FIN DE MANDAT – Départ de la tête du Cng de lutte : Le président Alioune Sarr s’en remet à son équipe

Ça fait maintenant 20 ans que Alioune Sarr est à la tête du Cng de lutte, pour avoir été élu en 1994 comme président de ladite structure. Du coup, le départ du patron de la lutte sénégalaise est de plus en plus agité ces derniers temps. Et ce, dans un contexte marqué par l’avènement de Matar Bâ, nouveau ministre des Sports, en remplacement de Mba­gnick Ndiaye.

Venu hier assister à l’Université de Dakar à la cérémonie de dédicace de l’ouvrage «Corps en lutte», produit par Dominique Chevé avec la collaboration d’étudiants et d’enseignants de l’Institut national supérieur de l’éducation populaire et sportif (Inseps), le Dr Alioune Sarr, dont la fin de mission de sa structure est prévue en septembre prochain, s’en est remis à son équipe, à la question de savoir s’il va quitter la présidence du Cng ou encore prolonger le bail qui le lie à cette dernière.

«J’appartiens à une équipe. Nous avons toujours décidé en équipe. Donc l’équipe décidera», a-t-il répondu. Avant de poursuivre :

«Cette question on me la pose depuis 21 ans. Et ma réponse est toujours la même. Je suis un démembrement de l’Etat. C’est le ministre des Sports qui confie la mission de gérer la lutte à un Comité. Ce Comité est là depuis mars 1994. Notre mandat se termine en 2014. Un nouveau ministre des Sports arrive. Attendons de voir», a indiqué le Dr Sarr.

Quid de l’avenir du promoteur, Assane Ndiaye, condamné à deux ans de prison avec sursis pour association de malfaiteurs, escroquerie et faux usage de faux ? Selon le président Alioune Sarr, le dossier du promoteur sera examiné par la Commission règlement et discipline du Cng, qui va statuer sur la décision à prendre par rapport à son avenir dans l’arène.

Revenant sur l’ouvrage «Corps en lutte», le fruit de trois ans de labeur, le patron du Cng s’est réjouit «qu’une étude scientifique de la lutte soit faite à travers un ouvrage au moment où des oiseaux de mauvais augure prédisent sa chute».

Divisé en trois chapitres, le premier traite de la lutte et les techniques sportives. Le deuxième : la lutte comme phénomène social avec ses aspects économiques. Et le troisième est axé sur le symbolisme porté par cette pratique corporelle.

  • Écrit par  Amadou MBODJI

amadoumbodji@lequotidien.sn

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