Ibrahima Dieng blanchit dans la volaille et l’immobilier : Les écrans de fumée d’un flic

En investissant dans l’immobilier et l’élevage de volaille de luxe, Ibrahima Dieng, agent de l’Ocrtis en garde à vue pour trafic de drogue, aurait réussi à mettre en place des activités-écran pour «blanchir» l’argent issu de la vente de la drogue. L’enquête s’oriente dans ces secteurs et continue de traquer ce «cartel» qui a son Qg à Yoff. Son domicile situé à Sébikhotane a été perquisitionné.

Le brigadier Ibrahima Dieng reste toujours en garde à vue à la Section de recherches de la gendarmerie. Les enquêteurs continuent de creuser pour remonter «le cartel» de drogue impliqué dans cette affaire.

En attendant les résultats des réquisitions envoyées aux opérateurs de téléphonie, les pandores ont effectué une perquisition à son domicile pour davantage étayer leurs preuves qui s’accumulent. Même s’il est encore assez tôt «pour évaluer les saisies» dans cette maison très «barricadée». 

Après son arrestation en flagrants délits de «trafic» présumé de drogue, les gendarmes fouillent aussi dans d’autres secteurs où l’agent de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) «blanchirait» l’argent issu de la vente de la cocaïne.

Le policier «ripou» investit dans le business de l’immobilier pour «recycler» «l’argent» qui serait issu du «trafic des stupéfiants». A Sébikhotane, il est propriétaire d’un R+1 qui attise plus de suspicions au vu de ses revenus de policier. Sans oublier une autre maison située dans la banlieue dakaroise. 

Ces biens immobiliers qui font partie de son patrimoine élargissent les champs de l’enquête. Bien sûr, les enquêteurs redoutent un blanchiment dans des activités immobilières. A Sébikhotane,  la maison est uniquement occupée par son frère, militaire à la retraite, qui y mène d’autres activités avicoles. S’agit-il d’un autre nid de blanchiment ?

«C’est très probable. Parce qu’il y mène des activités d’élevage de luxe à grande échelle. Il s’agit de pintades, de dindes, de poulets de chair  et de moutons racés. C’est une maison close où il n’y a aucun mouvement», divulgue un interlocuteur. On présume qu’il s’agit d’activités-écran pour recycler davantage la cocaïne dans un pays où les saisies se multiplient ces dernières semaines. 

Aujourd’hui, les chargés de l’enquête tentent de mettre la main sur tout ce «cartel» de drogue, ils tentent de trouver si les dealers ne disposent pas «d’autres usines» de recyclage de la drogue. Dans son édition d’hier, le journal Libération a révélé un point de mélange de la poudre qui était mise en sachet avant d’être écoulée sur le marché national et éventuellement international. Interloqué par «tant d’audace» et aussi «de proximité avec la drogue», les enquêteurs traquent d’autres «laboratoires»  pour démanteler cette filière qui a établi sa base dans le quartier de Yoff. 

Dans sa famille, on crie déjà au complot et au scandale. Sur Rfm, le frère de Ibrahima Dieng parle de «cabale» contre un policier arrêté alors qu’il exerçait ses fonctions d’investigateur. Il dit : «Après un coup de fil d’un informateur, il est parti à Yoff pour faire la planque. A son arrivée, les dealers ont fui et abandonné la drogue. Il a ramassé la drogue et appelé son chef de brigade.

C’est à ce moment qu’il a été interpellé et menotté par les gendarmes alors qu’il était dans l’exercice de ses fonctions.» En attendant, il reste toujours en garde à vue à Colobane avant son défèrement dans les prochaines heures. Car il a été arrêté en flagrants délits avec des boulettes de cocaïne conditionnées par la Section de recherche. C’est le destin d’un traqueur de dealers…. 

Écrit par Bocar SAKHO

bsakho@lequotidien.sn

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