Grogne contre la hausse de l’électricité : « évitons les procès en sorcellerie » (Guillaume Soro)

Guillaume-SoroLe président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, qui s’est exprimé sur la situation de grogne survenue suite à la hausse du coût de l’électricité, a appelé à « éviter les procès en sorcellerie » tout en privilégiant le dialogue afin de trouver des solutions idoines sur cette problématique.

« J’en appelle à la sérénité de tous pour aborder, dans l’union, les difficultés au-devant de nous (…) évitons les procès en sorcellerie. Cela ne servirait à rien; nous devons travailler plutôt à l’union au resserrement des rangs, à l’apaisement et à la cohésion entre toutes les filles et tous les fils de ce pays. C’est bien cela notre sacerdoce », a dit M. Soro.

A l’endroit des leaders politiques, il a déclaré : «Ne nous laissons pas aller à la panique, ne nous divisons pas non plus, je vous en conjure ! Nous devons construire l’union sacrée autour de notre chef, garant de l’unité nationale, Son Excellence Alassane Ouattara ».

Selon lui, toutes les institutions de la République devraient faire corps avec le président Ouattara, en lieu et place de « la rumeur corrosive et dévastatrice », se rassembler et remobiliser « tous comme un seul homme pour défendre et préserver la paix si chèrement acquise ».

Des manifestations contre la hausse des tarifs de l’électricité dans plusieurs villes de la Côte d’Ivoire qui ont basculé en des saccages et pillages d’établissements publics et privés, ont occasionné un mort à Bouaké (centre ivoirien), dans cette deuxième ville du pays.

Pour éviter que la situation dégénère, d’importants renforts policiers et militaires ont été déployés à Bouaké après plusieurs heures de chaos, mais également dans les grandes villes du pays. Les manifestations ont eu lieu aussi à Yamoussoukro, Daloa (ouest) et Tiassalé.

Le Rassemblement des Républicains (RDR), le parti au pouvoir, a estimé dans une déclaration que les récentes manifestations contre la hausse du coût de l’électricité sont des « actes visant à créer un pseudo climat insurrectionnel » dans le pays.

Selon le secrétaire général par intérim, Amadou Soumahoro, « des mains obscures aux intentions inavoués » enveniment cette situation.

Pour M. Soro, les autorités ivoiriennes devraient prendre leurs « responsabilité » afin que la situation de hausse du coût de l’électricité ne dégénère pas pour se muer en remous sociaux.

Suite à une grogne populaire concernant l’augmentation des factures d’électricité en Côte d’Ivoire, le chef de l’Etat Alassane Ouattara, a décidé le 1er mais 2016 l’annulation de l’ajustement tarifaire intervenu en janvier 2016 ainsi que du remboursement aux usagers.

M. Ouattara avait dénoncé à l’occasion de la fête du travail, une augmentation « très forte » des tarifs d’électricité, rappelant qu’il s’agissait d’une hausse de 16% décidée par le gouvernement, et qui devrait devant être « étalée sur trois ans ».

Deux nouvelles facturations émises en juillet, jugées excessives par des populations, ont entraîné une nouvelle grogne qui s’est soldée par des manifestations émaillées de violences dans plusieurs villes du pays.

© OEIL D’AFRIQUE

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