GREVE DES TRAVAILLEURS DE DAKAR DEM DIKK Les usagers désemparés, les taxis rehaussent leurs tarifs

tata_pleinLes travailleurs de la société de transport  Dakar Dem Dikk (DDD) ont observé  une grève depuis hier mardi 6 mai, pour réclamer le déblocage de leurs comptes par l’Ipres. Une situation qui n’est pas sans causer des désagréments à certains usagers de ces bus. Si certains se sont rabattus sur les Taxis, les minis bus Tata et clandos  pour rallier leurs  lieux de travail ou écoles, d’autres ont préféré par contre rebrousser chemin.

Assises sur un banc, le visage renfrogné, l’air désemparé, Astou Fall est visiblement fatiguée par une longue attente sans voir arriver l’ombre d’un seul bus. Très surprise d’apprendre la grève des travailleurs de Dakar Dem Dikk(DDD), cette jeune étudiante en anglais à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar décide de se rabattre sur les clandos pour ne pas rater son cours prévu  à 12 heures.

A l’image de Astou Fall, ils sont nombreux les  usagers des bus 3D qui n’étaient pas encore au courant de la grève décrétée par cette société de transports. Au terminus de Liberté 5, Ibrahima Kane qui attendait l’arrivée d’un bus pour se rendre a Pikine, à rebroussé chemin sans hésitation après avoir été au fait de la grève.  «Comme ils sont en grève, je préfère rentrer à la maison car les taxis sont très chers sinon je vais avoir après des difficultés pour retourner chez moi à Castor », se désole-t-il.

Autre endroit, même constat. A sacré Cœur 3, les gens se bousculent pour entrer dans les mini bus Tata qui sont pleins à Craquer comme un œuf. D’autres par contre se ruent vers les clandos et taxis. Ces derniers ont rehaussé leurs tarifs à cause de la grève des travailleurs de 3D.

Comme dit l’adage, le malheur des uns fait le bonheur des autres.  Ami Sow Diagne, la quarantaine, qui veut se rendre à Sandaga, a arrêté un taxi à deux reprises mais sans succès.  «Je veux prendre un taxi pour aller à Sandaga mais les chauffeur ont augmenté leurs tarifs aujourd’hui. Ils demandent entre 2500 et 3000 alors que d’habitude je payais 1500 ou 2000 francs. Vous voyez la différence», lance-t-elle avec mépris.

«Au moment où les usagers de la société de transport n’étaient pas informés, depuis les premières heures du matin, les bus sont stationnés ici. Nous attendons la décision des patrons qui sont en train de se concerter pour savoir quelle position adopter. Au dépôt de DDD à Ouakam, les bus sont tous stationnés dans la grande cour», renseigne Kéba Goudiaby, conducteur de bus.

Ndeye Aminata CISSE

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