Fusion du Fnpj, de l’Ajeb et de l’Anej Le feu couve au ministère de la Jeunesse et à l’Apr

Depuis l’annonce de la fusion entre l’Agence pour l’emploi des jeunes des banlieues du Sénégal (Ajeb), l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (Anej) et le Fonds national pour la promotion des jeunes (Fnpj), le choix du directeur général de la nouvelle structure suscite les commentaires. Résultat des courses : un lobbying intense est déclenché par les différents candidats à ce poste qui sera plus que juteux. fusionD’autant plus que le ministre de tutelle, Benoît Sambou et certains cercles de l’Alliance pour la République sont déjà accusés d’un parti pris manifeste.Entre Abdoulaye Thimbo, Birame Faye et Pape Gorgui Ndong, respectivement Directeur général du Fonds national de Promotion des jeunes (Fnpj), de l’Agence nationale pour la promotion des jeunes (Anej) et de l’Agence pour l’Emploi des jeunes des Banlieues, c’est le sauve-qui-peut. De sources concordantes, aucun de ces trois Dg ne veut lâcher du lest pour occuper le seul poste prévu après la fusion de ces trois agences en une seule. Pis, d’une part, le ministre de tutelle au cœur des tractations pour la rationalisation de ces agences qui ont pour principale mission l’emploi des jeunes, est accusé de favoritisme. En atteste sa brouille par partisans interposés avec l’actuel Directeur général de l’Ajeb. D’autre part, le parti au pouvoir est également soupçonné de faire dans le parti pris. Ainsi, des responsables de l’Apr qui déclarent mordicus que ce nouveau poste doit revenir de facto à leur parti, accusent leur leader de vouloir installer à la tête de la nouvelle structure un de ses plus proches, parmi les trois postulants. C’est en ce sens, précise-t-on, que des lobbyings tous azimuts venant de tout bord sont entrés dans la danse, chacun prêchant pour son poulain, même si le dernier mot revient au chef de l’exécutif, seul habilité, à travers son pouvoir discrétionnaire, à nommer aux postes civils et militaires.

Malaise généralisé

Cette situation de rationalisation du Fpnj, l’Anej et de l’Ajeb a fini de créer un véritable malaise chez les travailleurs des trois structures. Certains voyant dans cette mesure des autorités étatiques, le prétexte d’un licenciement sans motif valable. Car, à en croire des sources proches du parti au pouvoir, les oreilles du chef de l’Etat sont travaillées à ce que tous les militants du Pds, encore employés dans ces agences, soient purement et simplement remerciés. D’ailleurs, jusqu’à hier mardi, les employés d’une de ces trois agences n’ont pas encore reçus leur salaire du mois de novembre, même si certains avancent qu’en fin de budget, nombreuses sont les structures de l’Etat qui éprouvent des problèmes de trésorerie. Selon un responsable de la banlieue proche du chef de l’Etat, la fusion des trois agences doit prendre impérativement en compte, la lancinante question de l’emploi des jeunes des banlieues, véritable bombe à retardement. L’Ofejban, devenue Ajeb, ayant contribué de façon substantielle à octroyer des emplois aux jeunes issus des familles défavorisées.

Licenciements en vue

De sources sûres, la mission assignée à la nouvelle structure, conformément à celle du Fonds national de promotion des jeunes, devra s’articuler autour du financement des projets de création d’entreprises ou d’activités génératrices de revenus initiés par les jeunes ou leurs groupements ; au financement des actions de formation, d’information et de communication qui concourent à l’insertion des jeunes et au financement des projets d’études, de suivi, de supervision et d’évaluation des programmes d’insertion des jeunes. A noter que dès son arrivée au pouvoir, le successeur de Me Wade avait pris la décision de supprimer 45 directions et agences et que les économies budgétaires ainsi réalisées seront réorientées vers la satisfaction de la demande sociale. Le chef de l’Etat avait indiqué que cette option, irréversible, s’est déjà traduite par la limitation à 25 du nombre de départements ministériels, au lieu de 45 auparavant. Pour Macky Sall, «il s’agit, avec détermination, d’éliminer les risques de double emploi, de confusion des rôles et des compétences entre des structures d’un même département ou entre deux ou plusieurs ministères et de supprimer les structures inopérantes, sans grande utilité pour le fonctionnement de l’État».

Sekou Dianko DIATTA

 

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