Gestion de l’Energie: La SENELEC renaît de ses cendres et affiche une bonne santé financière.

La situation actuelle de la Société nationale d’électricité(Senelec) est étincelante. Elle doit son embellie au Plan Yessal (reconstruction) mise en place par le régime de Macky Sall sous les cendres du Plan Takkal et qui porte sur près de 840 milliardsfcfa. Alors que le plan va de 2015 à 2020, la Senelec a déjà trouvé près de 230 milliards Fcfa, si l’on se fie au boss de la boite, Mouhamadou Matar Cissé

Si la Senelec  qui était naguère dans un gouffre a connu une certaine renaissance  c’est grâce au plan Yéssal, se vante son directeur général.

Une page est bel et bien tournée dans la gestion du secteur de l’électricité. Le «Plan Takkal» de Karim Wade a été remplacé par le «Plan Yeesal». La révélation est un directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, qui était hier, mercredi 8 février, l’invité de la «Table de la presse».

Cissé a indiqué que ce nouveau Plan coûte 835 milliards de francs CFA. Il s’est empressé de préciser que 600 milliards ont été déjà mobilisés. Avant d’ajouter que la Senelec a contribué à hauteur de 125 milliards, l’État pour 23 milliards, la Boad et la Banque mondiale pour 25 milliards chacune ; le reste étant supporté par d’autres partenaires institutionnels et privés.

En plus de cette avalanche de financement qui lui tombe dessus, la société d’électricité affiche une bonne santé financière, si l’on en croit toujours à son directeur général, elle réalise’ un bénéfice net de 15 milliards pour un chiffre d’affaire de plus de 300 milliards. Sa masse salariale set de 7% du chiffre d’affaire. C’est dire que les choses bougent. L’entreprise dispose d’une réserve de 200 mégawatts en surplus.

Ce qui lui avait permis de louer 2 mégawatts au Mali pendant le sommet France- Afrique en décembre dernier. A ce rythme et avec les centrales qui vont voir le jour comme celle de Sendou en octobre prochain dont la capacité est estimée à 125 mégawatts, l’entreprise basée à la rue Vincent pourrait entrer en bourse à l’image de la Sonatel. En tout cas c’est le vœu le plus ardent de ses dirigeants, avec à leur tête Mouhamadou Matar Cisé qui affiche une large banane devant ses interlocuteurs.

« la compétence et l’expertise du personnel ont beaucoup contribué à la réussite de cette entreprise que l’Agence nationale de la statistique et de la démographie( Ansd) classe dans son répertoire des 500 entreprises à la 3éme place avec un chiffre d’affaires de 391 milliards » souligne l’Inspecteur général d’Etat (Ige)

Pour le Directeur Général  de la Senelec, en S’appuyant sur ses bénéfices annuels réalisés depuis trois ans, la Senelec contribue à hauteur de 60 milliards au moins par an aux recettes fiscales et douanières. Elle n’est devancée que par la Sonatel, numéro un des entreprises qui boostent les caisses de l’État.

Cette bonne santé financière va-t-elle pousser la société dirigée par Mouhamadou Makhtar Cissé à investir dans les Telecom, d’autant qu’elle dispose d’un réseau de fibre optique s’étendant à travers le pays ?

La question s’est posée hier, mercredi 8 février, à la «Table de la presse», qui recevait le patron de la Senelec. Mais ce dernier a entretenu le mystère, refusant de confirmer ou d’infirmer.

Cependant, l’ancien ministre du Budget reconnait que tout n’est pas rose. Il estime que beaucoup d’effort restent encore à faire en matière d’accueil de la clientèle et de politique commerciale.

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