Gestion du pétrole : Le Sénégal se forme en France

Pour aider le pays à éviter la malédiction du pétrole, Macky veut que les futures nombreuses ressources humaines dont le Sénégal aura besoin, soient formées à partir d’une base mise en place grâce à son ancienne école de formation, l’Ifp-En.

(envoyé spécial à Paris) – Les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz qui se sont réalisées dans les eaux territoriales du Sénégal, vont complètement changer la configuration socio-économique du Sénégal. Les autorités politiques semblent l’avoir si bien compris qu’elles ont vu la nécessité d’aller chercher des conseils et de la mise à niveau partout où elles peuvent en trouver, et notamment en France. Et au pays de François Hollande, une structure comme l’Institut français du pétrole-Energies nouvelles, semble réunir toutes les compétences qu’il faut pour fournir au Sénégal tout ce dont il a besoin pour mieux profiter de son nouveau pactole. Le chef de l’Etat Macky Sall a beaucoup insisté sur le besoin de formation d’une masse critique de compétences dans les différentes matières liées à l’exploitation du pétrole et du gaz, qui ont justifié à ses yeux la signature d’un mémorandum entre l’Etat du Sénégal et l’Institut français du pétrole-Energies nouvelles (Ifp-En), où lui-même, à l’issue de sa formation à l’Institut des Sciences de la terre (Ist) de l’Université Cheikh Anta Diop, avait effectué un stage de 18 mois en formation des métiers du pétrole, avant de rentrer au pays travailler à Petrosen.
Cette convention de partenariat vise à la préparation de la création de l’Institut national de formation aux métiers du pétrole, auquel le chef de l’Etat semble tenir énormément, et il a expliqué pourquoi hier. Il a souligné que le pays devra faire face à des partenaires bien outillés en ressources humaines de qualité, qui viendront exploiter ses ressources offshore. «Nous allons recevoir de nombreux rapports de ces grandes compagnies. Qu’allons-nous faire ? Nous avons besoin d’un cadre de compétences qui s’appuiera sur des compétences éprouvées. C’est dans cet ordre que nous avons mis en place le Cos-petrogaz».
Justifiant le travail de cette structure, le président dira qu’elle est destinée à être le vivier dont les différents départements ministériels tireront les expertises dont ils ont besoin. Mais que cette structure elle-même a besoin d’être dotée en ressources humaines de qualité. Car «si nous ne savons pas si nous devons nous mettre tout de suite au raffinage ou si nous devons exploiter directement les hydrocarbures. Si nous ne savons pas ce que nous devons faire des ressources tirées des hydrocarbures, on ne peut exploiter ces nouvelles richesses».
Et les ressources humaines en question, l’Institut national de formation aux métiers du pétrole les formera en étant elle-même bien structurée. Cette structuration et le curriculum dont elle a besoin, la future structure de formation les trouvera auprès de l’Ifp-En. Les différents responsables des départements ont voulu en convaincre Macky Sall au cours de sa visite d’hier matin, pour lui montrer l’importance des enjeux. Mais cela quelque part, revenait à prêcher un converti, car le chef de l’Etat a lui-même affirmé que «l’offshore profond nous réserve encore des surprises sur l’Atlantique», avant de se dire convaincu que «le Sénégal va être un des pays les plus importants en matière de production de gaz et de pétrole».
L’Ifp-En auquel Macky s’est adressée pour la formation des ressources aux métiers du pétrole, se présente lui-même comme «un acteur public français de la recherche et de la formation. Son champ d’action est international et couvre tous les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement. Son activité historique concerne l’exploitation et l’utilisation des hydrocarbures : exploration, production, raffinage, pétrochimie et technologies moteurs». Pour l’année en cours, l’Institut compte une seule stagiaire sénégalaise, la toute menue Aline Fatou Sonko Tamba.

Lequotidien.sn

1 Commentaire

  1. J’ai fait exprès de sortir cette partie de mon texte. Parce que je l’écris dans un but pédagogique. Elle permettra à certains de nourrir la réflexion. J’y partage deux anecdotes, toutes réelles.
    1/ Il y a un groupe de mauvaises personnes qui ont instauré entre eux une règle (Je refuse de donner d’indications permettant de situer). Lorsque l’une d’elle arrive à attirer une femme dans son lit, elle doit raconter toute l’histoire au groupe, sans tabou. C’est la règle. Une fois que l’histoire sans tabou est contée au groupe, quelques jours après, n’importe quel membre du groupe peut aller rechercher la femme, pour la même chose. Et lorsqu’elle refuse, il ne manquera pas de lui jeter à la figure que c’est peut à lui qu’elle le refuse et pas à Untel (celui qui avait conté).
    Moralité: elle accepte une fois, cela devient une faiblesse contre elle. L’aimer, c’est l’aider à arrêter et non l’applaudir.
    2/ Eyadema Père était un féru de l’horoscope. Il y croyait. Il avait fini par trouver une cartomancienne française qui lui faisait ses prédictions. Il avait même fini par signer un abonnement. Au début de chaque année, la cartomancienne lui envoyait son horoscope de toute l’année sous forme d’un petit livre. Et cela lui servait de document de base pour toutes ses activités de l’année, surtout la gestion du pays. Les services secrets français le surent. Ils firent un travail au corps de la dame jusqu’à obtenir d’elle qu’elle intègre chaque année dans son petit livre horoscope ce qu’ils lui dicteront. Vous comprenez la suite. Durant des années les orientations des services secrets français pour les intérêts de leur pays arrivent à Eyadema sous forme d’horoscope.

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