvoyés pour rébellion et acte d’indiscipline suite à un accrochage entre des élèves et un policier-encadreur. Ils avaient eu un incident avec un de leurs formateurs policiers qui les a réveillés vers une heure du matin, en les injuriant.

N’appréciant pas son comportement, les élèves-surveillants ont répliqué. Interpellé sur cette affaire, le Directeur de l’Administration pénitentiaire, le Colonel Daouda Diop, avait en son temps précisé qu’il n’a aucune responsabilité dans cette affaire et n’a pris non plus pris aucune mesure, étant donné que les élèves surveillants de prison ne dépendent pas encore de l’Administration pénitentiaire, mais plutôt de l’Ecole nationale de police et de la formation. Celle-ci constitue l’une des dix directions de la Direction générale de la police nationale (Dgpn), à côté de la Direction de la sécurité publique (Dsp), la Direction de la police de l’air et des frontières, la Direction de la surveillance du territoire (Dst), la Direction de la police judiciaire (Dpj) qui regroupe la Division des investigations criminelles (Dic) et la Brigade des affaires générales (Bag), entre autres.

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