Hillary Clinton impute sa défaite au FBI, à Vladimir Poutine et à Wikileaks

La candidate malheureuse à l’élection présidentielle américaine Hillary Clinton s’est confié, mardi, sur les raisons de sa défaite en affirmant que l’affaire des emails et les interférences russes lui ont coûté la victoire.

Hillary Clinton est revenue mardi 2 mai en détails sur sa défaite face à Donald Trump, en accusant le directeur du FBI James Comey, qui a relancé quelques semaines avant le scrutin l’affaire de ses emails, Vladimir Poutine et Wikileaks de lui avoir fait perdre la présidentielle américaine.

« J’étais sur le chemin de la victoire jusqu’à ce que la lettre de Jim Comey, le 28 octobre, et le Wikileaks russe créent le doute dans la tête des gens qui penchaient en ma faveur, et qui ont fini par prendre peur », a déclaré l’ancienne candidate, interrogée par une journaliste lors d’un événement de l’ONG Women for Women International à New York.

Hillary Clinton a participé à quelques événements publics depuis novembre, mais elle s’était peu exprimée sur les raisons de son échec. Début avril, elle s’était dit certaine que la misogynie avait « joué un rôle », et avait évoqué le double effet négatif de Jim Comey et des fuites de messages privés sur Wikileaks. Mais c’est la première fois qu’elle expliquait en longueur son interprétation du résultat de l’élection.

« J’étais partie pour gagner »

« Si l’élection avait eu lieu le 27 octobre, je serais votre présidente », a-t-elle expliqué. Le 28 octobre, le directeur du FBI annonçait dans une lettre au Congrès la réouverture d’une enquête sur l’utilisation par Hillary Clinton d’un serveur privé lorsqu’elle était secrétaire d’État, remettant à la une cette affaire. Ce n’est que deux jours avant le scrutin que Jim Comey annoncera n’avoir finalement rien trouvé d’incriminant.

Dans le même temps paraissaient des mails de John Podesta que les hackers russes se seraient procurés, selon les services de renseignement américains. « Ce n’était pas une campagne parfaite », a commenté Hillary Clinton mardi. « Mais j’étais partie pour gagner jusqu’à cette lettre de Comey et ce Wikileaks russe. »

Mea culpa minimal

Reprenant les conclusions de l’administration Obama, elle a également accusé le président russe Vladimir Poutine d’interférence. « Quand vous regardez mon adversaire et les déclarations de sa campagne, ils se sont assez coordonnés avec les objectifs du leader dont je tairai le nom », a-t-elle dit, sans aller jusqu’à directement accuser les présidents russe et américain de collusion.

L’ancienne Première dame a fait son mea culpa. « Ai-je fait des erreurs ? Mon Dieu, oui », a-t-elle affirmé, promettant une « confession » et une « demande d’absolution » dans un livre à l’automne. « J’assume absolument ma responsabilité personnelle. La candidate, c’était moi ».

france24

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