GO- Diouf et son pliant de vacances

En Occident, quand on atteint un certain âge, il n’y a pas trente six mille solutions. Pour qu’à leur tour, les enfants profitent de la vie sans vous avoir tout le temps dans les jambes, on vous fait valoir d’office votre droit d’admission dans un pensionnat. abdou dioufChez nous en revanche, vous pouvez toujours être utile, tant que vous ne situez pas tout le temps midi à 14 heures. Et comme nous nègres, on nous connaît pour notre sens de la tribu, on ne ménagera aucun effort pour vous garder dans la famille. Chez le fils ou la fille (si vous en avez et s’il y a de la place), ou alors avec de la compagnie, dans votre propre demeure, en attendant vaillamment le jour J. Celui où vous fausserez définitivement compagnie en laissant quelques babioles que les héritiers se disputeront, en trinquant à votre santé.

C’est couramment comme ça que cela se passe en Afrique. En sera-t-il de même pour Diouf, l’ancien président qui compte aller vers une retraite bien méritée en 2014, après une tentative avortée en 2000 ? Rien n’est moins sûr. Comme il a toujours été un toubab décoloré, on le verrait mal débarquer avec un pliant dans sa ville natale de Louga. D’abord parce que la concession familiale n’est plus de première jeunesse, faute d’entretien, ensuite, parce qu’il n’y a rien comme activité de quatrième âge dans cette oasis où il n’y a jamais rien eu, sauf le jeu de dames et la belotte, bien sûr. Resteraient alors Dakar où vivent certains des enfants, ou Paris, la capitale du cœur.

Mais ce ne serait pas une première, si la France l’emportait : tous les présidents que notre pays a comptés y ont un pied à terre, et des épouses originaires, pour certains. En attendant de savoir ce que décidera le couple M2, quand le moment sera venu.

Cébé

 

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