FOIRE INTERNATIONALE DE DAKAR Quand les exposants décrient la restauration et le démarrage tardif

Le centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (CICES) ne désemplit pas. Les stands sont envahis par des visiteurs qui sollicitent des renseignements et exposent des complaintes. Et les exposants « de vendre leurs produits et leur image ». C’est le décor qui s’offre hier, mercredi 4 décembre 2013, cinq jours après l’ouverture de la Foire internationale de Dakar.
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Au pavillon brun de la foire, le ministère du commerce et du secteur informel est soigneusement installé. Un instant pour décliner notre identité. Un gendarme préposé à la sécurité rassure : «Vous pouvez y aller», lance-t-il. L’agence nationale des marchands ambulants (Anama) dont l’emplacement est juste à l’entrée a fini de compter ses visiteurs.

«Depuis ce matin, nous avons plus d’une cinquantaine de visiteurs particulièrement les hommes d’affaires, les journalistes et les écoliers qui viennent s’enquérir de diverses demandes. Opportunité de partenariat avec l’Anama, formalisation des marchands ambulants » souligne Aminata Niang Diop, chef division communication et Marketing social. Elle n’hésite pas de tirer déjà un bilan satisfaisant. «Jusque-là, nous sommes satisfaits du rythme de visites », se réjouit-elle.

A quelques mètres, la Direction du commerce extérieur avait établi ses quartiers. Madame Khady Ba, dans son costume noir, continue de promener et à partir du stand, elle a le regard tournée vers d’éventuels visiteurs. Elle a déjà délimité le cercle des visiteurs qui se pointent. « Les opérateurs économiques viennent se renseigner sur les cartes import–export, les formalités pour la recherche de marchés en vue d’écouler leurs produits. Sans compter les chercheurs qui sollicitent des informations commerciales», renseigne-t-elle.

Plus loin, au stand de l’Adpme (agence pour le développement des petites et moyennes entreprises), Ndèye Anna Houma, est quant à elle revenue sur les complaintes de ses hôtes. «Les problèmes liés aux taxes, à la recherche de financement, aux appels d’offres sont les plus récurrents », précise-t-elle. Et de renchérir : «nous mettons surtout l’accent sur les conditions de financement des Petites et moyennes entreprises liées au dossier bancable, a la disposition de comptabilité».

Les régions du Sénégal n’ont pas été en reste et ont tenu à marquer leurs présences. Au pavillon de la région de Matam, avec en tête Cheikh Ndiaye, chef service régional du commerce, divers produits sont exposés. «Des produits agro –alimentaires, teinture, sculpture, poterie sont offerts », souligne Alassane Ba, membre de la délégation. Toutefois, les membres se plaignent des conditions dans lesquelles la Foire a démarrer. « Depuis le 28 novembre, nous sommes à la Foire où, faute de stand, nous avons rencontré d’énormes difficultés. Avant notre installation d’avant-hier, nous étions en plein air devant nos bagages » s’émeut-il.

Au stand de Fatick, des femmes assises à même le sol s’affairent autour de leurs clients. Mamadou Sy, membre de la délégation, étale les variétés de la région du Sine. «Nous proposons des produits transformés, particulièrement les céréales, produits de mer, bijouteries, coutures, cordonneries », relève-t-il non sans émettre quelques regrets. «On nous empêche de faire entrer des repas à l’intérieur de la Foire ni faire du thé. Alors qu’il n’existe qu’un seul restaurant aux prix chers à l’intérieur de la Foire».

Un tour au restaurant bénéficiaire de l’exclusivité de la restauration, la tenante se frotte les mains. « Depuis 4 ans, j’ai l’exclusivité dans la restauration de la foire. S’il y a des clients qui préfèrent sortir, c’est leur goût. Notre prix varie selon le cadre (au bois des manguiers, 2000 FCfa ; au rez-de-chaussée pyramide, 2500 FCfa, au buffet, 7000 FCfa). Dans tous les cas, souligne la dame, nos clients ne se plaignent pas », se félicite-t-elle, tout en gardant l’anonymat.

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