FETE DU NOUVEL AN Dakar ne brille pas

Presque rien dans le décor de la capitale ne laisse présager la venue d’une nouvelle année. Un manque d’intérêt noté également ABABACAR KHALIFA SALL, MAIRE DE DAKARdans les marchés jadis grouillants de monde. Comme pour dire que 2014 n’emballe pas trop les Dakarois et la ville qui accueille le nouvel an dans la sobriété.

L’année nouvelle arrive sans tambour ni trompette. A quelques heures de la fin de l’année 2013, il n’y a presque pas de décoration montrant que 2014 est dans quelques heures. Dakar ne brille pas, contrairement aux années précédentes. Une des places les plus visitées le jour de la saint sylvestre, la corniche Ouest de Dakar, est «sombre», pas de décoration ni de lampions. Rien n’attire. Tout est comme à l’accoutumée. La ballade dans les grandes artères de Dakar, laisse apercevoir partout la même remarque.

Place Soweto, le mythique rond point faisant face à l’hémicycle n’est pas à l’heure de la fête. Le décor est monotone. L’avenue Nelson Mandela, lui aussi ne vibre pas. Quelques mètres de là, l’avenue Léopold Sédar Senghor se dévoile montrant le palais de la République avec ses gardes rouges. Rayonnante à l’orée de cette année, l’avenue semble s’offusquer de la fin de 2013. Senghor, ne se prépare pas à accueillir son hôte. Aucune nouveauté, seule le feuillage des arbres, et des files encroisés s’offre à l’œil du curieux qui ose soulever la tête.

Point de convergence de beaucoup de personnes, la nuit du 31 décembre, la Place de l’indépendance n’est pas mieux lotie que les autres coins de la capitale. Seuls quelques lampions accrochés sur les poteaux électriques et des panneaux publicitaires annoncent l’approche de la nouvelle année. C’est un décor similaire qui est perceptible sur le boulevard de la République. Hormis les lampes visibles ça et là, rien n’annonce l’arrivée du 31 décembre.

Recaser les marchands ambulants, la priorité de la municipalité

Le maire de la ville, Khalifa Sall avait donné une idée de ce que serait la capitale le jour de réveillon de la nouvelle année. La décoration de la ville couterait environ trois cents millions à la municipalité. Une somme qui, cette année, doit servir à trouver des points de chute aux marchands ambulants déguerpis de leurs lieux de travail.

Le «Sagnsé» Zappé

Souvent au Sénégal, réveillon de nouvel an rime avec élégance. Cette année semble déroger à la règle. Marché Sandaga, en cette matinée du lundi 30 décembre, l’heure à laquelle l’affluence devait être de mise, n’est pas aussi bruyant comme on l’escomptait. Des rabatteurs communément appelés «raggouman» se disputent la clientèle, des jeunes filles le plus souvent. Ici l’approche de la fête ne se fait pas trop sentir « On plein nouveautés, mais nos chiffres d’affaires n’ont pas vraiment changé, laisse entendre Modou plus préoccupé à convaincre une cliente sur la qualité d’une robe dont il se dit venir de la Turquie.

Une autre cantine, une situation identique. Jeans, body et robes bien rangés, Pape Mbeugue, l’air anxieux guette l’arrivée d’un probable acheteur. La fête ne se fait pas ressentir sur son commerce soutient-il, la raison à son avis, la commémoration du Magal de Touba qui vient de s’achever et la conjoncture économique.

Toutefois, quelques autres personnes rencontrées sont décidés à accueillir 2014 dans l’allégresse « Je sortirais le jour du Saint sylvestre. Ce n’est qu’une fois dans l’année, donc il ne faut pas le rater », laisse entendre Bineta dans un large sourire.

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