Inauguration de chantiers : Quand Macky singe Me WADE

Comme son ex-mentor Abdoulaye Wade, Macky Sall s’est lancé dans une course folle à l’inauguration des chantiers pharaoniques à la veille de la Présidentielle. Alors que les travaux du Train express régional (Ter) rament, notamment dans les autoponts, gares et le mur de clôture, le chef de l’Etat a absolument tenu à le vendre aux électeurs en embarquant à bord de ce train qui sera ensuite à l’arrêt six mois pour l’achèvement des travaux. Sachant que cela n’a pas réussi à Wade, il est fort à craindre que ce sera le terminus pour le «Patron». Le pouvoir tente d’étouffer l’indignation par le folklore. Comme Wade en 2012, Macky inaugure une infrastructure en chantier. En effet, décider à vendre aux électeurs la grande infrastructure qu’est l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass, l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, avait forcé le protocole pour y atterrir. Sans tour de contrôle pour guider son équipage, l’avion de Wade avait été aiguillonné depuis l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar par les techniciens de l’Asecna. Ce qui avait rendu dingue les experts de l’aviation civile. On était à la veille de sa chute à l’élection présidentielle de 2012. Huit ans plus tard, on est en train presque d’assister au même scénario. Avec un voyage en train cette fois-ci. En effet, le successeur d’Abdoulaye Wade à la Magistrature suprême a pris le risque de voyager dans un Train express régional qui peut certes rouler, mais qui n’est pas prêt. Car, après cette inauguration en pompe, l’outil de transport sera à l’arrêt pendant presque six mois, le temps d’achever tous les travaux et sécuriser l’emprise. Laquelle est arpentée souvent par des transports en commun comme ce car Ndiaga Ndiaye qui s’est aventuré à forcer le passage des rails trois jours avant le chef de l’Etat. Cela, parce que les autoponts ne sont pas prêts, le mur de clôture de l’ouvrage encore moins. La même précipitation avait poussé ce régime à inaugurer et ouvrir l’autoroute Ila Touba alors que tout usager qui emprunte cette autoroute pourra constater qu’elle n’est pas prête. Car, ce n’est pas seulement du goudron. Il faut également des panneaux d’indications et désigner le concessionnaire dans ce contexte où le Sénégal ne dispose que d’Eiffage comme société expérimentée dans ce domaine. Et le filer à quelqu’un d’autre serait aller à l’aventure. Pis, cela pourrait ouvrir la jarre de pandore à tous les supputations. A moins qu’on ne fasse un avis d’appel d’offres international. D’autres parts, avec la vitesse express de la locomotive de Macky Sall, on peut s’indigner de l’allongement spectaculaire des travaux de réfection du building administratif et l’université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio qui rivalisent d’immobilisme. Cela, parce que ce Ter, réalisé par nos cousins gaulois, est sorti de terre à grande vitesse, même s’il a été infernal pour les comptes publics qu’il a siphonnés. En un tour de main, Super Macky a fixé le cap et donner un rendez-vous qu’il fallait vaille que vaille honorer avec sa nouvelle ville Diamniadio. Quoi que cela puisse coûter au Trésor public qui a fini par être à court d’argent pour honorer la dette intérieure et créer dans le pays un débat inutile sur l’endettement du pays. Cela, d’autant plus que ce projet de transport sur moins d’une cinquantaine de kilomètres a connu un déraillement à grande vitesse sur son coût initial. Là où le gouvernement l’estime à 568 milliards de francs Cfa, le député Ousmane Sonko soutient que le coût global du Ter est de 1 200 milliards de francs. Des propos presque confirmés par Abdou Ndéné Sall qui a déclaré que son coût toutes taxes comprises (Ttc) revenait à 800 milliards de francs Cfa. Un vrai scandale. Seyni DIOP

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*