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babacar_tour__journaliste_investigateur___correspondant_permenant__paris_du_groupe_futur_mdias_au_sngal.jpgEmission: La Voix/voie des jeunes recevra ce Dimanche 14 Mars 2010 à partir 18GMT (1Pm New York, 19Hr à Paris) Bacary Touré (plus connu sous le nom de Babacar Touré ou encore Kimi Kikiko) Journaliste-écrivain, investigateur et Correspondant permenant à Paris du groupe Futur Médias du Sénégal. Venez nombreux participer à l'emission. Merci

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Voix/Voie des Jeunes: Une analyse de N'diawar Diop
ndiawardiop.jpg N'diawar Diop et son Staff recevaient Mandiaye Gaye, chroniqueur et farouche combattant  pour l’émancipation et la citoyenneté effective des Sénégalais.

« Ne pas être un président à la libanaise, ni à l’africaine » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Sunuker.com: Jean Claude Dassier affirme ne pas être un président à la libanaise, ni à l’africaine
jean_claude_dassier.jpgJean Claude Dassier actuel président de l’Olympique de Marseille a tenu des propos considérés comme raciste en martelant ne pas vouloir être un président « à la libanaise, ni à l’africaine ». Malgré le tollé suscité par ses paroles, Jean-Claude Dassier, président de l’OM après Pape Diouf, a nié leur caractère raciste :"J’ai évoqué des techniques de gouvernement, pour dire précisément que je ne souhaitais pas les appliquer. A la libanaise, cela signifie un mode de gouvernement où tout le monde est là, où chacun s’arrange, et où il ne se décide rien, une sorte de ventre mou de la gouvernance. La technique de gouvernance à l’africaine s’appuie sur un seul homme, qui décide de tout, non démocratique." Cette réflexion ne doit nullement irriter Pape Diouf : sur le plan sportif il a montré tout ce dont il était capable de faire. Même si il n’a pas gagné la coupe d’Europe ses résultats sont plus que positifs. Par contre sur le plan de la gestion d’un pays il a parfaitement raison et pourrait souffler mot à Maître Wade. Ce qui se passe en Afrique, surtout au Sénégal est plus que révélateur. Il a osé dire tout haut ce que tout le monde dit tout bas.

L'administration africaine n'en finit pas de soulever des questions et de susciter des interrogations à propos du rôle qu'elle est appelée à jouer dans le contexte des mutations actuelles et dans la gestion de la complexité des temps modernes. Ces mutations sont plus ou moins fortes; elles aboutissent à créer une administration plus complexe, plus internationale, plus " décentrée ", plus participative, plus transparente et plus managériale. Cela veut dire que la décision n’appartient pas à une seule personne libre de tout faire ou de ne rien faire. Les logiques actuelles structurant l'action administrative ne se fondent pas sur une dimension de pouvoir, mais dans une nouvelle philosophie: celle de l'action et du mouvement en vue de transformer la société en renouvelant ses modes de pensée, ses techniques de gestion, ses formes d'exercice du pouvoir, ses structures et ses dysfonctionnements.

La gouvernance administrative et politique ne peut s'associer au changement qu'en intervenant elle-même dans l'action créatrice du nouveau, du neuf. La "bonne gouvernance" serait alors l'art de mieux décider, de mieux gérer. Il y a donc un lien étroit entre la gouvernance administrative et la décision publique. Il est dés lors nécessaire de faire un travail important de recherche pour trouver les pistes novatrices pour l'amélioration des circuits fonctionnels du pouvoir et de nouvelles approches de rationalisation de la décision publique ou politique. La mise en management de celle-ci commande actuellement l'usage de l'approche stratégique, la répartition rigoureuse des responsabilités, la recherche de la qualité, la gestion par la performance et l'instauration de l'évaluation. Un projet ambitieux en perspective qui balise le chemin pour un mieux-vivre collectif. Ce qui se passe aujourd’hui au Sénégal va complètement à l’envers de l’évolution des pratiques politiques modernes. Dans tous les pays du monde civilisé on cherche à rajeunir la classe politique, à amplifier la démocratie et à veiller à la bonne gouvernance.

