GESTION DE LA CRISE CASAMANÇAISE Jean-Marie François Biagui confond le Général Abdoulaye Fall

Jean-Marie François Biagui MfdcL’ex secrétaire général du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) , Jean Marie François Biagui parle dans un message en date du 20 juillet intitulé « témoignage pour le présent et la postérité, un hommage et un plaidoyer en faveur du soldat Abdoulaye Aziz Ndaw » de l’implication et surtout des manœuvres du GénéralAbdoulaye Fall dans le dossier de la crise Casamançaise. Un homme fort qui a fait et défait des carrières de personnalités impliquées dans la gestion du dossier Casamance. Dans ce témoigne, Jean Marie François Biagui enfonce le Général Fall.

Dans une déclaration en date du 20 juillet intitulée «témoignage pour le présent et la postérité, un hommage et un plaidoyer en faveur du soldat Abdoulaye Aziz Ndaw », Jean-Marie François BIAGUI, Président du Mouvement pour le Fédéralisme et la Démocratie Constitutionnels (MFDC-fédéraliste) enfonce le Général  Abdoulaye Fall. Il soutient que le livre du Colonel Abdoulaye Aziz Ndaw est « un acte héroïque, résolument héroïque, qui va certainement redonner ses lettres de noblesse au processus de paix en Casamance, en vue d’une solution définitive, sinon durable, au « problème casamançais ».
L’ex secrétaire du Mouvement des forces démocratiques de la casamance (Mfdc) raconte comme l’auteur du livre avait été mis à l’écart, dans le dossier casamançais, au profit du général Abdoulaye Fall : «Je puis affirmer, tout à propos, avec autorité et gravité, que la mise à l’écart du colonel Abdoulaye Aziz Ndaw, au profit du colonel Abdoulaye Fall, promu général de brigade, a contribué fort substantiellement à plomber le processus de paix en Casamance.
Et personne, au sommet de l’Etat comme dans les sphères inférieures concernées de près ou de loin par le « dossier casamançais », ne peut dire qu’il n’était pas au courant de ce dont le colonel Ndaw accuse, dans sa publication (‘‘Pour l’honneur de la Gendarmerie sénégalaise’’, aux éditions L’Harmattan), le général Fall. Je dis bien personne, sauf à se cacher une fois encore derrière son petit doigt et à élever, par je sais quelle forme de magie, la lâcheté, devenue hélas la panacée dans notre pays, au rang des vertus cardinales »
Comment le général Fall a été dessaisi du dossier Casamance
Jean Marie François Biagui raconte dans ce témoigne : « Le 4 février 2004, le président Abdoulaye Wade me reçoit nuitamment en audience. Sont présents : Le président Wade, son fils Karim, Pierre Goudiaby Atepa et Georges Lopès, respectivement président et secrétaire permanent du Collectif des Cadres Casamançais (CCC), et moi-même. Au terme de près de deux heures d’entretien, le président Abdoulaye Wade demande, séance tenante, à son fils de téléphoner au ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Monsieur Macky Sall, au ministre d’Etat Cheikh Tidiane Sy et au général Abdoulaye Fall, et de leur demander de rappliquer illico. Quelques minutes après, nous voici rejoints par ces derniers, qui s’entendront instruire comme suit par le président de la République : « Je viens de terminer une audience avec Monsieur Biagui, dont je ne vous dirai pas la teneur.
En revanche, voici désormais la composition de la délégation de l’Etat pour les négociations de paix : vous Monsieur Macky Sall, vous en êtes le chef ; vous Monsieur Cheikh Tidiane Sy, vous en êtes le rapporteur ; quant à vous mon général, vous n’en êtes qu’un simple membre. » Aussi, déjà tout en sueur dès qu’il nous découvre, moi en particulier, aux côtés du chef de l’Etat, le général Abdoulaye Fall « se décompose ». Je viens ainsi de signer mon arrêt de mort. Mais ne l’ai-je donc pas fait depuis déjà bien longtemps ? »
Il règle ses comptes
Et l’ex patron du Mfdc de renchérir : « Sans plus tarder, c’est-à-dire dès le lendemain, le général Fall active ses sulfureuses accointances auprès du MFDC et, très rapidement, il va s’engager dans un bras de fer avec l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, dont il sortira vainqueur puisqu’il va arracher à ce dernier, le 17 mars 2004, mon limogeage de mes fonctions de secrétaire général du MFDC, tandis que l’abbé affirmera, pour sa part, jusqu’à sa mort le 14 janvier 2007, ne m’avoir jamais limogé, même s’il reconnaît en même temps avoir signé l’acte que d’aucuns brandissent pour attester ma mise à l’écart. Mais ce que l’abbé ne dit pas, c’est qu’en agissant de la sorte, ça n’est pas tant pour préserver sa propre vie que pour sauver la mienne ».
