FINANCEMENT DU PLAN SENEGAL EMERGENT 12% déjà mobilisés auprés des bailleurs

Le ministre de l’Economie et des finances, Amadou BaLe ministre de l’Economie et des finances, Amadou Ba, a annoncé hier, mercredi, en marge de la signature d’une convention avec la Banque islamique de  développement (Bid) que «Le cumul des financements déjà mobilisés pour l’exécution du Plan Sénégal Emergent (Pse), est de 12% et au rythme des choses d’ici fin août, il devrait atteindre les 20%».

D’un montant global de 82,700 milliards de francs CFA, ces deux conventions signées avec la Banque islamique de développement (BID) vont permettre le développement du secteur énergétique. Selon Amadou Ba, «au groupe Consultatif de paris, la Bid avait pris l’engagement de donner 1,100 million de dollars soit 526,416 milliards de francs CFA. Aujourd’hui, la Bid a donné 30% de cette somme, en moins de trois mois à travers les conventions. Ce qui témoigne de la pertinence  et la soutenabilité du Pse».
Evoquant la baisse de la fiscalité, M. Ba explique «la grande réforme opérée par le gouvernement sénégalais est la cause de la baisse des recettes financières» Ainsi, «nous avons des secteurs qui connaissent des difficultés et qui ne paient pas d’impôts. Ça aussi ce sont des éléments qui concourent à diminuer les recettes», a fustigé le ministre. A l’en croire, «il faut analyser les recouvrements sur plusieurs axes. Par rapport à la loi de finances, on peut ne pas être objectif, par rapport aux recettes de l’année antérieure, ce qu’on appelle glissement annuel». Se voulant plus explicite, il défend qu’ «en glissement annuel, les recettes ont cru de 7%. Le Sénégal a engagé une grande réforme fiscale ce qui a fait qu’on a quelques difficultés de recettes. La stratégie a été de simplifier, de réduire la fiscalité sur le capital et d’essayer d’appréhender le revenu capital».
«La simplification du système fiscal est une réalité. C’est plus de transparence dans la gestion fiscale. L’Etat a renoncé à 40 milliards de francs CFA pour améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs, une mesure saluée par tous les bénéficiaires», s’est-il glorifié….
Il a en outre souligné que l’Etat a décidé de supprimer le système de précompte et de se considérer comme agent économique normal. Car poursuit-il, «les entreprises sont en train d’absorber les crédits de TVA et c’est ce qui fait que le choc que nous avons eu en 2011 sur l’industrie a été supporté par les entreprises», a-t-il fait remarquer.
Par conséquent, souligne le ministre, «Les effets cumulés de ces mesures ont fait que nous n’avons pas pu atteindre les objectifs fixés dans la loi de finances initiale», martelant que «rarement nos administrations ont réussi à atteindre les objectifs fixés dans ladite loi».
«Par contre, en glissement annuel, si on compare les revenus tirés par l’Etat sur la fiscalité sur le premier trimestre 2014 à ceux de 2013, il y aune hausse de 7%. Cette hausse me donne satisfaction, parce qu’elle est tirée par les activités intérieures», a noté M. Ba. Et de poursuivre, «cela veut dire que l’industrie, l’activité intérieure est en train de se redresser. Il n’y a pas de secret si vous voyez la fiscalité dans le mauvais sens, faites une analyse des activités intérieures». Par ailleurs, il estime que «le gouvernement a pris des mesures très fortes pour soutenir, appuyer les entreprises en difficulté et je pense que ces mesures sont entrain de porter leurs fruits».
Au chapitre des agrégats, le ministre déclare «aujourd’hui  sur le plan économique, les agrégats se portent très bien. On en veut pour preuve que les taux d’intérêt auxquels nous empruntons baisse continuellement», a fait remarquer le ministre. Il conclut en rassurant que «globalement, la situation économique s’améliore de manière significative grâce à la mise en œuvre du Pse. On ne peut être dans une logique de continuité. Il est facile de faire des recettes tout de suite».

Jean Pierre MALOU

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