Ibrahima Traoré : "Pas d'esprit revanchard"

ibrahima traoreLe 1er février 2015 à Malabo (Guinée Equatoriale), Ibrahima Traoré annonçait sa volonté de prendre de recul avec le Sily National dans la foulée d’un quart de finale perdu 3-0 contre le Ghana, futur finaliste de la CAN 2015. Longtemps réclamé par le peuple guinéen mais aussi par un sélectionneur pour lequel il n’a pas encore joué Luis Fernandez, le joueur du Borussia M’Gladbach a répondu positivement à la convocation pour la double confrontation face au Malawi (3e et 4e journées des éliminatoires CAN 2017. Il s’explique sur ce retour avec la sélection guinéenne.

  • En quoi cette pause aura été nécessaire pour vous ?

Je me suis concentré sur mon club. C’était important d’avoir du temps de jeu et d’avoir un autre statut. J’ai réussi à le faire. Maintenant ça se passe mieux dans mon club donc je me sens prêt à revenir avec la sélection.

  • Les débats ont été chauds avec Luis Fernandez depuis qu’il a pris en main la sélection. Est-ce que les choses sont désormais aplanies entre vous deux ?

De mon côté oui, en tout cas. Du côté du coach aussi, j’imagine, car sinon il ne m’aurait pas convoqué. S’il avait un problème avec moi, je ne serais pas dans la liste. On a eu des petites tensions, des malentendus comme je l’ai souvent répété. Mais ça n’enlève rien à notre volonté de voir le Sily réussir. Pour y parvenir, on va tout faire pour s’entendre. Moi, je n’ai pas d’état d’esprit revanchard, je ne suis pas en conflit avec qui que ce soit. C’est lui le coach, moi je suis le joueur et je compte faire en sorte que ça se passe bien.

  • Vous aviez quitté le Sily National avec le brassard de capitaine. Vous le réclamez à nouveau ?

Non, on n’a pas parlé de ça. Je ne réclame rien, je ne revendique rien. Je suis juste content de revenir en sélection. Je sais que je suis un joueur important. Ça, c’est secondaire.

  • Vous évoquez votre fierté de porter à nouveau le maillot du Sily National. Est-ce que la pression populaire a pesé dans votre décision ?

Effectivement, ça a beaucoup compté. J’avais pensé dans ma réflexion à un retour. J’avais dit que c’était un break, pas un arrêt définitif. Et que j’attendais simplement le bon moment, celui où je me sentirais prêt. En décembre dernier, j’étais en vacances en Guinée. J’ai reçu un accueil très positif. Les gens voulaient absolument que je revienne avec le Sily. La ferveur autour de moi m’a fait réfléchir et m’a donné envie de revenir.

  • En quoi ce break vous a-t-il permis d’évoluer en tant que joueur ou en tant qu’homme ?

Cette année de pause m’a fait mûrir. Beaucoup de choses fausses ont été dites à mon sujet. On a essayé de me donner une image qui ne me ressemble pas. Donc j’ai su prendre du recul pour me rendre compte que ce n’est pas ce que les gens disent ou pensent de toi qui est le plus important. C’est ce qui se passe sur le terrain avec le club et la sélection. Tout le monde sait que je me suis toujours battu pour la sélection. Après ma décision n’a pas forcément été comprise, ce que je peux comprendre sous le coup de la déception. Mais au niveau sportif, ça n’a pas été le mauvais choix car j’ai gagné en temps de jeu. Et si l’on oublie que j’ai été freiné par une blessure, j’ai réussi la meilleure première partie de saison de ma carrière.

www.bbc.com

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