Loin de cette nouvelle optique démocratique, le Sénégal aura peut-être en 2012 un président âgé de plus de 85 ans, une constitution élaborée par la volonté d’une seule personne, des élections présidentielles à un tour comme au Gabon avec un président élu avec moins de 50% des voix ; un pays délabré où rien ne fonctionne. Seule la gabegie, les pots de vin et les manipulations intempestives de milliards régneront au mépris de la volonté du peuple désespéré. Pour développer un pays ce n'est plus le rôle économique de l'Etat qui est déterminant, mais la gouvernance, c'est-à-dire la manière dont il assume ses fonctions, sa capacité de régulation et d'impulsion, son aptitude à piloter la société, à prévoir et à prendre les bonnes décisions au moment dit. Il est malheureux de constater aujourd’hui que malgré les quelques dix années passées aux commandes du Sénégal le changement tant espéré par les sénégalais est loin d’être atteint. Ces jeunes de l’an 2000 qui avaient nourri tant d’espoir au « sopi » n’ont plus comme solution que les pirogues à la conquête de l’eldorado.

Ainsi, la gouvernance économique et financière qui semblait être la priorité de la coalition du changement qui recouvrait, entre autres, les mesures d'assainissement des finances publiques, la régulation du secteur financier, l’amélioration des politiques sociales, la lutte contre la corruption, autant de secteurs et de domaines qui, en l'absence de liens transversaux suffisamment forts, se sont spécialisés de plus en plus, et se sont développés en vase clos au profit d’un seul clan ; d’une seule famille. Au Sénégal, l'impression qui prévaut à l'heure actuelle, c'est celle d'une dispersion des actions de gouvernance. On se lance dans des projets non prioritaires dans le seul but d’accaparer le maximum d’argent par dons ou par crédits, au bénéfice exclusif de quelques dignitaires triés au volet. Il est significatif d'observer à cet effet que le concept de bonne gouvernance qui était au départ conçu pour être un concept opérationnel, c'est-à-dire pour servir de directive, voire de norme à la gestion des affaires publiques, s'est transformé rapidement en une formulation fourre-tout, qui, au mieux, se confond avec le plan de développement économique et social de certains pays comme le Sénégal.

Précisément, les documents dits " Programmes de gouvernance " sont élaborés dans la plupart du temps par le ministère chargé du Plan. Dans une très grande majorité des cas, ces documents reprennent, souvent à la lettre, les rubriques des précédents plans de développement du gouvernement précédent. On s'aperçoit alors qu'il s'agit d'une formalité, sans doute imposée ou suggérée comme une conditionnalité de l'aide, accomplie dans le seul but de capter les financements extérieurs. Le Sénégal sous Wade a fonctionné ainsi depuis 2000 par le seul fait de mettre des incapables aux postes de décision,  avec les conséquences qu’on sait. Plus de deux mille cinq milliards de francs CFA ont été engrangés par le gouvernement en moins de dix ans. Plus le Sénégal a reçu des dons et des crédits, plus le Sénégal s’est enfoncé dans la misère, dans la crise des valeurs.

Comme il n’a pas fini de forger son fils pour atteindre les sommets de l’Etat, papa veille ; on accuse les autres et on glorifie le fiston. Monsieur Abdoulaye BALDE n’a qu’à bien se tenir. Il restera au pouvoir autant qu’il faudra. La balle est dans le camp du peuple sénégalais, loin des directives de tel ou tel guide religieux, de tel ou tel autre faiseur de rois, sachez que pour remettre le Sénégal sur les bons rails, vous avez tout simplement besoin d'une personne de haute probité morale, compétente, dotée d'une solide formation, expérimentée et qui a fait ses preuves dans la gestion de la chose publique où même privée. Et comme dirait l’autre : « La nation sénégalaise est immense et exige de ses citoyens une grandeur. »

Amadou DIALLO « La voie/voix des jeunes.»  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir




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