Les manœuvres du général 
Dans le témoigne, on peut lire : «Ainsi, pour le général Fall, mon successeur est-il tout désigné : Ansoumana Badji basé au Portugal. En effet, muni de son sésame, pour ne pas dire de son os, et accompagné de Latif Aïdara (chargé de mission à la Présidence de la République) et de Saliou Sambou (ancien gouverneur de Dakar), le général Abdoulaye Fall s’envole pour l’Europe. Il en reviendra avec, dans ses « valises », Ansoumana Badji qu’il va imposer à l’abbé Diamacoune comme étant le nouveau secrétaire général du MFDC ; mais un secrétaire général flanqué, de force, de la feuille de route dite des négociations de paix de Foundiougne, consécutives aux prétendus accords de paix de Ziguinchor du 30 décembre 2004 »
Le complot 
En effet, selon Jean Marie François Biagui, «La trouvaille faite par le général Fall sera donc de monter de toutes pièces un complot m’impliquant comme convoyeur d’armes et autres équipements de guerre, depuis Moscou, en Russie, et à destination de la Casamance, plus précisément en faveur de Kamougué Diatta et de ses hommes. Est mis à contribution, à cette même fin, le correspondant à Ziguinchor du journal ‘‘Le Quotidien’’, Aliou Cissé, qui va monter, de toutes pièces donc, un article particulièrement circonstancié me mettant à cet effet en cause »
Son arrêt de mort
Le Président du Mouvement pour le Fédéralisme et la Démocratie Constitutionnels (MFDC-fédéraliste) de déclarer : « A la vérité, face au général Fall, mon tout premier arrêt de mort remonte au mois de janvier 2004. En effet, alors que je débarque à Dakar en provenance de France, le général me « balance » à la figure, lors d’une audience le 22 janvier, un prétendu « Protocole d’accord entre le représentant du chef de l’Etat du Sénégal et les responsables de MFDC pour la pacification du Fogny », en date du 3 janvier 2004, paraphé, en plus du général Fall, par Dembo Coly (« président » du MFDC Fogny) et Siaka Bodian (« secrétaire général » du MFDC Fogny), et contresigné par l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, président du MFDC. En substance, ce prétendu protocole d’accord atteste que la paix est définitivement acquise dans cette partie de la Casamance »
Le carnage évité de justesse 
Jean Marie François Biagui explique les manœuvres du Général qui a fini de « convaincre » tout le monde : «Il faut comprendre que, à cet instant même, tout le monde a fini de mordre à « l’hameçon » du général Abdoulaye Fall, y compris le corps diplomatique qui se prépare déjà à accompagner en Casamance le promoteur du torchon de protocole d’accord de paix, en vue des festivités promises.
Mais ce sera sans compter avec la vigilance de votre serviteur et notamment avec ma lettre du 27 janvier 2004 au ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Monsieur Macky Sall, qui en référera immédiatement au président Abdoulaye Wade. Ce qui fait que l’avion affrété pour convoyer le général Fall et ses honorables invités restera cloué au sol, sur instruction du chef de l’Etat, certes au grand désarroi de ceux-là, mais à notre grand soulagement, à nous qui venons ainsi d’éviter un carnage avec, comme victimes potentielles, des membres du corps diplomatique basé à Dakar ».
Il parle du général Fall en ces termes : «Seul véritable maître à bord, il va se révéler particulièrement efficace dans le chantage, la manipulation et surtout le mensonge d’Etat».
Le patron du Mfdc-fédéralisme lance ce message : « Les plus hautes autorités de l’Etat se doivent par conséquent de prendre date, et d’agir en conséquence. Autrement dit, les plus hautes autorités de l’Etat doivent sévir, quoi qu’il en soit, à la mesure de l’enjeu et/ou des préjudices subis»

Bacary Domingo MANE

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