Fuite de procès-verbaux : Le camp de Khalifa SALL vent debout contre L’Observateur, Libération et Le Quotidien

Fuite de procès-verbaux : Le camp de Khalifa SALL vent debout contre L’Observateur, Libération et Le Quotidien

Barthélémy DIAS accuse une certaine presse, qui selon lui, est au service de Macky SALL, d’avoir relayé les procès-verbaux de la police concernant l’audition de Khalifa SALL pour discréditer le maire de Dakar.

Pour le maire de Mermoz / Sacré-Cœur, qui parle de règlements de comptes, il s’agit d’une campagne médiatique inspirée par le camp présidentiel pour jeter Khalifa SALL en pâture.

«Nous dénonçons la complicité de certains organes de presse. Avec tout le respect que j’ai pour la presse, faire fuiter des procès-verbaux dans un complot aussi vulgaire que celui-ci cela n’honore pas la profession de journaliste », commence par dire Barthélémy DIAS.  Avant d’aller jusqu’au bout de sa pensée.

« Il est inadmissible qu’une autorité actuellement dans les liens d’une procédure qui relève d’une enquête et que ses avocats ne disposent pas de possibilités de l’assister, qu’ils n’ont pas accès aux procès-verbaux et qu’on se permette de divulguer ou d’organiser des fuites dans la presse.

Cela relève d’un vaste complot. Les quotidiens Libération, L’Observateur et Le Quotidien sont en train de violer la loi. Il est inadmissible et inconcevable qu’ils acceptent de rentrer dans ce complot en acceptant de faire fuiter des informations qui sont supposées être confidentielles», martèle le responsable socialiste.

Pour Barthélémy DIAS, Khalifa SALL ne doit répondre aux enquêteurs qu’à une seule condition

Le maire de Mermez/Sacré-Cœur ne décolère toujours pas contre le régime de Macky SALL.

Celui qui vient d’être condamné, ne manque pas une occasion pour  tirer sur les tenants du pouvoir. La convocation de Khalifa SALL n’y change rien. Bien au contraire. Venu soutenir son mentor, Barthélémy DIAS demande à celui-ci de ne répondre aux questions des enquêteurs qu’à une seule condition.

«Comme  l’a stipulé Me El Hadji DIOUF, Khalifa SALL ne répondra à aucune question des enquêteurs. Quand Macky SALL décidera de parler des fonds qui lui sont alloués sous un régime dérogatoire, Khalifa SALL  parlera des fonds qui lui sont alloués sous ce même régime. Quand Monsieur Moustapha Niasse décidera de parler des 500 millions qui lui sont alloués à l’Assemblée nationale et qui sont soumis à un régime dérogatoire, Khalifa SALL parlera.

Quand Ousmane Tanor DIENG, qui n’a été élu par personne, qui ne représente personne, acceptera de justifier l’utilisation de ces 500 millions FCFA de fonds, à partir de ce moment le conseil municipal de Dakar donnera mandat à Khalifa SALL pour pouvoir s’exprimer sur les 360 millions qui lui sont alloués», soutient Barthélémy DIAS.

Khalifa SALL : «l’intimidation et le dénigrement ne passeront pas»

Le maire de la ville de Dakar est sorti de son face-à-face avec les enquêteurs de la Division des investigations criminelles sans être édifié sur le sort qui lui est réservé. 

Entendu hier pendant près de dix heures, Khalifa SALL y est retourné ce mercredi pour voir une épée de Damoclès lui être suspendu au-dessus de la tête.

 «La procédure ne vient que commencer, ils ont terminé une première phase de l’enquête, ils nous diront la suite qu’ils nous réservent », a-t-il réagi au sortir des locaux de la DIC.

Tout de blanc vêtu, Khalifa SALL a, par la suite, improvisé une marche menant à l’hôtel de ville de Dakar. Ragaillardi par ses nombreux partisans venus le soutenir, il est revenu sur la procédure avant de lancer : «En tout état de cause, l’intimidation et le dénigrement ne passeront pas», a précisé le maire de la ville de Dakar ».

Moussa SY sur l’audition de Khalifa SALL : « C’est une conspiration qui ne dit pas son nom. Une cabale… »

L’audition de Khalifa SALL, démarrée depuis hier par les enquêteurs de la DIC, est foncièrement politique. C’est la conviction du  maire des Parcelles assainies qui crie au complot.

« C’est une conspiration qui ne dit pas son nom. Une cabale malheureuse dont l’objet est de mettre Khalifa SALL dans une situation inconfortable par rapport à l’opinion. En vérité, c’est ce qui est recherché. Mais aussi, briser l’élan qu’il a pris par rapport à ses tournées à l’intérieur du pays. (…) On disait que Khalifa SALL se limitait à Dakar, qu’il n’a pas d’envergure nationale.

Maintenant, après Mbane, Richard-Toll, Saint -Louis et Mpal, il commence à faire ses programmes d’animation politique, et là, ça gène au niveau du pouvoir et du Parti socialiste », affirme Moussa SY.

Cette observation ne l’empêchant pas de parler du fond du dossier, le maire des Parcelles estime que « les gens, aujourd’hui, veulent mettre sur le dos de Khalifa Sall une conspiration. Parce que, quand on parle de la caisse d’avance, elle a des règles, le quart du budget du chapitre des dépenses diverses. Donc, par rapport à cela, il  y a des conditionnalités.

Mais ce qui se passe, aujourd’hui, les fonds dont on parle, c’est des fonds politiques. Beaucoup de Dakarois ont bénéficié de ces fonds de manière confidentielle. Soit pour aller se soigner en Europe, au Maroc, en Tunisie, et ailleurs. Soit pour faire des ablations de seins, par rapport aussi au col de l’utérus. D’autres ont bénéficié de ces fonds pour le cadre des bourses d’études et autres ».

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